Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



lundi 28 juillet 2025

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 3099 : L'abbé Gaignet, témoin de la Foi, fusillé par la République à 34 ans, le 28 juillet 1795

 Chaque année, dans la famille Gaignet, le 28 juillet est un jour de deuil et de douleur, dans le souvenir, bien oublié sur le diocèse, du sort qui a été fait à mon ancêtre collatéral, l'abbé Jean-Baptiste René Gaignet, fusillé pour son courage et sa Foi, il y a juste 230 ans aujourd'hui.

A cette époque, la Vendée a vécu pire que ce que ressentent aujourd'hui les chrétiens d'Orient persécutés par Daech : cette terre de Vendée qui a été alors ravagée, massacrée, martyrisée, détruite, brûlée, abandonnée : 200.000 morts au moins, entre 1793 et 1796, un quasi génocide, bien oublié, volontairement mis de côté dans le récit de notre histoire nationale. C'était là l'idéologie de la Terreur : faire peur au peuple, et tuer toute liberté.  

Parmi les victimes de la Terreur a figuré l'abbé Jean-Baptiste René Gaignet, né au Gué de Velluire en 1761. Je ne vais pas vous barber en vous racontant toute sa vie. Ordonné prêtre en 1785, il fut nommé vicaire à l'île de Ré, puis, envoyé en poste à Doix, près de Fontenay-le-Comte, dans le sud-Vendée. Mais il prit position publiquement contre les décisions visant à supprimer la liberté religieuse et fit partie des nombreux prêtres "non-jureurs" qui ont refusé le serment à la constitution civile du clergé ; il fut alors condamné à l'exil, conduit aux Sables d'Olonne pour y prendre un bateau à direction de l'Espagne. Petite anecdote : à ceux qui l'avaient condamné, il répondit : "Vade retro, satana" ; la même réponse que fit l'abbé Jacques Hamel face à son assassin : "Retire-toi, satan."

Une fois débarqué à Bilbao, au lieu d'attendre tranquillement, comme l'ont fait les autres prêtres vendéens exilés, l'arrivée de jours meilleurs, il se reprocha sa fuite et prit le bateau pour l'Angleterre, d'où il espérait pouvoir regagner la France afin d'y reprendre son ministère de prêtre, clandestinement, aux côtés des chrétiens persécutés. Le 16 juin 1795, il trouva enfin le moyen de rentrer ; le 27 juin, il débarqua à Carnac, avec 10 autres prêtres et un évêque. Malheureusement, ils furent presque aussitôt faits prisonniers.  Jean-Baptiste-René arriva à s'échapper ; bon nageur, il regagna le bateau qui se trouvait encore au large. Mais, pris de remords, et ne voulant pas séparer son sort de celui de ses compagnons, il revint vers eux à la nage, et se constitua prisonnier (!!!)

Les prêtres n'avaient pas d'armes, bien sûr, et avaient débarqué en soutane. Le 27 juillet 1795, ils furent condamnés à mort ; je possède d'ailleurs le texte du "jugement", qui commence par les quatre mots suivants : "Liberté, Humanité, Egalité, Justice". Quelle dérision ! Quel mensonge ! Quelle impudence ! C'était vraiment se moquer du monde ; notre pauvre République est vraiment née dans le sang et sous de mauvais auspices !  Voilà pourquoi, de temps à autre, sur ce blog, je me permets de rappeler vertement aux dirigeants de notre nation qu'ils doivent purifier leur conception idéologique de la Liberté, l'Humanité, l'Egalité et la Justice. Même si les révolutionnaires avaient, comme par hasard (!), oublié l'essentiel : la FRATERNITE, heureusement rajoutée à nos idéaux en 1848,  mais que nous avons tant de peine à faire exister, dans nos petits esprits limités.

"Qu'un sang impur abreuve nos sillons !"

Les soldats républicains témoignèrent du sang-froid des condamnés, l'indice d'une grande paix intérieure. Le 28 juillet, à Vannes, les condamnés, les mains liées derrière le dos, entre deux colonnes de soldats, au son du tambour, devant la foule assemblée, marchèrent vers le lieu du supplice. A la vue de ces condamnés, les habitants, émus et saisis de respect, versaient des larmes. Une fois arrivés, ces prêtres récitèrent la prière des morts, présidée par l'évêque de Dol de Bretagne.  On aligna les condamnés le long d'un mur, le long de l'Allée des Soupirs, pour ceux qui connaissent Vannes. On les fit mettre à genoux, l'attitude qui convenait pour une dernière prière. Ils furent alors fusillés.

Rouget de l'Isle, témoin de la scène, mais extérieur à cette affaire, déclara par la suite : "Ils moururent avec courage et dignité." (lire "Historique et Souvenirs de Quiberon", p. 428). Merci, cher  Rouget de l'Isle, pour cet hommage posthume ! Ensuite, après la fusillade, les exécuteurs dépouillèrent les prêtres de leurs vêtements, qu'ils allèrent vendre chez les fripiers de la ville.  Les corps des suppliciés restèrent sur le lieu de l'exécution, dénudés et baignant dans leur sang.  Selon les dires des témoins, les chiens purent venir à leur aise s'abreuver à ce "fleuve", devant la population indignée, mais impuissante. "L'étendard sanglant est levé... Qu'un sang impur abreuve nos sillons."

 Dire que, dans les écoles de la République, l'on force les enfants à reprendre en choeur de telles paroles, si porteuses de haine, un exemple magnifique pour les terroristes de Daech et autres ! Personnellement, je suis brouillé avec le chant de la Marseillaise depuis toujours, et je me trouve toujours très mal à l'aise en l'entendant chanter.

Ensuite, les corps furent jetés dans une fosse commune : pas de sépulture ! Cependant, par la suite, une inscription en marbre, toujours visible, fut placée sur le lieu de l'exécution. Puis, le 7 novembre 1814, les ossements mêlés furent transportés solennellement en la cathédrale de Vannes et, au terme d'une grand-messe solennelle du souvenir, en présence d'une immense foule, descendus dans un caveau creusé sous le dallage de cette cathédrale.

Il n'y avait personne pour filmer ! Mais je tiens tous ces détails du livre écrit en 1925 par le chanoine Boutin, non seulement sur Jean-Baptiste René Gaignet, mais aussi à propos de deux de ses compagnons fusillés avec lui : Jacques-Pierre Gouraud, ex-curé de Mareuil, et François-Pierre de Rieussec, ex-vicaire général de Luçon.  Ce livre a été écrit à partir de nombreux témoignages recueillis et validés historiquement.  En se basant entre autres sur un ouvrage intitulé "Les Martyrs de la Foi", écrit dès 1799 et publié en 1821 par un abbé Guillon. Quant à moi, je respecte la République, mais je n'oublie pas le mal terrible fait par la République, lors de ses origines sanguinaires, à ma famille, à la Vendée, et au peuple français ! 

Cher cousin lointain, Jean-Baptiste René, tu es pour moi un exemple et un modèle. Merci de ton courage et de ta Foi, et veille bien sur nous ; guéris le peuple français de son péché originel et de sa difficulté à réaliser un fraternel "vivre-ensemble" !



 

vendredi 25 juillet 2025

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 3098 : Le témoignage des prêtres en maison de retraite

 Lors de mes deux mois et demi passés à l'hôpital des Sables d'Olonne, de la mi-décembre 2024 à fin février 2025, ce qui  m'a le plus frappé, ce sont les innombrables visites reçues : chaque jour sans exception, des personnes sont passées me rendre visite, donnant de leur temps et de leur générosité gratuitement.  Je pense que cela a fortement contribué au maintien de mon moral et à la bonne évolution de mon état de santé.

De retour chez moi, je me suis dit qu'il fallait qu'à mon tour, je me comporte de la même façon.  N'ayant pas l'autorisation de conduire pour le moment, et "disposant" des personnes qui se font un plaisir de me transporter, j'essaye d'aller une fois par mois visiter les prêtres qui résident à la maison de retraite du Landreau, aux Herbiers.

Durant un après-midi, chaque fois, j'ai le bonheur de rencontrer 5 à 10 prêtres, et c'est une joie de les écouter.  Suite à notre échange avec l'un d'entre eux mercredi, j'ai reçu le lendemain le message suivant par sms : "Ta visite hier m'a fait grand plaisir, merci beaucoup."

Je remarque que certains prêtres ont des visites, d'autres non ; ce doit être difficile de se sentir un peu oublié ! Et pourtant, ces prêtres ont servi l'Eglise de leur mieux toute leur vie. Ce serait terrible que leur fin de vie se passe dans la solitude et l'oubli !  Même si le climat de la maison de retraite pour les prêtres est très fraternel, avec un personnel aux petits soins, ce n'est pas rien pour eux de réaliser que c'est leur dernière demeure, au terme de vies pastorales qui ont souvent été très belles et très gratifiantes.

Il n'est pas surprenant et tout à fait normal que les échanges tournent principalement, outre les problèmes de santé, autour de la vie pastorale qu'ils ont menée. C'est une joie pour eux de pouvoir évoquer la richesse de ce qu'ils ont vécu, sans omettre ce qui a pu les décevoir parfois.  Dans l'ensemble, tous expriment leur bonheur d'avoir pu servir l'Eglise, et ils rendent grâce pour tout ce qu'ils ont découvert, vécu, expérimenté, et tout ce qui a rempli leur vie.

A présent, ils sont dans un temps qui peut sembler mort et inutile.  Mais c'est une erreur !  C'est peut-être à présent, lorsqu'ils ont l'impression de ne plus servir l'Eglise, que leur fécondité est la plus grande.  Contemplation, action de grâce, intercession, prière pour soutenir les acteurs de la mission, est-il un rôle plus grand ?  

Je reprends ces phrases d'Emmanuel Gobillard, évêque de Digne, qui m'ont été communiquées par Louis-Marie, que j'ai visité au Landreau mercredi dernier :  "Certes, vos forces diminuent, mais vous êtes encore capables, et souvent bien plus que nous, de l'essentiel.  Vous êtes encore capables d'aimer.  Je sais que votre coeur est toujours aussi jeune, aussi généreux.  Nous avons besoin de votre témoignage !"

Entrer en maison de retraite, ce n'est pas une démarche d'enterrement, mais l'invitation à une nouvelle Mission ! 

samedi 19 juillet 2025

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 3097 : Faire de la maladie notre amie

Faire de la maladie une alliée 

N'est-il pas contradictoire de prétendre que la maladie puisse être notre amie ?  Nous sommes plutôt habitués à concevoir la maladie comme un obstacle à notre bonheur. Son arrivée, souvent douloureuse et brutale, brise notre vie..  Elle nous fait douter de nous-même et de notre avenir ; elle anéantit nos projets de vie, nous rend dépendants et nous ferme de nombreuses portes !

Personnellement, j'ai fait, comme beaucoup, cette douloureuse expérience : se sentir fragile, ne plus pouvoir mener une vie "normale", perdre une certaine liberté, devoir dépendre des autres, faire la douloureuse expérience de la souffrance, vivre des nuits d'insomnie, douter de son avenir, sentir sur nous des regards inquiets, ne plus pouvoir prier, être démuni de tout...

Cependant, il est difficile de parler de la maladie en général ; chaque malade vit une situation particulière, et il est difficile de généraliser.  Mais quelle que soit la situation du malade ou la gravité de son mal, profonde est la blessure et lourd est le handicap. Toutefois, il est remarquable de constater que la façon dont les uns ou les autres vivent leur maladie est à la mesure de la disposition de leur coeur, ou de leur état d'esprit.

L'on arrive à ce paradoxe qui fait que, nous en avons tous vécu l'expérience, des malades semblent vivre leur état dans une certaine paix, tandis que d'autres paraissent ne plus avoir la force de lutter.  L'expérience montre qu'il ne s'agit pas de se battre contre la maladie, ni de la fuir ou la rejeter, et pas non plus de l'accepter et se soumettre à elle, mais de l'accueillir, et de lui donner un sens et une direction.

Par exemple, en constatant que la maladie nous apprend à regarder la réalité autrement ; j'avais tel projet, que je ne pourrai réaliser, qu'est-ce que cela signifie ?  J'étais attaché à beaucoup de choses, la maladie me permet de faire un tri, et de ne retenir que l'essentiel.  Je fais l'expérience profonde de la réalité de l'amitié de nombre de mes proches, et je constate combien je peux compter sur eux, plus que je ne l'aurais pensé.  Des équipes médicales me prennent en charge, je mesure la chance que j'ai d'être soigné et je remercie ceux qui se sont battus pour que nous ayons un bon système de santé, même s'il est parfois insuffisant. 

Lorsque j'étais bien portant, étais-je suffisamment attentif aux personnes malades ou atteintes d'un handicap ?  C'était pour moi des gens à part, que je laissais pour compte.  J'ai appris à les regarder autrement, à communier davantage avec eux.

Je peux dire également que je prie non pas mieux, mais autrement.  Les cris de souffrance des psaumes me parlent davantage, et ils me paraissent à présent faits pour moi !  Les guérisons de Jésus deviennent mes propres guérisons.  Chaque jour, je confie à Dieu les malades et les soignants.  Je le remercie sans cesse, et lui demande, bien sûr, de guérir, mais surtout, de me donner la force, à à moi comme à tous les malades, de pouvoir traverser dans la Paix les diverses épreuves qu'il m'est donné de vivre.

La maladie est peut-être l'un des moyens que Dieu nous propose pour changer notre vie et nous aider à grandir ; voilà pourquoi j'ose dire qu'elle peut être pour nous, sinon une amie, une alliée, sur le chemin de notre rencontre avec les autres et avec le Sauveur !

jeudi 17 juillet 2025

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 3096 : Ne pas oublier nos frères et soeurs Iraniens

En cette période où l'on reparle de l'Iran, l'omnipotente présence des mollahs et des Gardiens de la révolution ne doit pas nous faire oublier la richesse humaine et culturelle du peuple iranien.  Voici quelques souvenirs à ce propos  :

Eté 1970, découverte de l’accueil merveilleux des Iraniens

Au cours de l’été 1970, il y a 55 ans, avec un copain, André, nous avons quitté la Vendée pour rejoindre Katmandou, au Népal, sac à dos. 

Pays traversés : outre la France et l’Europe, la Turquie, l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan, l’Inde et le Népal, aller et retour : un tel périple était possible à l’époque ! 

Impossible de rendre compte de façon détaillée de l’ensemble de ce voyage, dans le cadre limité de ce billet !  Je m’en tiendrai à l’Iran, qui est au cœur de l’actualité aujourd’hui. 

Notre souvenir le meilleur, à l’aller comme au retour, c’est l’accueil incroyable que nous avons reçu de la part des Iraniens, jeunes principalement : sans cesse, chaque jour, en tous lieux, nous étions entourés, questionnés, considérés comme des frères, et totalement pris en charge si nous le souhaitions. 

Combien de fois ne nous a-t-on pas invités pour des repas, avec de grandes assiettées de riz, tomates et de beaux morceaux de viande, avec de la très bonne bière, des fruits ; sans oublier le traditionnel café turc.  Beaucoup aussi ont exprimé le désir de nous recevoir chez eux pour y passer la nuit  Quelle leçon, quel enchantement, pour nous Français, qui peinons à faire de même, nous qui sommes si méfiants !

Ceux qui nous abordaient étaient avides de tout savoir sur ce que nous vivions en France : notre capacité de voyager hors de notre pays, nos goûts musicaux (on a dû leur traduire plusieurs fois un tube qui faisait rage à l’époque à Téhéran, « Je t’aime, moi non plus », 1969, Serge Gainsbourg et Jane Birkin), les relations entre garçons et filles… A l’époque, nous avions 27 et 28 ans, cela aidait !  D’autre part, ils n’en revenaient pas que nous pouvions voyager ainsi, en totale liberté.  Ils avaient de la peine à comprendre pourquoi on n’allait pas directement en avion à Katmandou !

Par contre, dés cette époque, si l’on demandait à voir la résidence du Shah, personne n’était disposé à nous y emmener. N’oublions pas que le Shah, considéré comme le valet des américains, a été renversé par une révolution populaire quelques années plus tard, en janvier 1979. Depuis lors, je me suis souvent demandé ce qu’étaient devenus ces jeunes qui nous ont si bien accueillis …

Plusieurs fois, des jeunes nous ont guidés pour des visites de monuments, dont l’Iran est si riche : le bazar extraordinaire d’Ispahan et sa mosquée royale, etc. ; mais le clou fut la cité historique de Persépolis, avec l’évocation de ces noms légendaires : Cyrus, Xerxès, Artaxerxès…  C’est toute l’âme de l’Iran que nous avons touchée alors !

Souhaitons que le peuple iranien, que l’on appelait « les Français de l’Asie », dont les qualités d’ouverture sont si grandes, puisse retrouver sans trop tarder une vraie liberté !

lundi 14 juillet 2025

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 3095 : A quand un défilé des forces de Paix ? (la guerre pue !)

Chaque année, lors de la fête nationale du 14 juillet, je m'interroge sur le fait que les Français dans leur ensemble, nous dit-on, plébiscitent le défilé militaire organisé à cette occasion. Les gens affluent par milliers pour admirer et applaudire les différents corps de troupes dont l'objectif est d'assurer la sécurité de notre pays.  Ceci est tout à fait concevable, car nous ne sommes pas à l'abri d'un éventuel conflit. L'objectif est le suivant : montrer sa force peut permettre d'éviter de s'en servir !

Cependant, sans exclure la tenue d'un tel défilé, n'y aurait-il pas à aller plus loin, et à faire oeuvre d'imagination ?  En France, nous sommes assez intelligents pour organiser ce magnifique défilé militaire, au point que Trump nous envie la tenue d'une telle manifestation ?  Pourquoi ne pas organiser également, en contre-poids ou en parallèle de ce défilé de nos forces armées, une mise en valeur aussi puissante et aussi crédible des forces qui oeuvrent en faveur de la paix ? 

En effet, réduire la fête de la nation à une parade militaire, cela ne me semble pas digne des possibilités ni des aspirations profondes de nos concitoyens.  Ne nous fermons pas les yeux : la guerre pue, comme on l'a entendu dans la bouche d'un des protagonistes du film "Chouans", passé à la télé sur Arte ce même 14 juillet au soir.

En alternative, ne serait-il pas possible de proposer à toutes les professions et toutes les associations qui oeuvrent pour le vivre-ensemble et pour la paix de se retrouver pour un immense défilé de la Fraternité ?  En vrac : monde de la santé, accompagnement des personnes âgées ou handicapées, ainsi que des migrants, présence solidaire et unie de représentants des différentes religions et traditions de sagesse, place privilégiée pour les perdants et les exclus de notre société, sentinelles de l'environnement, groupes israélo-palestiniens solidaires, en ouvrant la porte à toutes les victimes des régimes oppresseurs, en Iran, en Afrique, en Chine et dans tant d'autres nations.

Arriver à mettre en place une sorte de tribune solidaire internationale, ce serait à l'honneur de notre pays ! La France en est capable !  Le problème, c'est que nous n'imaginons même pas que nous pouvons le faire.  Et pourtant, je repense souvent à cette phrase, attribuée à Mark Twain : "Ils ne savaient pas que c'était impossible ; alors, ils l'ont fait !"

L'on dit souvent que notre société a perdu ses valeurs, et chacun de se lamenter.  Mais je crois que nous portons un regard trop négatif sur nous-mêmes. N'oublions pas que des millions de Français assurent un bénévolat dans de multiples associations. Ne nous laissons pas impressionner par les prophètes de malheur, qui voudraient nous faire croire que le monde coure à sa perte. Quand de telles personnes interviennent, dans notre entourage ou à travers les médias, gardons notre capacité de réflexion : ne nous laissons pas avoir par leurs tristes lamentations !

Méditons ce que déclarait le pape Jean XXIII lors de l'ouverture du concile Vatican II, le 11 octobre 1962  : "Il arrive souvent que nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu'enflammés de zèle religieux,manquent de justesse de jugement et de pondération, dans leur façon de voir les choses.  Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités ; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés (...)

Il nous semble nécessaire de dire notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.

Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes,la plupart du temps contre toute attente,atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse (...)  même les événements contraires." 

Alors, ce défilé de la Fraternité, on l'organise quand ?

l arrive souvent que dans l’exercice quotidien de Notre ministère apostolique Nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu’enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités ; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés ; ils se conduisent comme si l’histoire, qui est maîtresse de vie, n’avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d’autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l’Eglise.

Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.

Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l’Eglise, même les événements contraires.

l arrive souvent que dans l’exercice quotidien de Notre ministère apostolique Nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu’enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités ; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés ; ils se conduisent comme si l’histoire, qui est maîtresse de vie, n’avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d’autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l’Eglise.

Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.

Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l’Eglise, même les événements contraires.

l arrive souvent que dans l’exercice quotidien de Notre ministère apostolique Nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu’enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités ; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés ; ils se conduisent comme si l’histoire, qui est maîtresse de vie, n’avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d’autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l’Eglise.

Il Nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.

Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l’Eglise, même les événements contraires.