Une terrible catastrophe vient de s'abattre sur ce pays-frère qu'est le Liban. Nous en sommes tous atterrés ! Je n'en dis pas plus, référez-vous à vos journaux.
Par contre, pour ne pas perdre toute espérance, déjà, il nous faut noter de très près les petits signes de relèvement de ce pays : cette pharmacienne interwievée en train de balayer son officine, entourée de jeunes armés de pelles pour dégager les débris : "je ne les connais même pas, et ils sont en train de m'aider..." Des groupes de jeuens volontaires sont venus en effet des quatre coins du pays pour offrir leur aide et soutenir les personnes les plus touchées.
Je vous propose un article de Joseph W. Zoghbi, tiré du journal "L'Orient - Le Jour", le 1° quotidien francophone du Liban. Il nous rappelle que nous avons une partie de nos racines dans ce pays.
Ainsi que le titre ce journal dans son édition de ce jour :
"Balayer, nettoyer, et surtout, RESTER DEBOUT !"
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Pour ceux qui par ignorance ou par haine dénigrent le Liban et son cèdre,
ils n'ont qu'à se référer à la Bible car c'est bien le commencement de tout. Je
ne pense pas que leurs pays aient été mentionnés une seule fois, que ce soit
dans la Bible ou dans les récits antiques. S'ils lisent, ce que je doute qu'ils
le fassent, car leur chemin ne croise certainement pas la culture, ils pourront
compter le nombre de fois où le Liban a été mentionné dans ce Livre saint qui
est vénéré par les trois religions monothéistes. Mais pour leur rendre la tâche
plus facile, car il est certain qu'ils ne sont pas assez cultivés pour le
faire, le Liban, avec ou sans le cèdre, a été mentionné 70 fois dans ce Livre
saint. Il n'est pas nécessaire d'alourdir le texte pour tout citer car ils
peuvent bien faire la recherche eux-mêmes, ils pourront alors élargir leur
savoir et dégager les œillères de leur champ de vision, mais nous donnerons
quelques exemples.
Pour leur faciliter la tâche, l'un des plus beaux textes de la Bible est le Cantique
des cantiques de Salomon où les deux fiancés ont donné le Liban en exemple pour
se décrire. Les cantiques 3, 4, 5 et 7 en sont un exemple. L'un des plus beaux
est mentionné dans le cantique 4 verset 15 « 4.15 » : « Une
fontaine des jardins, une source d'eaux vives, des ruisseaux du Liban » ou
le « 5.15 » : « Ses jambes sont des colonnes de marbre
blanc, posées sur des bases d'or pur. Son aspect est comme le Liban, distingué
comme les cèdres. » Nous pouvons encore citer le livre de Jérémie
18,14 : « La neige du Liban abandonne-t-elle le rocher des champs, ou
voit-on tarir les eaux qui viennent de loin, fraîches et
courantes ? », ou dans le Deutéronome « 1,7 » (où Moïse
exhorte son peuple au départ en lui rappelant les paroles du Seigneur à
l'Horeb) : « Tournez-vous et partez, allez à la montagne des Amoriens
et dans tout le voisinage, dans la plaine, sur la montagne, dans la vallée,
dans le midi, sur la côte de la mer, au pays des Cananéens et au Liban,
jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate. » Citons aussi les paroles du
grand prophète Isaïe « 35, 2 » : « La gloire du Liban lui
sera donnée, la magnificence du Carmel et de Sarron, ils verront la gloire de
l'Éternel. »
Un autre exemple est cité dans le Deutéronome, par la bouche de Moïse, œuvre
écrite du temps du roi David qui relate des événements du temps de l'Exode et
de la traversée du désert du peuple juif, conduit par Moïse, vers la terre de
Canaan : « En ce temps-là, j'implorai la miséricorde de l'Éternel, en
disant : Seigneur Éternel, Tu as commencé à montrer à Ton serviteur Ta
grandeur et Ta main puissante ; car quel dieu y a-t-il, au Ciel et sur la
Terre, qui puisse imiter Tes œuvres et Tes hauts faits ? Laisse-moi passer, je
Te prie, laisse-moi voir ce bon pays de l'autre côté du Jourdain, ces belles
montagnes et le Liban » (Deutéronome, 3, 23-25).
Il est certain que dans l'Ancien Testament, le Liban est cité plus de fois que
Jérusalem, Damas, Canaan, l'Égypte, l'Euphrate ou le Tigre réunis !
Nous pouvons aussi citer Ézéchiel, le troisième des quatre grands prophètes,
environ six siècles av. J.-C., donnant une vision inhabituelle du Liban :
« La parole de l'Éternel me fut adressée en ces termes : Fils de
l'homme, propose une énigme, dis une parole à la maison d'Israël. Tu
diras : Ainsi parle le Seigneur : Un grand aigle, aux longues ailes,
aux ailes déployées, couvert de plumes de toutes couleurs, vint sur le Liban,
et enleva la cime d'un cèdre. Il arracha le plus élevé de ses rameaux,
l'emporta dans un pays de commerce, et le déposa dans une ville de marchands.
Et il prit un rejeton du pays, et le plaça dans un sol fertile ; il le mit près
d'une eau abondante, et le planta comme un saule. Ce rejeton poussa, et devint
un cep de vigne étendu, mais de peu d'élévation ; ses rameaux étaient tournés vers
l'aigle, et ses racines étaient sous lui ; il devint un cep de vigne, donna des
jets, et produisit des branches. Il y avait un autre aigle, grand, aux longues
ailes, au plumage épais... » (Ezéchiel, 17, 1-10).
Avec un tel passé, il n'est pas possible qu'un tel pays disparaisse...
Puisse-t-il compter sur tous ses enfants, et sur tous ses frères et soeurs du monde entier !
jeudi 6 août 2020
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2439 : Le Liban, terre biblique, impérissable !
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Olivier Gaignet
à
11:41
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mercredi 5 août 2020
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2438 : Prier Dieu dans les bras de mère nature !
Psaume 8 : "O Seigneur, notre Dieu, qu'il est grand ton nom, par tout l'univers !"
Dormir les pieds dans l'herbe,
le front dans les étoiles.
Courir après les papillons
dans la bruyère.
Partir au gré du vent
et au gré des voiles.
Rire comme un enfant dans les bras de la terre.
Ecouter le silence
et le chant de la mer.
Respirer le parfum
des arbres et des fleurs.
Rencontrer l'étranger,
y découvrir un frère.
Briser les lois du temps, vivre au rythme du coeur.
Boire l'eau fraîche des sources
et le bleu du ciel.
Vouloir prendre du bon temps,
goûter l'imprévu.
Vouloir habiter son corps,
danser au soleil.
Savoir à nouveau que l'homme n'est pas l'absolu.
Attendre un inconnu
sur le pas de sa porte.
Surprendre son ombre
au détour d'un sous-bois.
Entendre l'écho de sa voix
que le vent apporte.
Réapprendre le Bonheur si proche de moi.
Tout simplement...
Père Michel Hubaut
Publié par
Olivier Gaignet
à
18:39
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mardi 4 août 2020
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2437 : John Hume, un artisan de paix
Merci à Gilles pour cette intéressante contribution !
Publié par
Olivier Gaignet
à
22:31
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lundi 3 août 2020
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2436 : "On voudrait un prêtre "normal" !"
Cela fait plusieurs années que diverses paroisses, un peu partout en France, d'après ce que j'entends de la part de nombre d'estivants, mais aussi dans notre diocèse de Luçon, traversent une période plutôt tourmentée : comme elles sont gérées de façon maladroite, autoritaire, cléricale, de nombreux paroissiens perdent courage. Aucun travail pastoral n'est effectué en lien par exemple avec de solides conseils paroissiaux, susceptibles de pouvoir conseiller le curé. Les avis de l'évêque ne sont pas respectés. Quant à la place des femmes, n'en parlons pas ! On retrouve des formes surannées de liturgie. Les prêtres ne travaillent pas en équipe. Les problèmes sont multiples, et on les retrouve dans trop d'endroits, ce qui fait que le diocèse, désarçonné, est en quasi-déprime !
A diverse reprises, j'ai entendu des paroissiens, qui n'ont rien de révolutionnaire, s'écrier avec angoisse : "Ah, si on pouvait avoir comme curé un prêtre normal !" Mais qu'est-ce qu'un prêtre normal ? Quand on demande cela aux paroissiens, ils répondent : un prêtre qui sache tout simplement dire bonjour, ou merci ; un prêtre qui sache écouter, qui ne cherche pas à tout diriger tout seul, qui ne soit pas clérical ; un curé qui ait le souci de mettre en place, entre autres, un conseil de paroisse, après avoir su consulter largement, etc... En gros, un vrai pasteur, empli de l'amour du Christ pour ses frères et soeurs, un bon berger.
Il y a longtemps que je voulais écrire ce type de billet, mais je n'osais pas... Quelle prétention de ma part en effet ! Mais est-il possible de passer sous silence un tel disfonctionement, une telle souffrance ? Notre Eglise ne mérite pas cela, et les paroissiens encore moins. Surtout que l'on a l'impression que l'on ne sait plus du tout où l'on va !
Ce qui m'a conduit en ce jour à aborder cette question d'un prêtre "normal", ce sont trois articles de "Ouest-France" en ce lundi :
- dans l'édito, Dominique Moïsi évoque comme étant un souhait fort pour nombre d'Américains "le retour à la Maison Blanche d'un président "normal".
- page 6, Anne-Marie Trégouët, 95 ans, qui vient enfin de recevoir la Légion d'honneur à Nantes, pour le rôle qu'elle a joué dans la Résistance, ce qu'elle trouvait normal : "J'ai fait ce que j'avais à faire, rien de plus."
- page 10, honneur à un célèbre entrepreneur du Sud-Vendée, originaire de Fontenay-le-Comte, Frédéric Mazzella, fondateur de BlaBlaCar; Il avoue ceci : "J'ai eu une enfance formidable à la campagne, qui me donne un recul de bon sens. Ca m'aide, je pense, beaucoup à rester qui je suis. Normal, simple."
"Je suis le bon berger, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
comme mon Père me connaît et que je connais le Père.
Et je me dessaisis de ma vie pour les brebis.
J'ai d'autres brebis qui ne sont pas de cet enclos-là,
et celles-là aussi, il faut que je les accompagne..." (Jean 10/14-16)
_________
P-S : Cela va sans dire, mais cela va peut-être mieux en le disant... Ce que j'ai écrit ne concerne pas l'ensemble des prêtres ! En effet, ils sont encore très nombreux, Dieu merci, à vivre à fond leur rôle de pasteurs fraternels, sans chercher à être parfaits, et j'en rends grâce à Dieu avec vous.
Ce billet est un coup de sang seulement par rapport à des situations qui peuvent poser question, et dont nous avons tous connaissance malheureusement.
Par bonheur, de nombreux bons pasteurs cheminent toujours au milieu de nous.
Prêtres, diacres, religieux-ses et laïcs, soutenons-nous mutuellement au sein de notre belle Eglise : telle est notre commune Mission !
Publié par
Olivier Gaignet
à
17:42
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dimanche 2 août 2020
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2435 : Questionner le ciel ?
Même si vous ne suivez pas de très près les infos en cette période de l'été, vous avez peut-être repéré que ce mois de juillet a été fertile en ce qui concerne l'envoi de missions spatiales vers le ciel. J'ai signalé ce fait ce matin, en commençant la messe dans la cour du presbytère de Longeville. En effet,
- les Emirats arabes unis ont lancé, il y a quelques jours, une sonde, vers Mars, sous le nom "Al-Amal" ("Espoir").
- toujours en ce mois de juillet, et également vers Mars, la Chine a fait décoller "Tiannwen-1" ("Questionner le ciel").
- et jeudi, à Cap Canaveral, décollage, vers Mars encore, de "Atlas 5", qui emporte un robot explorateur dénommé "Perseverance".
Comment ne pas cacher notre admiration face à ces missions prestigieuses, en direction de notre lointaine voisine ? "Mon Dieu, tu es grand, tu es beau,... Par l'infiniment grand, l'infiniment petit...", comme nous aimons le chanter...
Mais ce qui a retenu mon attention, ce sont les noms de ces trois missions, dont le sens est très parlant :
- l'espoir, psaume 129 : "Je mets mon espoir dans le Seigneur", mais aussi, dans la capacité des humains à avancer vers l'infini.
- la persévérance : "Courons avec persévérance sur le chemin qui nous est ouvert." (Hébreux 12/1)
- questionner le ciel ! N'est-elle pas intéressante, cette dénomination trouvée par le Chinois, eux-mêmes se définissant comme "fils du ciel" ? "Et vous, leur demanda Jésus, qui dites-vous que je suis ?" (Marc 8/29)
Et si, à travers ces appellations significatives, c'était trois pistes de qualité qui nous étaient indiquées pour que nous-mêmes, nous ne rations pas notre décollage et notre envol, en ces jours, vers les réalités d'en haut ?
Publié par
Olivier Gaignet
à
18:23
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