Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



vendredi 21 juin 2024

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2952 : Tout le monde n'aime pas les Juifs, en France !

 Communiqué de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France

 
Une fois de plus, la Communauté juive en France est blessée avec une violence inouïe.

Une fois de plus, l'enfance juive est atteinte dans sa chair. Il y a 12 ans, trois enfants juifs étaient
assassinés à Toulouse par un islamiste pour la seule raison d'être juifs.

Aujourd'hui, une enfant de 12 ans a été violée en se faisant traiter de “sale juive”. Les trois jeunes
agresseurs âgés de 12 à 13 ans ont dit qu'ils entendaient "venger la Palestine" ?

Jusqu'où ira l'horreur?

Jusqu'où ira l'infamie des agitateurs d'antisémitisme, les porteurs de haine contre les juifs ?

Une fois de plus, l'Amitié Judéo-Chrétienne de France demande au gouvernement de ne plus se
contenter de bonnes paroles, mais de considérer enfin qu'attiser l'antisémitisme est un délit qui conduit
à des drames épouvantables, et de poursuivre devant les tribunaux les responsables politiques qui, par
leurs paroles, incitent au passage à l'acte.
.
Jean-Dominique Durand
Président de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France
21 juin 2024

 

Il est extrêmement regrettable que certaines associations ou instances politiques aient importé en France le conflit israélo-palestiniens.

De telles attitudes, hautement inflammables, ne font en rien avancer la cause de la paix au Proche-Orient. 

En gardant, en son sein des personnes ou associations qui ont insulté des Juifs ou les ont poussés à rejoindre plutôt le Rassemblement National, le Front Populaire  fait preuve d'une inconséquence qui risque de lui être fatale !

Voici deux réflexions à l'attention des antisémites de l'extrême gauche qui risquent de faire voler en éclat l'union des forces populaires :

Jean-Paul Sartre : "L'antisémite est un homme qui a peur. Non des Juifs, certes, mais de lui-même, de sa conscience, de sa liberté, de ses instincts, de ses responsabilités, de la solitude, du changement, de la société et du monde ; de tout, sauf des Juifs (...) C'est l'homme sui veut être roc impitoyable, torrent furieux, foudre dévastatrice : tout sauf un homme."      (voir mon blog du 29 mars 2019, n° 2273)

Emile Zola (dans sa "Lettre à la jeunesse")  :  "Des jeunes gens antisémites, ça existe donc, cela ?  Il y a donc des cerveaux neufs, des âmes neuves, que cet imbécile poison a déjà déséquilibrés ?  Quelle tristesse, quelle inquiétude pour le XX° siècle qui va s'ouvrir !"

jeudi 20 juin 2024

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2951 : Prier à la manière de Jésus

 L'évangile de ce jeudi 20 juin nous présentait la prière du Notre Père (Matthieu 6/7-15). Ce fut l'occasion de nous redire, lors de la messe de ce jour, en quoi consiste le fait de prier, d'après Jésus.

J'ai toujours été frappé par la multitude de prières que produisent des gens très pieux, mais dont les contenus témoignent souvent plus de la psychologie de leur auteur et de sa piété personnelle que de l'exemple de prière que nous a donné Jésus.  Car la seule vraie prière, c'est celle que Jésus nous a donnée.

Deux parties dans le Notre Père.  La 1° partie, qui représente la moitié de cette prière, consiste à se tourner vers le Père, vers "notre" Père, pour souhaiter, non pas quelque chose qui nous concerne, mais bien plutôt, l'avancée de son "travail" de Père, la progression de sa mission de salut.  Et cela, à travers les trois intentions, les trois souhaits suivants :

"Que ton nom soit sanctifié" : souhaiter que le nom de Dieu soit connu, béni, loué, telle devrait être le point de départ, la 1° partie de toutes nos prières.  En évitant par-dessus tout de commencer par parler de nous et de nos besoins.

-  "Que ton règne vienne": le souci premier d'un chrétien en prière, c'est que le Royaume de Dieu avance, que le salut progresse dans le monde ; nous prions pour l'Eglise et pour l'humanité.

-  "Que ta volonté soit faite", et non la mienne bien sûr !  Mais qu'est-ce que le Père veut, pour moi et pour le monde ? Car il ne s'agit pas d'abord de ce que moi, je veux, pour moi. Cependant, n'ayez crainte ; cela viendra dans la 2° partie de cette prière.

D'après Jésus, la moitié d'une vraie prière consiste donc en ces trois voeux ci-dessus.  On arrive alors à ce qui constitue la 2° moitié de la prière du Notre Père ; et l'on se trouve à présent en face de trois demandes :

"Donne-nous notre pain quotidien".  Le pain de notre nourriture matérielle, mais aussi le pain eucharistique.  Le pain de la fraternité et du partage.  Le pain de la culture et de l'échange, en gros,  tout ce qui peut nourrir l'homme, matériellement et spirituellement.

"Pardonne-nous nos offenses" :  cette demande est la plus simple, et ne demande pas d'explication particulière ; sauf que celui qui n'arrive pas à pardonner ne peut de présenter à l'eucharistie : avant de te présenter à l'offrande, va d'abord te réconcilier avec  ton frère...

"Délivre-nous du mal". C'est à ce moment-là que l'on peut évoquer le mal qui nous afflige : la maladie, le mal climatique, le fait de mal accueillir l'étranger, le mal des ruptures, notre mal-être, etc. a

Bine sûr, l'on peut continuer à prier avec toutes les multiples prières que nous connaissons.  Mais il nous faut comprendre que Jésus nous a donné le Notre Père pour nous apprendre à prier, et à désirer l'essentiel. Jésus nous apprend en effet à désirer le salut du monde, et il nous précise ce qu'il nous faut demander.

Mais pas la peine de faire des listes de demandes ; en effet, comme le dit Jésus : "Votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l'ayez demandé."

Quant au Je vous salue Marie, c'est une prière beaucoup plus récente, qui n'a pas été proposée par Jésus.  C'est une grande aide pour nombre de chrétiens, mais la référence quand on parle de la prière, c'est évidemment le Notre Père !

 

 



 

 

mercredi 19 juin 2024

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2950 : Appel signé par 6000 chrétiens

 

 « Aime ton prochain comme toi-même » (Marc 12, 31).

Chrétiennes et chrétiens, c’est ce que nous nous efforçons de vivre à la suite de Jésus-Christ. Alors que le Rassemblement national est aux portes du pouvoir, nous affirmons notre opposition déterminée à l’extrême droite et à ses idées. Nous appelons nos sœurs et frères à voter massivement contre le Rassemblement National.

Dans la parabole du bon Samaritain (Luc 10, 25-37), l’homme blessé, abandonné au bord de la route, est secouru par un étranger. L’Évangile renverse nos schémas de pensée, il nous appelle à prendre soin de tous nos frères et sœurs, par amour, sans aucune exception d’origine ou de religion, en reconnaissant l’égale et infinie dignité de chaque personne humaine.

lundi 17 juin 2024

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2949 : "La politique est la forme la plus haute de la charité. " (Pape Pie XI)

Pour nombre de personnes, la politique, c'est ce qui doit permettre à tous de pouvoir vivre, et surtout, de mieux vivre.  D'où, ces deux attentes principales qui arrivent en tête au sein des programmes de quasiment tous les partis : un meilleur pouvoir d'achat, et une vraie sécurité. 

Vous me direz : c'est bien ; mais comme cela semble loin de l'idéal proposé par le Pape Pie XI, le 18 décembre 1927, lors d'une déclaration aux universitaires catholiques italiens : "La politique, c'est la forme la plus haute de la charité."

Attention ! Il ne faut pas minimiser les attentes des citoyens.  De nos jours, pour beaucoup, la vie est dure, et le pouvoir d'achat est une question vitale ; sans parler du problème des retraites !  Tandis qu'une soif de vraie sécurité est vivement souhaitée par l'ensemble de la population.

Cependant, ce qui est inquiétant, c'est que nombre de responsables politiques, y compris au plus niveau, et dans quasiment tous les partis, en restent souvent à des problèmes matériels, alors qu'il serait bon d'entraîner les citoyens à découvrir et comprendre les vrais enjeux de la politique au plus haut sens du mot, et l'importance du vivre-ensemble : là, on est dans le spirituel en effet !

D'ailleurs, les Français veulent un monde politique différent.  Et si c'était autour d'une vraie fraternité, avec la mise au premier rang des priorités le souci des personnes les plus défavorisées ?

Traiter les questions du pouvoir d'achat et de la sécurité, c'est tout à fait nécessaire.  Mais quel responsable politique va oser situer cela dans une perspective plus large, et pas seulement en raison d'un souci électoral ?  C'était ce à quoi le Pape Pie XI avait voulu inviter ses contemporains il y a près d'un siècle.

L'écrivain Antoine de Saint-Exupéry, pendant le temps de son exil aux Etats-Unis, était intervenu en ce sens quand il écrivait, en 1943, dans sa "Lettre à un otage", adressée à un ami juif, caché dans le Jura, dans une France occupée : "Les craquements du monde moderne nous ont engagés dans les ténèbres. Une politique n'a de sens qu'à condition d'être au service d'une évidence spirituelle."

Or, au milieu des débats actuels et des luttes d'égo  -  moi, moi, moi  -  nos responsables politiques, en France, semblent souvent loin de vouloir entraîner nos concitoyens sur un tel chemin, un peu exigeant, nécessitant l'investissement spirituel de chacun, au delà des simples besoins matériels, si importants  soient-ils.

Ecoutons encore Saint-Exupéry, ce merveilleux maître à penser comme il en manque tant :  "Aujourd'hui, je suis profondément triste pour ma génération, qui est vide de toute substance humaine. (...) Il n'y a qu'un problème, un seul de par le monde : rendre aux hommes une signification spirituelle.  Ils auraient tant besoin d'un Dieu.  Quand la France sera sauvée, alors se posera le problème fondamental de notre temps, qui est celui du sens de l'homme, et auquel il n'est point proposé de réponse ; et j'ai l'impression de marcher vers les temps les plus noirs du monde."

C'est ce que ce "Pilote de guerre", Antoine de Saint-Exupéry, écrivait, en 1943 également, dans sa "Lettre à un général", texte poignant rédigé peu de temps avant sa mort.  Une interpellation par rapport à la dimension spirituelle profonde de la politique, que notre président et nos responsables politiques, pour élever le niveau à ses justes enjeux, auraient fort intérêt à méditer !

samedi 15 juin 2024

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2948 : Les échecs du "grand" roi Salomon

Déformation professionnelle ? En réfléchissant aux échecs continus et manifestes du président de notre pays, je n'ai pas pu ne pas penser aux multiples échecs des rois d'Israël, longuement relatés dans la Bible. A ce sujet, j'ai essayé de relire les raisons des échecs, par exemple, du roi Salomon ; tout en me demandant si cela ne serait pas éclairant par rapport à la situation que nous vivons aujourd'hui. Loin de moi de vouloir faire un parallèle entre le roi Salomon et notre président : ils ne jouent certainement pas dans la même catégorie !   Et pourtant, que de similitudes surprenantes... 

Ceci dit, je crois en effet que, comme le disait l'Ecclésiaste (1/9) : "Ce qui a existé, ce qui existera ; ce qui s'est fait, c'est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil !"  Est-ce une coïncidence ?  La tradition veut que Salomon, roi d'Israël de 970 à 930 avant notre ère, soit l'auteur de l'Ecclésiaste..  Et les raisons des échecs d'il y a 3000 ans peuvent aussi être celles d'aujourd'hui !

Et pourtant, Salomon était de bonne famille ; il venait d'un milieu favorisé, cultivé, si l'on en croit la Bible.  Il avait connu la facilité dans tous les domaines, eu de bons emplois dans lesquels il a été reconnu, exercé d'importantes responsabilités auxquelles il avait su faire face.  Son talent était reconnu.  Sur le plan professionnel, il était éblouissant de réussite : il avait construit le palais, un temple magnifique, le mur d'enceinte de Jérusalem, etc (1 Rois 3/1)...

Mais assez vite, il s'est enlisé dans des erreurs qui l'ont entraîné bien bas ; la source de ses égarements ?  L'abandon de certaines règles morales, l'éloignement des vrais besoins de son peuple.. Empêtré dans sa suffisance, sa vie a bifurqué.  Il ne comptait que sur lui même.  Sa réussite lui a fermé les yeux sur ce qu'aurait dû être son rôle face à un peuple qui attendait tout de lui.  Il s'est allié au pharaon, l'homme fort de l'époque.  Sa conscience en fut altérée !

Le drame, c'est qu'il a cru pouvoir conserver la maîtrise des situations, alors qu'il en était asservi.  Il n'en a fait qu'à sa tête, ne comptant plus alors ni sur ses conseillers, ni sur Dieu.  Salomon lui-même avait pourtant eu la sagesse de dire : "Quand on ne consulte personne, les projets échouent ; mais lorsqu'il y a beaucoup, de conseillers, ils se réalisent."  (Proverbes 15/22)  Une fois roi, Salomon s'est reposé...sur lui-même ; son malheur, c'est qu'il était intelligent et...orgueilleux.  Il s'est appuyé sur sa soit-disant sagesse ; mais quand l'orgueil s'en mêle, cette sagesse diminue sérieusement.

Les conséquences de ces faiblesses du roi Salomon ont été très graves. Les répercussions de ses erreurs se sont étendues à tout le peuple, qui a été victime de ses égarements.  Les Israélites se sont détourné comme lui du droit chemin de leurs ancêtres.  De plus, le pays s'est alors divisé en deux, et ce déchirement a été terrible. Dieu lui a dit en effet : "Parce que tu n'as pas observé les lois que je t'avais données, je t'enlèverai le royaume et je le donnerai à ton serviteur : c'est décidé !"  (1 Rois, 11/11)  

Les proches de Salomon se révoltèrent contre lui, parmi eux, Jéroboam.  "Jéroboam aussi se révolta contre le roi, alors qu'il était à son service (...) Ce Jéroboam était un homme courageux et de grande valeur ; Salomon avait remarqué la qualité de son travail."  (1 Rois 11/28)  Le prophète Ahyia confia à Jéroboam la mission d'annoncer à Salomon que Yahvé allait diviser en deux son royaume, pour le  punir.  Il faut relire ce passage du premier Livre des Rois (11/26/40) L'affaire s'est conclue de la façon suivante, démontrant bien la mauvaise foi de ce roi : "Salomon chercha à faire mourir Jéroboam, mais Jéroboam s'enfuit en Egypte et il y resta jusqu'à la mort de Salomon."  (1 Rois 11/40)  Salomon s'est ainsi discrédité et termina sa vie obscurément.

Comme nous le répétait de temps à autres le Père Girard, un de mes excellents professeurs de littérature au séminaire des Herbiers : "Sic transit gloria mundi !"   "Ainsi passe la gloire de ce monde !"  A bon entendeur, salut !