Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



mardi 1 mars 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2712 : Une initiative du MCR en faveur de la Paix en Ukraine

 Le MCR est le Mouvement Chrétien des Retraités

Prière du Pape François pour la Paix
 
« Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication ! Nous avons essayé tant de fois et durant tant d’années de résoudre nos conflits avec nos forces et aussi avec nos armes ; tant de moments d’hostilité et d’obscurité ; tant de sang versé ; tant de vies brisées, tant d’espérances ensevelies… Mais nos efforts ont été vains.
 
A présent, Seigneur, aide-nous Toi ! Donne-nous Toi la paix, enseigne-nous Toi la paix, guide-nous Toi vers la paix. Ouvre nos yeux et nos cœurs et donne-nous le courage de dire : « plus jamais la guerre » ; « avec la guerre tout est détruit ! ». Infuse en nous le courage d’accomplir des gestes concrets pour construire la paix. Seigneur, Dieu d’Abraham et des Prophètes, Dieu Amour qui nous a créés et nous appelle à vivre en frères, donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix ; donne-nous la capacité de regarder avec bienveillance tous les frères que nous rencontrons sur notre chemin.
 
Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Maintiens allumée en nous la flamme de l’espérance pour accomplir avec une patiente persévérance des choix de dialogue et de réconciliation, afin que vainque finalement la paix.
 
Et que du cœur de chaque homme soient bannis ces mots : division, haine, guerre ! Seigneur, désarme la langue et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours « frère », et que le style de notre vie devienne : shalom, paix, salam ! Amen. »
 
Pape François - au Vatican,
le 08/06/2014
 
 

2 minutes à 18 heures
Prière du Pape François pour la Paix
« Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication ! »

 

 

 

 


 

Pourquoi "2 minutes à 18 heures" ?

 

Face à la situation dramatique en Ukraine nous sommes inquiets, tristes, horrifiés...et bien d’autres qualificatifs !


Ne restons pas impuissants, ne devenons pas indifférents.


Réagissons positivement et efficacement : en priant !

 

2 minutes : c’est le temps qu’il nous faut pour lire la prière pour la Paix que le Pape François nous a transmise en juin 2014 !


18 heures : c’est l’heure à laquelle nous pouvons nous retrouver !


Arrêtons, chacun de notre côté toutes nos activités du quotidien pour nous rejoindre et dire ensemble la prière proposée.
Au même moment, des dizaines (voire des centaines?) de personnes du MCR et autres, se sentiront confortés dans leur prière pour l’Ukraine.

Tous appelés, tous responsables, osons le geste de paix par excellence, la prière !

Développons dans nos cœurs un fort désir de paix, pour nous et pour le monde ;
Vivons l’amitié fraternelle qui nous unit, entre nous et avec la population en souffrance.


En communion les uns avec les autres, reconnaissons et acceptons notre non-puissance à nous, tandis qu’avec force et détermination, nous crions vers Dieu, notre Père avec la prière du pape François pour la paix de 2014.

 


 




 


 

dimanche 27 février 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2711 : Prier pour l'Ukraine, à quoi bon ?

 

8° dimanche, St Hilaire la Forêt et St Hilaire de Talmont  (26-27 février 2022)

Tandis que, dans ce pays frère qu’est l’Ukraine, se succèdent bombardements et offensives meurtrières, les médias nous montrent des hommes et des femmes implorant l’Europe, le monde entier et aussi le Ciel de les soutenir, de ne surtout pas les oublier. Et chacun de nous de se demander : « Mais que pouvons-nous faire ? »

Bien sûr, de tout notre cœur, nous portons le peuple ukrainien dans notre prière ; sans oublier de confier à la sagesse divine ce dictateur, fidèle émule de Staline, qui a organisé ce conflit. C’est pour cette intention que nous sommes venus prier ensemble ici en ce jour. Et la prière la plus haute n’est-elle pas le temps de l’Eucharistie, le temps du salut, le temps béni de la victoire sur la mort et le péché, dans le Christ ressuscité ?

Cependant, une question nous hante : devant un tel déluge de haine, prier, est-ce vraiment utile ? La prière peut-elle réellement infléchir le cœur de ce despote qui semble avoir perdu la raison ?  Ainsi que le rappelait l’évangile en effet : « On ne cueille pas de figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. »  Tandis que l’ombre sinistre de Caïn semble recouvrir l’Ukraine, l’Europe et le monde de ses griffes acérées.

Et pourtant, que nous dit la liturgie de ce jour ?  Si nous sommes perplexes, si nous nous sentons impuissants face à la situation, relisons, méditons ce que nous venons d’entendre de la part de l’apôtre Paul, dans la 2° lecture adressée aux chrétiens de Corinthe : « Frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables ; prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue. »

Autrement dit, ne doutons pas de l’importance de notre prière ; et ceci, pour 3 raisons :

1° . Quand les chrétiens prient pour la paix, c’est pour clamer haut et fort qu’ils ont la guerre en horreur ; avec l’appel pour chacun de nous à ne jamais devenir un petit Caïn, en guerre envers qui que ce soit, dans son entourage, dans l’Eglise ou dans la société.  En ce sens, attention à la poutre qui se trouve peut-être dans notre œil, au cas où nous ne l’aurions pas remarquée !

2° . Si nous, chrétiens, nous prions pour la paix, c’est aussi parce que nous sommes convaincus que la construction de la paix, ce n’est pas que le travail de nos dirigeants, ni simplement une affaire de politique étrangère.  C’est aussi une question spirituelle, de « politique intérieure ». Je m’explique : la paix demande des hommes et des femmes pacifiés intérieurement, pour qu’ils puissent en être les ambassadeurs. Car le cœur de l’homme est le premier champ de bataille dans lequel s’affrontent le bien et le mal, la violence et la paix.

3° . Enfin, nous prions pour la paix car, comme disciples du Christ, nous ne pouvons pas imaginer vivre autrement que de manière non violente, selon le style de l’Evangile. En effet, et c'est valable aussi pour nous : « Un bon arbre ne donne pas de fruits pourris ! » Nous en reparlerons le mercredi des cendres ; en effet, nous n’avons que le jeûne et la prière à opposer à cette guerre ; nous n’avons pas d’autres armes que cette liturgie « désarmée ».  Face à l’ampleur des moyens militaires déployés, ceci peut paraître bien dérisoire. Mais les personnes qui prient, et pas seulement dans les monastères, nous aujourd'hui, celles et ceux qui mettent leur confiance en Dieu, osent croire au pouvoir désarmant de la prière.

Rappelons-nous ce que disait Victor Hugo : « Deux mains jointes font plus d’ouvrage, sur la terre, que tout le roulement des machines de guerre. » 

Y croyons-nous vraiment ? Et même, verrons-nous les résultats de notre intercession ?  Relisons encore St Paul : « Alors se réalisera la parole de l’Ecriture : "O mort, où est ta victoire ? La mort a été engloutie."  Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire, par notre Seigneur Jésus-Christ. » Plongés dans l'incertitude, cette victoire du Dieu de la Paix, nous osons pourtant y croire !   Amen !         

samedi 26 février 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2710 : "En Europe, qui est prêt à nous soutenir ?" (Président Zelensky)

Je me permets de vous communiquer le message que je donnerai au début des messes que je dois célébrer ce soir à St Hilaire de la Forêt et demain à Talmont.

 

Nous venons de chanter : "Jésus-Christ est venu marcher sur nos routes."

Sur nos routes dans le Talmondais, chez nous ; mais aussi, sur les routes de nos frères et soeurs Ukrainiens.

Il y a en ce moment, en Ukraine, des hommes et des femmes, civils et militaires, qui sont en train de se battre, de faire face à la guerre, de mourir sous nos yeux, faisant preuve d'un courage exceptionnel.

Le pape François, sur les pas du Christ, est allé, ce vendredi, à l'ambassade de Russie, à Rome, pour faire part de sa réprobation, de son indignation.

Quant au président Zelensky, il a fait cette déclaration : "En Europe, qui est prêt à nous soutenir ?" Ajoutant : "Je ne vois personne !"

Si, chers amis Ukrainiens, il y a du monde ! Nous sommes ici, modestement, dans cette église !  Et pendant cette eucharistie, nous allons nous transporter en Ukraine par la prière, aux côtés des Ukrainiens dont le coeur saigne.

Les oraisons de cette messe seront celles qui sont prévues pour temps de guerre.

Entrons dans cette large prière en reconnaissant humblement, devant le Dieu de Paix, que le poison de la violence, de la haine, comme de l'indifférence aux problèmes du monde, trop souvent, remplit aussi notre coeur !

mardi 22 février 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2709 : "Les portes de l'Enfer ne pourront rien contre l'Eglise." (Matthieu 16/18)

 Nous célébrons en ce 22 février une fête au nom un peu étrange : celle de "la Chaire de St Pierre". C'est, précisons le, un temps de prière et de reconnaissance envers le successeur de St Pierre, dont la "Chaire" symbolise son charisme d'autorité et d'enseignement. Et cette fête nous donne l'occasion de méditer cette parole de Jésus au premier pasteur de l'Eglise : "Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle." 

Entre nous, sans être nostalgique du passé, je regrette l'ancienne formulation : "Les portes de l'Enfer ne prévaudront rien contre l'Eglise."  Elle était plus exacte en effet, plus concrète, et voici pourquoi :

A Césarée de Philippe, il y a un immense rocher avec une entrée dans laquelle on avait fait un temple païen à l'idole Pan, le protecteur des bergers et leurs troupeaux. On y sacrifiait des hommes et des bêtes, il y avait une source d'eau si profonde - c'est le début du fleuve Jourdain - qu'on n'avait jamais pu la mesurer avec des bâtons à l'époque. On appelait cette entrée, "les portes de l'Hadès", c'est-à-dire, de l'Enfer. Ceux qui y étaient sacrifiés n'en sortaient évidemment jamais, les portes de l'Hadès prévalaient donc contre eux.

Jésus a déclaré à Pierre qu'il lui donnait les clés ouvrant les portes du royaume des cieux, ainsi les portes de l'Hadès ne pouvaient plus retenir ceux qui croiraient dans la Bonne Nouvelle annoncée d'abord par Pierre.

Or, j'entends régulièrement de "bons chrétiens" se poser de grosses questions quant à l'avenir de l'Eglise dans notre pays, un peu comme si tout était perdu... : "Ah ! Autrefois, les églises étaient pleines, et il y avait beaucoup plus de "pratiquants"...  L'Enfer serait-il donc en passe d'avoir le dernier mot ?

Quelle erreur !  Quelle illusion trompeuse ! Lorsque par exemple des nations chrétiennes comme la France et l'Allemagne se sont jetées à la gorge l'une de l'autre, au début, puis au milieu du 20° siècle, alors qu'en ce temps, les églises étaient pleines, de quelle "pratique religieuse" s'agissait-il donc alors ?

Cependant, le miracle, c'est que l'Eglise, malgré les drames dues aux guerres mondiales comme aux turpitudes ecclésiales d'aujourd'hui, l'Eglise, sous la conduite du pape François, continue son chemin ; et cela, même si ce chemin ne nous semble pas toujours glorieux ! 

Nos manquements, nos fautes, notre péché abîme peut-être, sans doute, l'Eglise, malheureusement ; mais jamais ne pourront l'abattre ni la tuer. Toute crainte de ce genre ne pourrait qu'être le fruit de l'action de satan, visant à nous déstabiliser, à nous décourager, à nous écraser. Mais les portes de l'Enfer ne pourront se refermer sur nous : telle est notre Foi !

samedi 19 février 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2708 : "Là où il y a la haine..." (St François d'Assise)

Homélie à St Hilaire la Forêt et au Gué de Velluire

« Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent… »  Vraiment, il faut s’appeler Jésus pour oser dire des choses pareilles !  Franchement, c’est tout simplement pas possible. Récemment encore, un bon chrétien me disait : «  telle personne m’a humilié, je ne lui pardonnerai jamais ! » Et nous-mêmes, comment vivons-nous cet appel de Jésus à dépasser nos ressentiments ? Quand dans nos familles se vivent des situations de division par exemple, comment régler cela ?  Sans parler des oppositions politiques virulentes, dans notre pays, entre partisans et opposants de tel ou tel candidat…

Et pourtant, dans nos églises, cela ne nous gêne pas de chanter «Peuple de lumière », ou « Nous sommes le Corps du Christ », alors que nous pratiquons un amour à géométrie variable ; et c’est cette attitude que Jésus remet en cause : « Si vous vous contentez d’aimer ceux qui vous aiment, nous dit-il, quelle reconnaissance méritez-vous ? Les païens n’en font-ils pas autant ? »  La logique humaine en effet, ce n’est pas la logique de Dieu, qui aime et qui pardonne. « Car, entendions-nous à l’instant dans l’évangile, lui, il et bon pour les ingrats et les méchants ! »

Pour y voir plus clair, il nous faut commencer par regarder la façon de faire de Jésus ; et ce que nous découvrons, c’est qu’il ne trie pas les humains, entre ceux qui croient en lui et ceux qui le rejettent. Non seulement il aime celui qui mérite son amour, mais il aime aussi celui ou celle qui ne l’aime pas, et ne l’aimera jamais en retour.  Il a embrassé Judas qui l’avait vendu, il a confié au Père ceux qui pourtant l’avaient cloué sur la croix : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font », etc… Relisons l’Evangile, les exemples ne manquent pas !

Finalement, si nous les chrétiens, nous avons tant de peine à aimer nos ennemis, c’est sans doute parce que nous n’avons pas assez contemplé, médité, prié, assimilé le regard de Jésus, l’attitude de Jésus vis-à-vis de l’autre qui ne l’aime pas.  Alors que c’est justement l’objectif de la liturgie : par exemple, en nous mettant sous les yeux aujourd’hui l’attitude de David qui, au lieu de tuer Saül son ennemi, renonce à ses sentiments de haine pour faire le choix de la non-violence. Entre nous, si un jour un grand sentiment de vengeance s’empare de votre cœur, lisez et priez ce passage du 1° livre de Samuel, et vous en ressortirez apaisés !

Attention !  Il ne s’agit pas de se forcer à éprouver de la sympathie pour celui qui nous a fait du mal, mais de répondre au mal par le bien. Comme ce monsieur qui m’a dit un jour : « Désormais, j’ai décidé de toujours répondre au mal par le bien. »

Signe magnifique de la présence de l’Esprit au-delà de notre monde catho, je vous partage en terminant quelques réflexions de grands sages de l’humanité, qui peuvent nous inviter à nous situer dans une attitude qui ressemble à celle de Jésus, vis-à-vis de ceux qui ont pu nous faire du mal.

.  l’empereur Marc-Aurèle disait par exemple :« C’est le propre de l’homme d’aimer ceux qui l’ont offensé. »

.  écoutons aussi Lao-Tseu, fondateur du Taoïsme : « L’homme bon, je le traite avec bonté ; et celui qui n’est pas bon, je le traite aussi avec bonté ; ainsi, j’obtiens la bonté. »

.  cette phrase très interpellante aussi de Martin-Luther King : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères ; sinon, nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

.  le Dalaï-Lama, quant à lui, nous offre ce conseil : « Remerciez vos ennemis ; ils sont vos plus grands maîtres. Ils vous apprennent à faire face à la souffrance et à développer la patience, la tolérance, la compassion, et cela, sans attendre de retour. »

.  tandis que Saint Augustin disait : « Suppose que Dieu veut te remplir de miel, si tu es  rempli de vinaigre, où mettras-tu ce miel ? »

Profitons de ce temps d’eucharistie pour laisser Dieu faire le grand remplacement dans notre cœur, en chassant nos mauvais sentiments pour nous remplir du miel de son amour !  Amen !