Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



jeudi 11 mars 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2600 : Le doigt de Dieu !

C'est en méditant l'évangile de ce jeudi (Luc 11/14-23) que j'ai eu l'idée de ce billet. Mais il y aurait de quoi écrire un billet chaque matin à partir des textes de la liturgie du jour ! Dommage que mon ophtalmo me demande d'être bref désormais...

Jésus déclare donc, dans une scène mémorable : "Si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est venu jusqu'à vous."

Le doigt de Dieu, c'est quoi ?  et où le voyons-nous à l'action ?  Tout à l'heure, ce sera l'objet de mon homélie lors de la messe de ce jeudi à Bourgenay.  

J'aurais pu partir de ce que m'ont dit de positif les uns ou les autres à propos de diverses victoires sur le mal. J'ai fait le choix aussi, comme engagement personnel de Carême, de repérer le doigt de Dieu à l'action à travers les médias ; et par exemple, parmi les pages du journal "La Croix" d'hier mercredi.

-  page 11  :  en Anjou et en Loire-Atlantique, des hébergeurs et gérants d'hôtel proposent des nuitées gratuites à des étudiants en détresse financière.

-  p. 19  :  le pape François vient de désigner une religieuse de Barcelone, soeur Nuria Calduch-Benages, pour être secrétaire de la Commission biblique pontificale. Le pape avance ainsi peu à peu sur des choix profonds.

-  p. 25  :  portrait de Claudia, indigène, indienne du Mexique, qui assure la formation dans une "école de paix", "pour armer les coeurs".

-  à l'instant, j'entends à la radio évoquer le geste de cette religieuse en Birmanie, qui s'est mise à genoux, les bras en croix, face aux militaires, les suppliant de ne pas tirer sur les enfants. "Je leur ai demandé de me tuer à leur place", a déclaré Soeur Ann Rose Nu Tawng.  Deux soldats se mettent alors à genoux, et la religieuse fait sur eux un geste de pardon. Commentaire du journaliste : "Cette chrétienne, une icône qui déjoue les pièges de la fatalité du mal, on n'y comprend rien..."

Mais si, on comprend : c'est le doigt de Dieu... Et vous, où le voyez-vous, ce doigt de Dieu ?


mardi 9 mars 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2599 : "Un carême dans les fleurs..."

 Merci à Monique, des Sables d'Olonne, qui, "pour alimenter ce blog" écrit-elle, a eu la bonne idée de me faire parvenir cette méditation de Carême du P. François Potez.  Il y a tant de façons d'envisager ce temps...  Pourquoi ne pas partager ce qu'il vous semble essentiel de vivre, d'après vous, durant ce temps ?


"Il y a deux façons de faire, dans un jardin. Il y a ceux qui sont obsédés par les mauvaises herbes. Ils passent leur temps à essayer de les éradiquer. Au bout du compte, les meilleurs obtiennent un jardin impeccable – et ils en sont très fiers. Tout est au cordeau, sans une herbe sauvage. Mais il n’y a pas une fleur : ils n’ont pas eu le temps de s’en occuper.
 
Et puis il y a ceux qui sont passionnés de fleurs. Ils passent leur vie à les soigner. Au passage, ils arrachent une mauvaise herbe, bien sûr. Mais ils n’en font pas une affaire : ce qui les intéresse, c’est de faire fleurir les massifs et de faire porter du fruit aux arbres du jardin. Et au bout du compte, il y a tellement de fleurs qu’il n’y a plus de place pour les mauvaises herbes.  (...)

Je voudrais vous proposer un carême dans les fleurs… Oh, bien sûr, il y a un peu de nettoyage à faire ! Il faut le faire de bon cœur, et joyeusement. Mais il faut surtout se rappeler que le but n’est pas d’avoir un jardin bien propre, mais un jardin bien fleuri ! On le voit à l’avance, on l’imagine, on en rêve. Il faut se lancer dans le carême les yeux et le cœur fixés sur l’alléluia pascal : comment vais-je le chanter cette année ?
 
Jeûner, c’est tailler. Pourquoi taille-t-on un rosier ? Pour trois raisons : la taille stimule et ravigote ; elle domestique la plante et lui donne une jolie forme ; et enfin, elle lui garantit une bonne santé en lui redonnant de l’air et de la lumière. Il faut y aller généreusement avec les plus forts, et tout doucement avec les plus fragiles.
 
Prier, c’est soigner, nourrir la terre, donner de l’engrais, mettre un tuteur à ce rosier encore fragile, accrocher à un fil la branche indisciplinée de ce rosier grimpant… Il faut y passer du temps. Une heure le dimanche ne suffit pas : il faut aller au jardin dès qu’on a un moment. Un peu tous les jours : le jardinier passionné voudrait y passer sa vie !
 
Mais surtout, surtout, il faut de la gratuité, de la générosité. Ça, c’est l’aumône : on donne des fleurs et des fruits à tout le monde, largement, sans compter. Chez ma mère, il y avait toujours un bouquet dans la chambre, même quand on ne venait que pour une nuit. Même en hiver. Et s’il n’y a plus de fleur, il y a toujours un sourire à donner.

Au travail, donc ! Quelles sont les fleurs que je vais cultiver pendant ce carême ? Quelles sont les qualités, les talents que Dieu m’a donnés et dont il attend de beaux fruits ? 
 
 Pour ce qui est de la taille, à chacun de voir : on a l’embarras du choix, dans ces vies trop encombrées. La prière, l’aumône ? La paroisse a un large choix de propositions pour ceux qui se demandent où et quoi. (...) Le prêtre est là et vous attend pour le sacrement de la réconciliation. Quant au sourire, pas besoin de conseil : tout est permis, et même recommandé ! "
 

____________________________ 

Merci à Monique d'avoir joint deux belles vidéos  :

  • L’une avec un extrait de l’opéra Lakmé de Léo Delibes : le duo des fleurs
  • L’autre est une interprétation de Richard Clayderman accompagnée de photos de fleurs

https://www.youtube.com/watch?v=GE3TlCiHhGo

 

https://www.youtube.com/watch?v=vj7NosY0UPE

 

 

lundi 8 mars 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2598 : Prière du Pape à Ur, au pays d'Abraham

Voici le texte de la prière du pape François à Ur samedi.  Nous en avons lu une partie hier dimanche, lors de la messe à Avrillé.  Chacun pourra la reprendre personnellement, en lien avec les populations de l'Irak, fraternellement.

 

« Dieu tout-puissant, notre Créateur qui aime la famille humaine et tout ce que tes mains ont accompli, nous, fils et filles d’Abraham appartenant au judaïsme, au christianisme et à l’islam, avec les autres croyants et toutes les personnes de bonne volonté, nous te remercions de nous avoir donné comme père commun dans la foi Abraham, fils éminent de cette noble et bien-aimée terre.

Nous te remercions pour son exemple d’homme de foi qui t’a obéi jusqu’au bout, en laissant sa famille, sa tribu et sa patrie pour aller vers une terre qu’il ne connaissait pas.

Nous te remercions aussi pour l’exemple de courage, de résistance et de force d’âme, de générosité et d’hospitalité que notre père commun dans la foi nous a donné.

Nous te remercions en particulier pour sa foi héroïque, manifestée par sa disponibilité à sacrifier son fils afin d’obéir à ton commandement. Nous savons que c’était une épreuve très difficile dont il est sorti vainqueur parce qu’il t’a fait confiance sans réserve, que tu es miséricordieux et que tu ouvres toujours des possibilités nouvelles pour recommencer.

Nous te remercions parce que, en bénissant notre père Abraham, tu as fait de lui une bénédiction pour tous les peuples.

Nous te demandons, Dieu de notre père Abraham et notre Dieu, de nous accorder une foi forte, active à faire le bien, une foi qui t’ouvre nos cœurs ainsi qu’à tous nos frères et sœurs ; et une espérance irrépressible, capable de voir partout la fidélité de tes promesses.

Fais de chacun de nous un témoin du soin affectueux que tu as pour tous, en particulier pour les réfugiés et les déplacés, les veuves et les orphelins, les pauvres et les malades.

Ouvre nos cœurs au pardon réciproque et fais de nous des instruments de réconciliation, des bâtisseurs d’une société plus juste et plus fraternelle.

Accueille dans ta demeure de paix et de lumière tous les défunts, en particulier les victimes de la violence et des guerre, sans oublier les Yézidis, Kakaïs, Mandéens, ... membres des minorités méconnues.

Mais aussi Bahaïs, Zoroastriens,... 

Aide les autorités civiles à chercher et à retrouver les personnes qui ont été enlevées, et à protéger de façon particulière les femmes et les enfants.

Aide-nous à prendre soin de la planète, maison commune que, dans ta bonté et générosité, tu nous as donnée à tous.

Soutiens nos mains dans la reconstruction de ce pays, et donne-nous la force nécessaire pour aider ceux qui ont dû laisser leurs maisons et leurs terres à rentrer en sécurité et avec dignité, et à entreprendre une vie nouvelle, sereine et prospère. Amen. »

 Rencontre interreligieuse du pape François dans la Plaine d'Ur


dimanche 7 mars 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2597 : Jésus : une colère pas comme les autres !

Voici l'homélie de ce 3° dimanche de Carême, autour de l'épisode des marchands du Temple.

 Jésus, un fouet à la main, en train de tout fiche en l'air dans le Temple de Jérusalem, lui, que l'on croyait l'apôtre de la non-violence, cela a de quoi nous surprendre ! Comment un tel comportement peut-il s'expliquer ? Surtout en un tel endroit, le Temple, qui, pour les Juifs, représentait le lieu par excellence de la présence de Yahvé !  Avec cette partie sacrée que l'on appelait "le Saint des Saints". C'était là que battait le coeur de la religion juive. Et c'est là que Jésus s'est fâché !

Mais, comme cette scène de l'Evangile nous le rappelle, à l'époque de Jésus, le Temple était devenu une espèce de big-bazar, dans lequel se tramaient de sordides trafics d'animaux et d'argent..

A dire vrai, les choses n'auraient pas dû se dérouler comme cela, et voici pourquoi.  Il existait alors, ceux qui sont allés en Terre Sainte s'en souviennent, le long du cours d'eau appelé le Cédron, entre le Mont des Oliviers et la ville de Jérusalem, un marché d'animaux proposés à la vente en vue de les offrir en sacrifice au Temple.

Mais Caïphe, le grand-prêtre, pour se faire de l'argent, ouvrit un autre marché d'animaux, à son profit, sur le parvis du Temple ; c'est-à-dire, à l'entrée même de l'édifice sacré.

Cela choqua nombre de Juifs, dont Jésus.  C'était un manque de respect pour ce que représentait le Temple , en tant que lieu de la présence de Dieu. C'était comme un détournement de la sacralité du lieu.

Dès lors, l'on comprend l'irritation de Jésus, face à une telle profanation. Car un prêtre juif, pire que cela, le grand prêtre, le numéro un de la religion juive de l'époque, avait mis en place un système de vol organisé au sein même de la maison de Dieu dont il avait la charge.

On entend parfois des personnes, coléreuses, irascibles, chercher des excuses à leurs éclats de voix en prétextant que Jésus, lui aussi, s'était mis en colère. Mais surtout, ne mettons pas sur le même pied la colère de Jésus et nos petits accès de colère, qui ne sont que le signe de notre mauvais caractère et de notre incapacité à maîtriser nos sentiments.

La réaction de Jésus est d'un tout autre ordre !  Car en l'occurrence, c'est la religion juive qui est en danger, et c'est la maison de Dieu qui est aux mains de voleurs et de traîtres à leur mission.

Dans le même temps, cela veut dire que les  autorités religieuses juives les plus hautes n'ont rien compris au message que Jésus essaye de délivrer depuis déjà quelque temps à travers toute la Palestine. A savoir, que le culte rendu à Dieu doit changer.

Jusqu'ici en effet, la façon de faire était la suivante : j'achète un animal, je le sacrifie à Dieu, et hop, grâce à ce commerce, je suis sauvé.  Jésus, lui, annonce que, désormais, ce ne sont plus des animaux que l'on doit offrir en sacrifice au Seigneur, mais c'est Jésus lui-même qui va se sacrifier, pour que chacun soit sauvé.

Ainsi, c'est une liturgie nouvelle que Jésus veut mettre en place ; une liturgie qui ne sera plus un commerce avec Dieu.  Le problème, c'est que, aujourd'hui encore, il n'est pas sûr que nous ayons bien compris l'évolution de la religion souhaitée par Jésus...

Lorsque, par exemple, nous disons à Dieu : "Seigneur, moi qui pense à toi tous les jours, en échange, il faut que tu exauces ma prière."  Vous avez entendu cette condition : "En échange"... Est-ce que cela ne ressemble pas un peu à du commerce ?

Je fais une prière, et Dieu devrait m'exaucer ; je mets un cierge, pour que Dieu m'accorde d'avoir mon permis, ou pour que ma petite fille réussisse à son examen ; je dis un "Je vous salue Marie", et je trouve une place sur le parking.  Je fais une neuvaine, et mon problème se règle automatiquement. Je prie pour être guéri d'une maladie, mais, malheureusement, Dieu n'a pas l'air d'en tenir compte !  Pourquoi cela ?

Or, le but de Jésus, avec les Juifs jadis comme avec nous aujourd'hui, c'est de nous faire sortir de ce type de relation avec Dieu : "Je te donne ceci, et en échange, tu me donnes cela." "Je viens à la messe, je prie beaucoup, comme ça, je n'attraperai pas le virus." 

Attention !  Cela ne veut pas dire qu'il ne faut plus prier !  Mais Jésus nous invite à entrer dans une religion de gratuité, dans une prière de gratuité, du style de ce que le ¨P. de Foucauld exprimait dans sa prière que vous connaissez sans doute : "Mon Père, je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoique tu fasses de moi, je te remercie, je suis prêt à tout, j'accepte tout...etc."  Voilà le type de prière en effet qu'il nous faut adopter !

A l'image de la prière de ces chrétiens d'Irak qui, ayant tout perdu  -  leur maison, leur village, leur église  -  continuent malgré tout de prier le Seigneur avec confiance, afin qu'il leur donne la force de continuer à croire et à vivre, envers et contre tout, dans une totale prière d'abandon.

Pour terminer, vous savez que, si cette église d'Avrillé, comme jadis le Temple de Jérusalem, c'est la maison de Dieu, notre coeur aussi est la maison de Dieu.

Or, notre coeur est encombré de toute sorte de marchandises, ou de marchandages, qui nous détournent d'une vraie relation avec le Seigneur et les autres.  Nos défauts, nous les connaissons !  Eh bien, laissons Jésus, pendant cette messe, passer avec son fouet à travers chacun de nos coeurs, pour en chasser tout ce qui est mal et mauvais.

Alors, nous sortirons de cette messe guéris et purifiés.  et le Seigneur retrouvera sa place, qui est la première, dans le Temple de notre vie et de notre coeur.  Amen !

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En lien avec le voyage pastoral du pape François,

     une vidéo du "Notre Père" en araméen,  d'abord dit en 1° partie, puis chanté par la foule  :

 Abun d'bashmayo — Notre Père en araméen — Syriac Aramaic Lord's prayer

 

jeudi 4 mars 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2596 : Pour une Eglise toujours plus fidèle aux valeurs évangéliques

 De Fontenay-le-Comte nous arrive une contribution rédigée par Marie-France Dauce, bien connue pour ses interventions et commentaires sur ce blog.  Ce qui se vit comme ouverture à Fontenay est un beau signe d'espérance quant à l'avenir de notre Eglise catholique ; c'est un appel aussi pour chacun de nous !

Merci à Marie-France et aux amis de Fontenay-le-Comte !  Et que les lecteurs de ce billet n'hésitent pas à contacter ceux-ci par l'intermédiaire de l'adresse ci-dessous.

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L’actualité de l’Eglise catholique tourne autour de quelques gros titres qui s’affichent dans la presse spécialisée. Deux d’entre eux retiennent mon attention ces jours-ci.

Tout d’abord  la nomination de la religieuse française, Nathalie Becquart, au poste de sous-secrétaire au Synode des Evêques. Une femme au sein de cette institution masculine, voilà un signe d’ouverture envers les laïcs et envers les femmes, confirmant quelques premiers pas déjà accomplis ! De plus, il va être question de la synodalité, appelée de tous leurs vœux par bon nombre de chrétiens !

Ce signe donné par le pape François est très positif et encourageant. Il venait après la nomination, du Cardinal Mario Grech comme secrétaire général de ce même Synode, lui qui s’est exprimé à propos de la richesse des ministères laïcs dans l’Eglise et s’est démarqué de  l’attitude de certains chrétiens lors des restrictions par rapport aux cultes.

 Parallèlement, nous apprenons la décision unilatérale de l’archevêque de Paris, Michel Aupetit, de fermer le centre pastoral de St Merry. Certes il a pu y avoir des comportements regrettables de quelques personnes, il reste que cette communauté en place depuis 45 ans ouvrait ses portes à ceux de la « périphérie » chère à notre pape ! Elle était signe d’ouverture à tous, et à ce titre, évangélique.

 Ces deux événements m’ont ramenée aux préoccupations d’un petit groupe dont je fais partie à Fontenay-le-Comte. Fin 2018, répondant à l’appel du pape François dans sa lettre au peuple de Dieu, ce groupe a provoqué une première rencontre pour les chrétiens du doyenné, moments intenses avec des témoignages de victimes d’abus, de membres de leur famille…Trois autres rencontres ont suivi en 2019, la réflexion s’orientant  sur le cléricalisme qui serait, toujours d’après le pape, à l’origine de ces dérives dans notre Eglise.

 Enfin, le 12 Mars 2020, à l’aube du premier confinement, nous avons reçu à Fontenay-le-Comte Sr Véronique Margron, présidente de la Conférence des Religieux et Religieuses de France, spécialiste de ces questions. Sa conférence a réuni environ 200 personnes.

 Depuis, nous avons maintenu, bon an mal an, nos contacts entre membres  du comité de pilotage (une dizaine de personnes), nous réunissant lorsque cela était possible, communiquant par mail, articles ou livres échangés, voire en visioconférence pour quelques-uns. Nous sommes réunis par des convictions communes : notre Eglise doit se renouveler et nous, en tant que baptisés, avons un rôle à jouer. Nous le ressentons plus comme un devoir que comme un droit à revendiquer. La place des laïcs d’une part, et celle des femmes en particulier demande à être réévaluée. Trop longtemps, on a occulté que les laïcs par leur baptême, sont « prêtres, prophètes et rois ». J’avais presque  60 ans lorsque j’ai entendu cela pour la première fois ! Pourtant Vatican II avait mis en avant cette dimension des baptisés, mais il faut reconnaître qu’il y a eu progressivement, un retour en arrière. Bien sûr, le ministère ordonné du prêtre lui donne une mission particulière, cependant elle ne doit pas effacer celle des  fidèles laïcs.

 Notre groupe a pris conscience que pour devenir un interlocuteur, il devait avoir une identité afin de se faire reconnaître. Il nous a semblé que la CCBF (Conférence Catholique des Baptisés Francophones) correspondait à notre démarche. Nous en sommes désormais soit adhérents, soit sympathisants. Il y a d’autres adhérents en Vendée … peut-être pourrons-nous un jour devenir un partenaire identifié et contribuer à l’évolution vers  l’Eglise de demain, Eglise que nous imaginons fidèle  aux valeurs évangéliques, ouverte et accueillante, vivante par les apports des uns et des autres, une Eglise exprimant la joie, avec simplicité, dans un monde qui évolue toujours.

 

Pour joindre le groupe de Fontenay, nous avons créé une adresse électronique :

ccb.sudvendee@gmail.com

 

Le lien ci-dessous permet d’accéder à la page du site CCBF rubrique vidéo. J’ai choisi le témoignage de Nicole Lemaître, cliquez sur sa photo. Et si cela vous intéresse, n’hésitez pas à en écouter d’autres et à visiter ce site…

https://baptises.fr/rubrique/videos-5-minutes-essentielles?page=1