Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



mercredi 5 mai 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2620 : "Faire la paix avec l'idée de sa mort"

Récemment, j'ai eu la joie de donner le Sacrement des malades à un couple de paroissiens. Je leur avais demandé s'ils pouvaient mettre par écrit, en vue de cette cérémonie, ce qu'ils ressentaient par rapport à cet assaut de la maladie qui commençait à les fatiguer sérieusement. J'ai été bluffé par la qualité de leur témoignage, que je me fais un honneur de vous partager.

 

"En nous préparant à recevoir le sacrement des malades, on réalise qu’on est mortels ; on est

confrontés à notre propre fin, mais ce n’est pas grave !  Car si on a fait la paix avec l’idée de sa mort,                                                                                                                                                         on sait que Dieu est présent de manière permanente et on est en présence de ceux qui sont  déjà 

partis.

Paix avec soi-même, paix avec Dieu, paix avec ses proches !....

Le sacrement des malades, nous avons voulu le vivre avec des amis très chers, qui sont présents. 

Mais aussi en prière commune avec nos enfants, nos frères et sœurs, la famille et quelques personnes 

proches.

C’est un moment de réconciliation avec nous-mêmes, avec Dieu !

Alors que la maladie apporte souffrance et inquiétude, et qu'elle peut entamer le goût de vivre, le 

sacrement. rappelle la dignité de chacun.

 Nous attendons de ce sacrement un signe de la tendresse de Dieu ; il permet la réconciliation du 

malade avec lui-même."

 

Et nous, comment nous situons-nous, face à l'éventualité de la mort ?

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Comme vous l'avez remarqué, l'écran me fatiguant les yeux, il m'est difficile de vous proposer plus de deux billets par semaine.  Je m'en tiens donc à l'homélie du dimanche, que de toute façon je dois rédiger, et à un seul autre billet, en milieu de semaine.

Merci de votre compréhension ! 

 

 

dimanche 2 mai 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2619 : Sommes-nous rattachés au Christ ensemble ?

Homélie de ce 5° dimanche de Pâques en l'église de Jard-sur-Mer.

 

Vous savez sans doute que la participation à la messe dominicale, en France, a baissé d'environ un tiers, lorsque les messes ont pu reprendre dans les églises, à la fin du premier confinementParmi les personnes qui ne sont pas revenues, pour beaucoup, il y avait la crainte d'attraper le virus.  Tandis que d'autres ont trouvé que les messes à la télé n'étaient pas si mal ; et parfois même, plus agréables et aussi priantes que celles qu'ils vivaient dans leurs églises paroissiales.

C'est peut-être vrai.  Cependant, quand nous faisons un skype en famille, avec mes frères et soeurs, chaque fois nous nous redisons que c'est déjà pas mal de se retrouver ainsi : faute de mieux, et pas besoin de se déplacer. Mais quand même, il nous semble toujours regrettable de ne pouvoir nous retrouver en chair et en os, pour vivre une vraie rencontre, et ne plus nous contenter d'apéros virtuels ! 

De la même façon, faire le choix de participer à la messe dans sa paroisse, c'est sortir de soi, c'est faire une démarche vers nos frères et soeurs baptisés, pour, avec eux, nous tourner, ensemble, vers Dieu.  En le chantant ensemble, en nous reconnaissant pécheurs ensemble, en écoutant sa Parole ensemble, et en faisant procession ensemble pour recevoir le Pain de vie ; au lieu de nous contenter de suivre par exemple le rite de la communion sur un écran, assis au fond du divan dans notre salon.

Mais si vous êtes là en ce jour, c'est que tout cela, vous l'avez bien compris ; et qu'il est mieux sans doute de laisser la messe à la télé aux personnes particulières pour lesquelles elle est prévue en priorité ; à savoir, celles et ceux qui ne peuvent se déplacer, parce que âgés, ayant de la peine à se déplacer, se trouvant en Ehpad, à l'hôpital, malades, ou en prison. Ou aussi parfois, lors de circonstances particulières, familiales ou autres, qui nous empêchent, ponctuellement, de rejoindre la communauté paroissiale.

L'un des obstacles, c'est que nous vivons dans une société individualiste, dans laquelle, maintenant, sauvegarder son indépendance, faire ce qui me plaît à moi, y compris au plan de la pratique religieuse, semble être la valeur suprême.  Si je viens à l'église, je constate qu'il y a des choses qui me gênent, des personnes que ne n'apprécie pas ou des façons de faire avec lesquelles je ne me sens pas à l'aise. Donc, par la suite, je décide de rester chez moi. J'ai même entendu des personnes, rares, heureusement, me dire : "je prie mieux chez moi, devant la messe à la télé, qu'à l'église !"  Qu'en pensez-vous ?  Vous ne trouvez pas ça triste ?

Avec le risque en effet que le sarment qui se détache du cep de vigne ne puisse plus porter de bons fruits, mais seulement de petites grappes fluettes, n'arrivant pas à mûrir, car mal irriguées, et finissant par se dessécher.  L'image d'un sarment rattaché tout seul au cep de vigne, coupé des autres sarments, qu'est-ce que cela peut bien produire de bon ?  Il n'est pas facile, il n'est pas naturel, il n'est pas sain de vouloir être croyant tout seul. 

Comme c'est aujourd'hui, 1° mai, la fête des Travailleurs, permettez-moi de prendre un exemple dans ce milieu.  Le fondateur de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), l'abbé Joseph Cardjin, devenu par la suite cardinal, répétait sans cesse à ses jeunes militants jocistes : "Un jeune travailleur isolé est un jeune travailleur perdu".  De la même façon, un croyant isolé est un croyant en danger !

Bien sûr, il ne s'agit pas de jeter l'opprobre sur les paroissiens, et nous en connaissons, qui ne s'y retrouvent pas dans nos célébrations et n'y viennent plus. Cela doit même nous interroger !  Tout en nous rappelant qu'une famille qui ne se retrouverait plus que par skype ou écran interposé, mériterait-elle encore le beau nom de famille ?  Eh bien, il en est de même de la famille Eglise.

Ici, dans cette église, les uns près des autres, nous formons un seul et même corps. Je vous invite à imaginer notre assemblée comme formant une vigne immense, dans laquelle tous les sarments que nous sommes sont accrochés au cep, le Christ ; et cela, tout en étant solidement reliés les uns aux autres, bien au-delà de tout ce qui, humainement, pourrait nous distinguer : le lieu de naissance, l'âge, les goûts, les choix politiques, etc. 

Et qu'est-ce que nous constatons ?  Des sarments ont préparé l'église, un sarment nous a accueilli à l'entrée, d'autres sarments animent les chants, les lectures, les services divers, un sarment célèbre en notre nom à l'autel, d'autres nous partageront la communion... J'ai des sarments devant moi, derrière moi, partout ici. C'est tout cela qui constitue la vigne du Seigneur, une vigne qui n'a rien de virtuel !

 Face à cela, rien, pas même le prédicateur le plus réputé lors de la messe à la télé, ni l'écran le plus performant, ne pourra remplacer le regard fraternel que nous échangeons, au moment si symbolique du geste de paix !

En venant à l'eucharistie, nous prenons un peu de ce temps qui nous est si précieux pour nous rebrancher sur le cep, et nous laisser irriguer par la sève du Christ. C'est à cette condition seulement que nous allons pouvoir porter du fruit, affronter positivement les difficultés de la vie.

Un exemple en terminant : sur l'une des paroisses du doyenné, un jeune couple vient d'avoir un premier enfant ; mais celui-ci est né avec un grave handicap, et si l'on veut qu'il survive, il va falloir lui faire sans tarder, déjà, une opération du coeur. De quoi, pour ces jeunes parents, sombrer dans la tristesse, se révolter contre Dieu.

Cependant, ils ne se sont pas laissés enfermer dans la peur ; ils ont une confiance totale au Seigneur, quoi qu'il arrive.  D'où cette force leur vient-elle ?  Très fidèles à l'eucharistie dominicale, à la prière au sein de leur couple, cela n'a pas supprimé leur angoisse ; mais on sent que la sève du Christ circule en eux, et ils ont de la lumière dans les yeux. Tous autour d'eux sont impressionnés par leur courage ; c'est sans doute cela, porter du fruit !

Il peut en être de même, pour chacun des sarments que nous formons !   Qu'il en soit ainsi !     Amen !

lundi 26 avril 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2618 : Pardon, chers Ami(e)s Juifs !

Hier dimanche, un appel national avait été lancé pour l'organisation de rassemblements à la mémoire de Sarah Halimi.

J'avais évoqué ce drame dans mon billet de mercredi dernier sur ce blog.

Hier, en l'église St Pierre de Talmont, au moment de la prière pour les défunts, j'ai invité l'assemblée à un temps de prière silencieuse à sa mémoire.  Mais qu'ont pu en penser les participants ???

Ce lundi, j'apprends avec consternation le peu de participation à ces rassemblements dans notre pays :

-  Jérémie, 29 ans : "Cette affaire est inacceptable pour un pays comme la France, et j'aurais aimé qu'ici, à Paris, il y ait plus de monde. Là, à 90%, il n'y a que des Juifs !"
-  Catherine, une parisienne de 66 ans : "Je regrette un manque de solidarité. J'étais à la marche après l'attentat contre Charlie, ça devrait être la même chose pour Sarah Halimi."

Pour ceux qui aiment les archives, j'avais publié un billet sur ce même thème le 25 septembre 2020, avec la liste des noms des Juifs assassinés en France ces dernières années : le n° 2460, avec pour titre : "Qui sauvera les Juifs de France ?"  On attend toujours la réponse...

Ah, quand même, il y avait l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, qui a participé au rassemblement parisien, où il a été accueilli par des applaudissements.  Apparemment, pas d'évêque présent...

Très belle chronique de Geneviève Jurgensen dans "La Croix" de ce lundi ; extraits : "chacune de ces personnes (assassinées) a été tuée parce qu'elle était juive et sous aucun autre prétexte.  Elles n'avaient pas vexé qui que ce soit, elles ne s'en étaient prises à aucune croyance, elles n'étaient en conflit avec personne... Chez les mêmes qui ont ardemment défendu la liberté d'expression, les crimes antisémites ne déclenchent pas cette révolte pure qui nous jetterait dans la rue par millions et dissiperait toute ambiguïté..."

POURQUOI ? 

dimanche 25 avril 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2617 : Quatre visages du Bon Pasteur, devant nous !

 Voici quelques visages du Bon Pasteur dans notre monde d'aujourd'hui, tels que je les ai présentés en ce 4° dimanche du temps pascal, en l'église St Pierre de Talmont.

 

Quel évangile magnifique que celui du Bon Pasteur !  Quel beau visage du Christ nous est proposé en ce jour : Jésus, le vrai berger, celui qui connaît personnellement chacune des brebis que nous sommes, celui qui sait leur parler, et qui est prêt à les défendre, prêt à donner sa vie pour nous.  Si tel est notre Dieu, quelle chance est la nôtre !

Ah ! Que l'on aimerait que nos responsables, sur cette terre, s'inspirent de la façon de faire de Jésus, vis-à-vis de leurs ouailles, que ce soit au Brésil, en Russie, et peut-être aussi chez nous, en Europe ! Par exemple, quand on pense que, jusqu'à ces derniers temps, d'après le secrétaire Générale des Nations Unies, "plus de 130 pays pauvres n'ont encore reçu aucune dose de vaccin", les dirigeants des nations les plus riches sont-ils de bons pasteurs ?  Et nous, sommes-nous des êtres humains solidaires ?

Oui mais voilà, l'évangile nous parle d'un bon berger d'un autre type, et qui ne se voit pas ; d'un bon pasteur dont l'on ne ressent pas la présence ; d'un berger que l'on ne peut pas dévisager, et que l'on n'entend pas nous parler directement...

Alors, dans la vie que nous menons, ce texte archi connu de l'Evangile a-t-il encore quelque chose à nous dire ?  Et qu'est-ce qui peut nous aider à croire que ce Jésus, que ce berger fabuleux est toujours parmi nous, devant nous ?  Que peut donc nous apprendre de neuf cet évangile ?

Pour répondre à cette question, pas d'autre éclairage possible que de faire une lecture actualisée de cette présence du bon berger, l'Emmanuel, "au milieu de nous" !  Je vais prendre quatre exemples, qui vont peut-être nous surprendre... Mais le visage de Jésus parmi nous n'est sans doute pas toujours celui qu'on croit !

Et s'il y avait un peu du bon berger en cet homme au visage jovial, avenant, hypermodeste, attentif à chacun, l'une des personnalités préférées des Français, dont les messages et les tweets toujours positifs sont suivis par 3 millions de fidèles followers ?  Un homme engagé au service du respect de la nature, également ambassadeur de l'Organisation des Nations Unies contre la faim dans le monde ?  

Vous avez deviné de qui je veux parler ? De Thomas Pesquet ; cet astronaute qui, sans jamais la ramener, a réuni 10.000 classes récemment, du CP à la 3°, dans une conférence interactive, avec 230.000 élèves. Et cela de façon humble, fraternelle et équilibrée. Question : et si l'action d'un tel homme, qui fait l'unité autour de lui, et qui nous invite tous à regarder ensemble vers le haut, si ce personnage emblématique avait quelque chose à voir avec la façon de faire de Jésus, le commandement de bord du ciel ?  Et si le projet de Jésus était de nous montrer la route à suivre pour sauver l'humanité, à travers le comportement d'une telle personne ?

Je vous propose un 2° exemple. Ne m'en veuillez pas si je semble encore vous surprendre ! Je voudrais vous parler à présent d'Alexeï Lavalny.  Cet homme a sans doute des ambitions politiques ; mais impossible de le réduire à cela, lorsque l'on connait les derniers mots qu'il a prononcés lors de son récent procès : "Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés."  Cela nous rappelle quelque chose, n'est-ce pas ?  Béatitudes, Matthieu, 5/6.

Non !  Je ne vais pas aller jusqu'à comparer Navalny à Jésus. Mais quand il est dit dans l'Evangile, par Jésus, que "le bon berger donne sa vie pour ses brebis", n'y a-t-il pas chez Alexeï, qui est connu en Russie, non seulement comme un opposant politique, mais également comme un homme de foi, qui vient de faire une grève de la faim de 24 jours pour que ses compatriotes puissent vivre librement, n'y a-t-il pas une attitude qui l'apparente à la mission libératrice de Jésus le bon pasteur ?  

Il y a aussi, dans cet évangile, une phrase qui doit retenir notre attention : "J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les conduise."  J'ai pensé alors, 3° exemple, à cette jeune femme rabbin, Delphine Horvilleur. Elle n'est pas de l'enclos catholique ; mais si vous avez eu le bonheur de l'entendre à la télé, où elle est passée dans différentes émissions, vous aurez été frappés par la fraîcheur et la profondeur de son témoignage.

Par exemple, mercredi dernier, sur la 5, dans l'émission "La grande librairie", lorsqu'elle a raconté comment, dans son ministère de rabbin, elle essaye d'accompagner les personnes en fin de vie, ce qui est le thème du livre qu'elle vient de publier, comment ne pas voir en elle une merveilleuse image de Jésus le bon berger, accompagnant et prenant dans ses bras des brebis en grande souffrance ?

Je termine avec un 4° exemple ; paritaire, encore une femme ; car ce ne sont pas que les hommes qui, dans l'Eglise, sont de bons bergers. Je vous propose le visage de Martine, de Sr Martine Chaillot. Durant les années qu'elle a passées parmi nous, n'a-t-elle pas été, elle aussi, une magnifique actrice, initiatrice de l'action du bon berger ?  A travers son attention à chacun, son respect du Peuple de Dieu, elle donnait envie de suivre le Christ. Ses Soeurs l'ont bien compris, qui l'ont élue à leur tête, supérieure générale, bergère en chef de leur Congrégation des Soeurs des Sacrés-Coeurs de Mormaison.

C'est vrai que le bon berger de l'Evangile, Jésus en chair et en os, on ne le voit plus à présent. Mais lui, l'apparemment insaisissable, n'est-il pas pourtant toujours présent sous nos yeux, plus actif que jamais ?  Apprenons à le reconnaître à l'action ; de façon imprévue parfois, en-dehors de l'enclos chrétien (pensons à Delphine Horvilleur) ; de façon déroutante (Navalny, prêt à donner sa vie pour que soit rétablie la justice en Russie), à travers le dynamisme de certaines femmes (comme Sr Martine) ; tandis que l'on peut reconnaître aussi certains traits du bon berger dans des personnalités pas forcément cataloguées comme chrétiennes (à l'exemple de Thomas Pesquet).

En ce dimanche des vocations, ces exemples pour souligner que multiples sont les façons de servir le Royaume de Dieu ici-bas, que l'Esprit agit aussi hors de nos enclos, que chaque baptisé se doit d'être pour ses proches un bon berger, et que l'appel plus que jamais est relancé, en faveur de belles vocations de prêtres et de religieuses, selon le coeur de Dieu !  Prions à cette belle intention.  Amen !

mercredi 21 avril 2021

Le Blog de l''Arche de Noé 85, n° 2616 : Musulmans, Juifs, votre douleur est la nôtre !

 Quand on suit l'actualité, que de douleurs l'on découvre !  J'en vous en cite sous deux aspects aujourd'hui, concernant les Musulmans et le Juifs. En voici trois, dans l'Ouest de la France seulement.

Musulmans

Ce mois de Ramadan a débuté avec des menaces à l'encontre du culte musulman, qui vont en se multipliant.

-  des tags racistes contre le prophète Mohammed ont été découverts le 11 avril sur les murs d'un centre culturel musulman de Rennes;

 -  deux jours plus tôt, la porte d'une mosquée a été incendiée à Nantes.

-  un homme revendiquant des idées néonazies a été mis en examen pour avoir menacé d'attaquer la mosquée du Mans.

Pour Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national de lutte contre l'islamophobie, "dans le contexte actuel, les musulmans sont montrés du doigt comme étant la cause des maux de la France. Il y a une explosion des appels à la haine sur les réseaux sociaux."

Le CFCM (Conseil français du culte musulman) estime que 235 actes anti-musulmans (menaces et actes) ont été commis en 2020, soit une hausse de 53% en un an.

Dans le rapport annuel 2019 de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l'homme), dans notre nation, plus de quatre sondés sur dix pensent que "l'islam est une menace pour la France."  Totalement incompréhensible, au "pays des lumières" !

Juifs

Les médias viennent de remettre à l'ordre du jour le meurtre effroyable, le 4 avril 2017, d'une Juive, Sarah Halimi. Je vous cite à ce sujet un extrait du communiqué publié ce mardi par l'association "Beth Yehouda" de la Synagogue des Sables d'Olonne :

"Sarah Halimi s'en est allée... Elle a été battue, torturée, défenestrée en plein jour, dans un immeuble en plein centre de Paris. Son agonie a duré plus d'une heure, et PERSONNE n'a répondu à ses cris, à ses appels à l'aide, ni les voisins, ni les policiers. Et aujourd'hui, son assassin a été reconnu "irresponsable pénalement" car sous l'emprise de bouffées délirantes dues à l'absorption de cannabis !!!  Cette justice n'est qu'une parodie du Droit !

Il a fallu une procédure pour requalifier ce crime "d'antisémite".  Le meurtrier a récité des prières, loué sa foi, et déclaré après son meurtre qu'il avait tué le diable..."

La Cour de cassation vient de confirmer l'irresponsabilité pénale du meurtrier, considérant qu'il a agi sous l'emprise de la drogue. Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, critique vivement cette décision de justice : "Dans quel Etat vivons-nous ?  France, réveille-toi !"