Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



dimanche 22 juillet 2012

Le Blog du Curé de Fontenay-le-Comte n° 1.500 : Mille cinq cents billets

Depuis bientôt cinq ans, grâce à vous qui avez donné sens et vie à ce blog, ce sont mille cinq cents billets qui ont été publiés, tandis qu'à bientôt 300.000 reprises, quelqu'un est venu sur ce blog, par curiosité souvent sans doute, mais aussi, peut-être, pour y trouver un petit rayon de lumière et d'espérance, anti-haine et anti-bêtise, en un monde aujourd'hui où l'on doute de tout.
Mon premier mot vous est donc réservé, à vous, chers frères et soeurs bloggers, qui m'avez fait l'honneur de venir consulter ces billets, une ou plusieurs fois ; ou même tous les jours : merci ! Mille fois merci ! Lorsque ce blog s'est lancé, je m'étais dit, partant du principe missionnaire de la brebis perdue : si ce blog permet, ne serait-ce qu'à une seule personne, de retrouver un brin d'espérance, je n'aurais pas perdu mon temps ! Je ne sais comment remercier Dieu d'avoir permis la réalisation de ce projet.
"Et maintenant, que vais-je faire ?" Comme l'aurait chanté Gilbert Bécaud... A trois reprises, depuis un mois, j'ai essayé de faire le point avec vous, vu mon départ de Fontenay-le-Comte début septembre prochain : le 18 juin, au billet n° 1481, j'ai fait le point par rapport à la question : "Allez-vous continuer le blog ?" Puis, le lendemain, le 19 juin, avec le billet n° 1482, je donnais des éléments de réponse à propos de cette nouvelle question : "A quoi sert le blog ?" Enfin, le 15 juillet (billet n° 1493), le thème était le suivant : "Le blog, une bouffée d'oxygène."
Aujourd'hui en tout cas, grâce à vos nombreuses réactions d'encouragement reçues de vive voix ou par mail, je suis en mesure de vous dire que ce blog va continuer. Il gardera le titre d'Arche de Noé. Par contre, ce ne sera plus, bien sûr, le blog du curé de Fontenay-le-Comte : on trouvera une autre appellation.
Reste le problème de la fréquence des billets. Le rythme quotidien est certes parfois un peu exigeant, même si j'essaye de ne pas dépasser trente minutes quant au temps de rédaction, directement sur l'ordinateur. Mais si les billets sont irréguliers, je crains que cela ne soit un peu décevant, obligeant les uns et les autres à se casser le nez "les jours sans" ! Une fois arrivé à Mortagne-sur-Sèvre, j'aviserai, en ce qui concerne la fréquence, en fonction de la situation.
De toute façon, étant donné le nombre de personnes, ne faisant pas partie de la paroisse Saint Hilaire de Fontenay, qui lisent ce blog chaque jour, je pense que les Fontenaisiens seront encore intéressés par ces billets même lorsque je les écrirai de Mortagne. Je ne peux malheureusement citer toutes vos réponses à ce sujet...
- "Il serait triste de ne plus avoir la possibilité de nous rejoindre à travers ces billets et je me disais qu'il serait peut-être possible d'alléger la charge incontestable que cela représente, en espaçant la parution des articles... Certains blogs n'ont pas de cadence régulière ; c'est selon la disponibilité du rédacteur. Pour ma part, j'en serais heureuse et reconnaissante !"
- "Pourquoi ne pas continuer avec ton successeur ? De toute façon, il ne faut pas que tu t'arrêtes complètement !"
- "Ce serait tellement dommage de vous arrêter pour tous ceux qui vous lisent, pour ceux qui vont vous dire de continuer et aussi pour ceux qui n'oseront pas mais trouveront le "manque". Et je crois savoir que lorsqu'on a des talents, il faut les faire fructifier. Et puis, je crois vraiment que c'est aussi utile de faire ce blog que de courir de réunion en réunion. En tout cas, c'est sûr que si vous deviez arrêter, ce blog me manquera."
- "Il serait bien dommage que cette étoile disparaisse ! Un billet moins fréquent ? Rebondissant sur un événement international ou quotidien, comme vous savez si bien le faire, à la lumière de l'Evangile, pourrait être une solution. Nous sommes sûrs que vous trouverez la formule adéquate."
- "La décision finale ne nous appartient pas ! Et même s'il y a un blanc dans les mois à venir, nous comprendrons !"
Je pense qu'il n'y aura pas de blanc, à Mortagne ! Encore merci de votre fidélité et de votre soutien !

P-S : Prochain billet vers le 10 août environ.

samedi 21 juillet 2012

Le Blog du Curé de Fontenay-le-Comte n° 1.499 : Dieu en anglais

Dans peut-être un mariage sur deux actuellement, les fiancés font leur entrée dans l'église non plus sur une musique d'orgue classique, mais sur un air qui les porte, sur une chanson d'Iz, par exemple, quand ce ne sont pas les Beattles ou autres. Certains parents ou invités se disent alors : "Mais pourquoi de tels choix ? D'abord, c'est en anglais ! On ne comprend pas les paroles ; et ça n'a rien de religieux."
Ainsi, tout à l'heure, à l'église Notre-Dame, Sam et Pauline se présenteront devant Dieu sur l'air de "Somewhere over the rainbow". Lors du prochain mariage que je dois célébrer, ce sera la même chose, bien que les deux couples ne se connaissent pas du tout. Cela est bien le signe de quelque chose !
Vous connaissez Iz sans doute, imposant personnage, ce musicien Hawaïen de réputation internationale dont la chanson, "Over the rainbow", a été classée première au Top 50 en France à la fin des années soixante-dix. Ce qu'il chante a vraiment du sens ; en voici quelques extraits : "Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel, bien plus haut, les rêves que tu as rêvés, ces rêves se réaliseront. Un jour, je ferai un souhait en regardant une étoile ; je me réveillerai là où les nuages seront loin derrière moi, où les ennuis fondront comme des gouttes de citron. Très haut, c'est là que tu me trouveras. Les couleurs de l'arc-en-ciel, si jolies dans le ciel... Je vois des amis qui se serrent la main (...) Ils se disent en réalité : "Je... Je t'aime."(...) Et je me dis en moi-même : quel monde merveilleux !"
A l'âge où l'on se marie, alors que tout paraît encore possible, et avant que n'arrivent les nuages des difficultés et les ténèbres des contre-temps, cela fait du bien en effet d'entendre de telles mélodies ! Il me semble que cela a quelque chose à voir avec la foi, l'espérance et la charité : la foi dans l'au-delà des arcs-en-ciel et des étoiles ; et qu'y a-t-il, d'après vous, au-delà du ciel ? L'espérance aussi : "c'est là que tu me trouveras ; les nuages seront loin derrière, les ennnuis fondront." La fraternité enfin : "Je vois des amis qui se serrent la main."
A travers cela, l'on peut donc faire toute une relecture, au second degré, et décrypter, dans les paroles de telles chansons, l'attente infinie de la jeunesse d'aujourd'hui, en quête de bonheur et de paix. Rien de déplacé, donc, dans de tels souhaits et de telles démarches ; mais à condition que nous fassions nous-mêmes un judicieux déplacement, dans notre tête et notre coeur. Les jeunes d'aujourd'hui méritent ce regard de compréhension et d'adhésion à leurs projets profonds.

vendredi 20 juillet 2012

Le Blog du Curé de Fontenay-le-Comte n° 1.498 : Dieu à la médiathèque

Rencontrant récemment l'une des employées de la médiathèque de Fontenay-le-Comte, celle-ci, pas particulièrement proche de l'Eglise, m'a fait part du fait suivant : elle a remarqué, sur le Livre d'or de l'établissement, dans le cadre d'un commentaire signé par un groupe de scouts de passage, les trois mots suivants : "Dieu est Amour". D'autres personnes, ayant également remarqué ce message, ont dit avoir été touchées par ce petit mot : "un message tellement puissant, qu'on a besoin d'entendre."
Cela m'a rappelé une page du catéchisme de mon enfance, avec cette fameuse question 23 dont tous les anciens gardent le souvenir : "Où est Dieu ?" Réponse : "Dieu est partout, au ciel, sur la terre et en tous lieux." Pas si bête, finalement, et pas tellement dépassé... Malheureusement, ceci est une réalité que beaucoup, y compris nombre de chrétiens, ont totalement oublié. J'en veux pour preuve le fait que beaucoup de baptisés pensent que Dieu est absent de notre monde ; ou alors, qu'il n'est présent que là où ça va bien, là où les gens s'entendent, là où il se vit de belles choses ; ou encore, dans les églises, dans les écoles catholiques ou dans les lieux religieux seulement ; ou, pire encore, seulement dans le coeur et l'âme des chrétiens pratiquants, mais, par exemple, sûrement pas chez les musulmans, ni chez les francs-maçons, ni chez les athées.
Comme si Dieu choisissait les personnes comme un employeur pourrait trier ses employés, et ne retenait que ceux qui lui donnent satisfaction.
Mais non ! Dieu est réellement présent, actif, en tout homme, en respectant bien sûr la liberté de chacun. Car, comme l'écrivait si bien un mystique dont j'ai oublié le nom : "Dieu vient là où on le laisse entrer."
C'est peut-être à nous de lui ouvrir les portes, et de notre coeur, et de notre terre, bien largement !

jeudi 19 juillet 2012

Le Blog du Curé de Fontenay-le-Comte n° 1.497 : Et si on ne croit pas en Dieu ?

Je me suis toujours demandé comment il se faisait que certaines personnes croyaient en Dieu, et d'autres non. Bien sûr, on peut avancer toute sorte d'hypothèses et de multiples raisons, mais le fait est là. J'avais récemment un échange avec une jeune femme qui a vécu des deux côtés de la barrière, si je puis dire, car, après avoir été longtemps incroyante, elle a peu à peu découvert le chemin de Dieu. Elle a d'ailleurs expliqué à diverses reprises son cheminement, et je me permets donc de vous le partager.
"Je fais partie d'une famille tout à fait allergique aux questions religieuses ; je n'ai pas été baptisée ; j'ai longtemps cru qu'il n'y avait rien "au-dessus" de nous ; l'Eglise, cela ne me disait rien du tout ; j'étais totalement étrangère à tout cela. Mais j'ai fait l'expérience que ce n'est pas parce que l'on se détourne de tout cela que l'on ne se pose plus de questions ! Au contraire, quand je regardais le ciel, quand je voyais la souffrance, quand je pensais à la mort, derrière tout cela, je ne voyais rien ; ça me semblait vide ; je n'avais aucune réponse, et il fallait que, pour continuer à vivre, je me débrouille avec ça. Dans le fond de moi-même, je sentais des aspirations, mais aussitôt, une profonde déception. Il m'arrivait alors, parfois, de penser à la religion ; mais je refusais les réponses religieuses, je ne voulais pas de la religion ! Mais alors, je n'avais plus rien pour m'éclairer. Et pourtant, je ressentais profondément en moi le besoin de trouver un sens à la vie comme à la mort. Quand on ne croit pas en Dieu en effet, cela n'empêche pas que l'on se pose plein de questions d'ordre spirituel : qu'est-ce que l'homme ? d'où vient-il ? que fait-il sur terre ? à quoi ça sert de vivre ? pourquoi la souffrance ? qui a créé l'univers ? Par rapport à l'au-delà en effet, quand on ne croit en rien, il n'y a rien ! Or moi, j'avais besoin de trouver un sens à l'existence, à la mort comme à la vie. Bien sûr, on peut donner une belle direction à sa vie sans croire en Dieu, mener des actions solidaires, servir ses frères, bâtir un monde meilleur ; et cela, je l'ai toujours fait ! Mais je sentais que cela ne suffisait pas ! J'avais besoin d'un éclairage plus profond. Il me semblait que la vie de l'homme dépassait l'homme, ainsi que le dit le philosophe Pascal : "L'homme passe infiniment l'homme" ; mais comment ? Et puis, peu à peu, insensiblement, est née en moi la question de Dieu ! Après m'être rebellée contre cette perspective, j'ai fini par accueillir cet appel, qui s'est révélé pour moi profondément éclairant. J'y ai trouvé le sens que je cherchais au fond de moi depuis toujours."
Depuis, grâce au vivifiant témoignage de croyants, cette personne a rejoint la communauté chrétienne, au sein de laquelle elle accompagne à présent des personnes en recherche, en s'appuyant sur l'expérience qu'elle a elle-même vécue. Son cheminement nous renvoie aux lectures de ce jeudi : "Nous avons été devant toi, Seigneur, comme une femme enceinte sur le point d'enfanter, qui se tort et crie dans les douleurs. Nous avons conçu, nous avons été dans les douleurs, mais nous n'avons enfanté que du vent : nous n'apportons pas le salut à la terre, nous ne donnons pas naissance aux habitants du monde (...) Réveillez-vous, criez de joie, vous qui demeurez dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est une rosée de lumière et la terre ramènera au jour les trépassés." Isaïe 26/17-19)

mercredi 18 juillet 2012

Le Blog du Curé de Fontenay-le-Comte n° 1.496 : "Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie..."

Sous le soleil éclatant qui illumine cette journée d'été, quel bonheur de voir des familles en vacances flâner au coeur de notre cité. En les suivant du regard tandis que j'allais faire une course, me sont alors revenus en mémoire ces deux superbes vers de Ronsard, à la fin du poème "Quand vous serez bien vieille..." :
"Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain !
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie."
Que de belles choses en effet à contempler et à admirer, autour de nous, là où Dieu nous a placés, et quel que soit l'endroit où nous nous trouvons : le simple fait d'être vivant d'abord, de pouvoir admirer le ciel et la lumière du soleil, la vie qui bouillonne autour de nous, le regard brillant des enfants...
"Carpe diem", pour reprendre la formule popularisée par Horace dans l'un de ses poèmes, cette maxime qui figure fréquemment sur les cadrans horaires : "cueille le jour présent !" L'on pourrait traduire aussi : "profite du jour présent", "savoure l'instant présent". Ceci est un conseil dont notre époque survoltée a bien besoin. Et les vacances d'été sont d'ailleurs là pour cela : nous aider à ralentir notre rythme de vie, pour avoir enfin le temps de nous poser, de réfléchir, de contempler, de méditer.
Et si Dieu ne se trouvait pas dans le bruit ni dans l'agitation ?
Et si nous ne pouvions rencontrer nos frères en vérité qu'en sachant enfin nous arrêter ?
Et si c'était la grâce de l'été que de nous permettre d'entendre l'Esprit murmurer à l'oreille de notre coeur ?
De quoi demain sera-t-il fait ?
Demain est dans la main de Dieu !
A son appel, dans sa paix et sous sa conduite, prenons le temps de cueillir dès aujourd'hui les roses de la Vie !