Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



mercredi 28 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2484 : Appel de Yahvé aux puissants (rois et autres responsables en tout genre...)

 Chaque jour, le Bréviaire nous propose de méditer deux grands textes, tirés de la Bible et de la tradition de l'Eglise. Aujourd'hui, entre autres, un passage du livre biblique de la Sagesse (6, 1-27). Je vous en partage quelques extraits.  Un appel qui s'adresse aux rois, mais pas seulement... Peut-être aussi à chacun (e) de nous !

 

"Vous, rois, écoutez et comprenez, laissez-vous instruire, vous dont la juridiction s'étend à toute la terre. Prêtez l'oreille, vous qui dominez sur les foules et qui êtes si fiers de la multitude de vos nations : vous avez reçu du Seigneur votre pouvoir, du Très-Haut votre souveraineté, et c'est lui qui examinera vos actes et scrutera vos desseins, si vous, les ministres de sa royauté, vous n'avez pas jugé selon le droit, ni respecté la loi, ni agi selon la volonté de Dieu. De façon terrible et soudaine, il surgira devant vous, car un jugement rigoureux s'exerce contre les grands.

Le petit, lui, est excusable et digne de pitié, mais les puissants seront examinés avec rigueur.  Le souverain de tous ne reculera devant personne et ne tiendra pas compte de la grandeur : il a créé le petit comme le grand et sa providence est la même pour tous.  Mais aux forts, une dure enquête est réservée. (...)

La Sagesse brille et ne se flétrit pas, elle se laisse voir aisément par ceux qui l'aiment et trouver par ceux qui la cherchent. Elle devance ceux qui la désirent, en se faisant connaître la première. Quiconque part tôt vers elle ne se fatiguera pas : il la trouvera assise à sa porte.  Se passionner pour elle,c'est la perfection du discernement. Et quiconque aura veillé à cause d'elle sera bientôt sans inquiétude, car, de son côté, elle circule en quête de ceux qui sont dignes d'elle, elle leur apparaît avec bienveillance sur leurs sentiers et, dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre.

Le commencement de la Sagesse, c'est le désir vrai d'être instruit par elle. (...) Ainsi, le désir de la Sagesse élève jusqu'à la royauté. (...) La multitude des sages assure le salut du monde, et un roi très avisé, le bien-être d'un peuple. Aussi, laissez-vous instruire par mes paroles, et vous y trouverez profit."

 

Dans un autre domaine, cela m'a fait penser à cette phrase fameuse de Saint-Exupéry dans "Terre des hommes" : "Etre homme, c'est être responsable. C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde."

Pas si facile, en fait, d'être roi, chef, président de la République ou responsable de ceci ou cela !  Mais quel enjeu !  Pour citer encore Saint-Exupéry, dans ce même passage à propos de l'exploit de Guillaumet perdu quelque part au sommet de la cordillère des Andes : "La grandeur de l'homme, c'est de se sentir responsable (...) de ce qui se bâtit de neuf, là-bas, chez les vivants, à quoi il doit participer. Responsable (...) du destin des hommes."

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Encore un courrier des lecteurs très nourrissant aujourd'hui, sur "La Croix".

mardi 27 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2483 : "La vieillesse, un émerveillement !" (Père Guy Gilbert)

Pas jeune lui non plus, Guy Gilbert, né en 1935 à Rochefort, 85 ans. Ce qui ne l'empêche pas d'être tout à fait à l'aise avec son vieillissement ; témoin son ouvrage au titre si "vivifiant" : "La vieillesse, un émerveillement."  Voici comment ce livre est présenté :

"Dans un monde qui prône la jeunesse avec acharnement, bien vivre son âge n'est pas si simple. Guy Gilbert a voulu ce livre pour rappeler à chacun que le meilleur moment de notre vie, c'est toujours aujourd'hui. Et que rester jeune, ce n'est pas se faire tirer la peau ! C'est ouvrir les yeux et les oreilles à tout ce que la vie apporte de magie et d'émerveillement, c'est offrir un regard d'espérance où les autres pourront lire la joie de vivre que donnent la sérénité, l'amour et la miséricorde.
Au lieu d'écraser, la vieillesse doit être un maître intérieur : une vieillesse acceptée ne sera pas un handicap. Car elle est une grâce à vivre, elle a la sagesse, la sérénité d'une belle vie écoulée. L'expérience est source de connaissance, et la force intérieure est bien plus importante que celle des muscles.
Guy Gilbert offre de précieuses recommandations pour appréhender avec bonheur les derniers âges de la vie.
Un livre contenant bon nombre de conseils pratiques, fruits d'une longue expérience au service des autres, conseils empreints de beaucoup d'intelligence des situations, de psychologie et de foi.
des récits d'histoires vécues mettant en scène diverses problématiques
des conseils pour faire face à ces situations
des encadrés avec des extraits de textes de sagesse
une bibliographie des meilleurs ouvrages sur la question."

A peu près chaque mois, depuis deux ans et demi, à l'Ehpad Sainte Marie de Talmont, en collaboration très étroite avec Mme la Directrice de l'Ehpad ainsi que les animatrices, suite au souhait d'une résidente, Geneviève (94 ans), qui en est toujours la cheville ouvrière, une bonne quinzaine de résidents se retrouvent, joyeusement et fidèlement. Il y a un grand esprit d'ouverture en effet dans cet Ehpad. Un groupe de parole s'est donc mis en place autour de thèmes choisis par eux, durant une bonne heure chaque fois. Cela me rappelle d'ailleurs tout à fait l'esprit des Cafés-Théo. Nous avons déjà abordé des thèmes aussi divers que nos meilleurs souvenirs d'école, la situation israélo-palestinienne, la virginité de Marie, le péché mortel, l'islam, le confinement...

Thème retenu en septembre : la vieillesse, une chance ?  Il y avait un point d'interrogation évidemment. Moyenne d'âge du groupe : 90 ans facile, les deux plus âgés, deux hommes de 95 et 97 ans, n'étant pas, de loin, les moins bavards. Le fait qu'il y ait, dans le groupe, plusieurs mal-entendants (il y a u micro), 2 ou 3 mal-voyants, d'autres en fauteuils roulants, rien de tout cela ne les empêche de s'exprimer : l'on veille à ce que tout le monde puisse prendre la parole, même si c'est parfois très sobrement.  Quelques-unes des réflexions de cette fois-là, parmi bien d'autres :

-  "Le corps nous lâche, mais on veut réagir."

-  "On est déjà contents d'être encore vivants !"

-  "On ne va pas faire que penser à sa mort..."

-  "Il faut goûter le temps qui passe."

-  "C'est vraiment une chance d'exister."

-  "On a le temps de dire merci à Dieu."

-  "Je regarde par la fenêtre le ciel, les arbres, les oiseaux..." 

La semaine dernière, poursuite un peu sur le même sujet, autour du thème : "Y'a d'la joie" (chanson que nous avons reprise, ainsi que "L'hymne à la joie" et d'autres airs encore ; l'un des résidents présents nous accompagnant de son harmonica.

Oui, l'on a droit d'être joyeux, même si on est malade ou âgé !  Et, comme le disait Jacques Lebreton (sans yeux et sans mains, suite à une grenade qui avait éclaté dans ses mains après la bataille d'El-Alamein, dans le désert de Libye) : "Le plus bel âge, c'est l'âge que l'on a."

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Ceux qui ont la chance d'être abonnés à "La Croix" auront apprécié  -  outre le courrier des lecteurs, encore très riche en ce mardi  -  le portrait de la médiatique Laure Adler, sous le titre interpellant :   "La fierté d'être vieille".  "Je suis vieille, et je n'ai pas peur de le dire."  Plus tonique que jamais, elle défend avec ardeur cette dernière partie de la vie, se révoltant contre l'effacement des aînés" : "Le pacte de civilisation est rompu dans notre société par le sort qu'elle réserve à ses anciens. En visionnaire, Simone de Beauvoir considérait que cette question serait le problème majeur des décennies à venir."

lundi 26 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2481 : "Il faut reconquérir la confiance des musulmans" (Michel Wieviorka)

Samedi, puis dimanche, j'ai eu l'occasion d'écouter avec intérêt à la télé l'analyse un peu neuve de Michel Wieviorka à propos de la crise actuelle. Sociologue de talent, je le retrouve avec bonheur dans l'édito de "Ouest-France" de ce lundi, auquel je vous invite à vous référer.  Il exprime ce que j'aurais aimé vous partager avec la même justesse que lui, à savoir : dans notre société de défiance, comment ne pas abandonner ni mépriser les musulmans ? Ci-après donc, la 2° partie de son édito. Avec mes excuses pour les abonnés à "Ouest-France", mais tout le monde ne l'est pas ; et d'autre part, ce blog est lu dans d'autres régions que l'ouest de la France, non atteintes par ce journal.

 

 ET   L' ISLAM  ?      Mettre fin au soupçon !

(...)   Que la répression soit nécessaire et urgente, personne n'en disconviendra.  Mais ce n'est pas une raison pour être sourd et aveugle à la façon dont les musulmans de France peuvent vivre la situation présente. Or, au coeur des valeurs républicaines, l'enjeu de la laïcité n'est plus de séparer les Eglises et l'Etat, comme en 1905, mais à l'inverse, d'aller vers l'intégration de l'islam, ce qui implique des dispositions la facilitant et l'accélérant.

Les musulmans de France, dans leur majorité, attendent que soit réprimé l'islam radical.  Ils attendent aussi que soit mis fin à la méfiance à leur encontre.  Or, ils sont sommés d'adhérer sans discussion à notre devise, "Liberté", égalité, fraternité", sans y être aidés ni encouragés.  Où sont les efforts pour favoriser leur socialisation, quand ils habitent des territoires délaissés, livrés à l'exclusion sociale, à la délinquance, à la drogue et aux tentations du repli communautaire ?  Quelles dispositions, quels messages autres que répressifs ou lénifiants leur sont-ils prodigués ?  Certes, il est de bon ton de distinguer l'islam tout court, et la grande majorité des musulmans d'une part, et d'autre part, l'islamisme radical.  Mais ici et là, le vernis se craquelle.

Sont-ils des citoyens de la République quand le ministre de l'intérieur croit possible de déclarer à la télévision : "Ca m'a toujours choqué d'entrer dans un hypermarché et de voir qu'il y avait un rayon de telle cuisine communautaire et de telle autre à côté (...) C'est comme ça que commence le communautarisme."

Il est grand temps qu'un message politique se montre confiant dans la capacité de la République à faire sa place à l'islam, et mette fin au soupçon qui entoure les musulmans.  Cela évitera aussi que les plus dynamiques émigrent, et, en matière géopolitique, que l'image de la France devienne douteuse aux yeux de pays majoritairement musulmans.

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-  le courrier des lecteurs, dans "La Croix" de ce lundi, est également particulièrement éloquent.

-  en complément, entendu mardi matin 27 octobre sur France-Culture, où il était interviewé, le Président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, qui avait fait part de son indignation lors de l'assassinat de Samuel Paty, a précisé ceci : "Je ne souhaite pas que l'on montre à nouveau les caricatures dans les écoles. Le devoir de la fraternité nous impose à tous de renoncer à certains droits pour que la fraternité règne dans notre pays."

-  pour info, déjà 10 connexions aux USA sur ce blog depuis ce matin, sans parler de celles d'autres pays du monde (il est 11h15 en France au moment où je rajoute cette info).

 

dimanche 25 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2480 : "Reconstruire le Temple de la fraternité." (grand rabbin Haïm Korsia)

 Je situe ce billet en continuité avec l'appel de Jésus dans l'évangile de ce dimanche  :                                 "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu..., et ton prochain comme toi-même."


 Mardi dernier 20 octobre, je vous en parlais d'ailleurs dans mon blog de ce même jour, se tenait à Rome, en ce haut-lieu emblématique de la ville qu'est la place du Capitole, une rencontre de responsables des religions pour la paix, venus du monde entier.

Cet événement s'est déroulé au même moment que l'hommage rendu à Paris à Samuel Paty. J'ai vu là une coïncidence très riche, un peu comme dans un même mouvement dans lequel nations et religions, au lieu d'avoir peur les unes des autres et de s'exclure mutuellement, essayeraient d'unir leurs énergies au service d'une humanité plus fraternelle. Nous en avons déjà un bel exemple à travers l'intervention, citée ci-dessous, du président italien de la République, dans un respect total d'une saine laïcité.

C'était retransmis sur KTO. J'ai noté au vol quelques échos de cette veillée romaine, mais vous pourrez retrouver sur internet l'intégralité des discours des divers responsables religieux ainsi que celui du pape François. 

 

Le président italien de la République, Sergio Mattarella  :  "Le témoignage des religions est prophétique et peut aider le monde à sortir de ses enfermements."

Le Dr Karmaljit Singh Dillon, de religion Sikh  :  "Comme l'a dit le fondateur du sikhisme, Sri Guru Nanak Dev Ji : "La plus haute religion est de cultiver la fraternité universelle et de considérer toutes les créatures comme semblables à soi-même."

Le grand imam d'Al-Azhar au Caire, Ahmed-al-Tayyeb  :  "Je me dissocie, ainsi que les préceptes de la religion musulmane et les enseignements du Prophète Mohammed, de cet acte criminel et pécheur (à Conflans), et de tous ceux qui poursuivent cette idéologie perverse et fausse."

Le pape François  :  "Nous constituons une communauté mondiale qui navigue sur le même bateau, où le mal de l'un porte préjudice à tout le monde... Personne ne se sauve tout seul, il n'est possible de se sauver qu'ensemble."

Le Vénérable Shoten Minegishi, moine bouddhiste japonais  :  "La violence et les guerres sont des comportements créés par l'homme. De sorte que si un homme est à l'origine de la guerre, il peut aussi être à l'origine de la paix. Le dialogue est le moyen d'ouvrir nos coeurs et de faire un pas de plus vers le coeur de l'autre."

Le grand rabbin de France Haïm Korsia  :  bien connu sur le Pays des Olonnes, placé symboliquement juste à côté du pape, sans doute puisque, en tant que Juif, il est notre frère aîné dans la foi, il a lancé l'appel suivant : "Notre fraternité a besoin de s'exercer dans la rencontre, dans le débat, parfois même dans la vive discussion ; mais toujours dans l'espérance de trouver l'autre, pour pouvoir se trouver soi-même. Nous devons tous rebâtir une fraternité digne du temple de Jérusalem. Et c'est peut-être le plus beau des temples à reconstruire : celui de la fraternité."


Impossible de citer l'ensemble des intervenants, de diverses autres religions ou traditions de sagesse. Puissent l'ensemble des dirigeants et des populations des nations entendre cet appel des religions et saisir cette main tendue à l'ensemble de notre société, en France ou ailleurs. Car, ainsi que l'a rappelé le pape François : "Aucun peuple, aucun groupe social ne pourra atteindre tout seul la paix, la sécurité et le bonheur."



samedi 24 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2479 : Oui à une Eglise qui arrête de condamner

 Comme vous l'avez sûrement appris - les médias en ont largement parlé - une petite phrase du pape François vient de faire la une de l'actualité : celle dans laquelle il se prononce en faveur des unions civiles pour les personnes de même sexe. Voici ce qu'il a dit :

"Les personnes homosexuelles ont des droits à être dans une famille, ils sont enfants de Dieu, ils ont droit à une famille. On ne peut pas expulser quelqu'un d'une famille ou lui rendre la vie impossible pour cette raison. Ce que nous devons faire, c'est une loi d'union civile, car ils ont droit à une couverture légale. C'est ce que j'ai défendu."

En 2010 déjà, en effet, en Argentine, alors qu'il était archevêque de Buenos-Aires, il avait défendu la possibilité d'une union civile - l'équivalent du pacs en France.  Comme le dit Mgr Pierre Dubergé (journal "La Croix" du 23/10/20) : "Ceci est l'énoncé d'une conviction forte de la part d'un pasteur attentif à ce que vivent les femmes et les hommes d'aujourd'hui.  (...) Le pape est soucieux que les couples homosexuels puissent être accueillis, sans pour autant qu'il y ait confusion entre l'union civile et le mariage."

Comme le précise le Père Lemoine, théologien, moraliste et psychanalyste, dans ce même journal : "L'Eglise pourrait décider d'arrêter de protester contre la légitimité civile de ces unions - ce qui serait déjà énorme -, conformément à ce que Vatican II nomme "prendre acte de l'autonomie des réalités terrestres". Puis, elle pourrait lancer un travail théologique et pastoral en vue de permettre aux couples et familles homosexuelles d'être véritablement accueillies dans les communautés (ecclésiales), et non pas seulement tolérés. Mais, ajoute-t-il, l'Eglise catholique est-elle mûre pour cela ?"

En effet, j'ai entendu aux infos qu'un cardinal, dont je n'ai pas saisi le nom, aurait dit que "cette déclaration était hérétique" !!!  "La Croix" encore, d'après l'édito de Dominique Greiner : "Cest parce qu'il a pris conscience de la fragilité de la situation des couples homosexuels que le pape se prononce en faveur d'une union civile. Pour autant, souhaiter que le droit protège mieux ces couples, ce n'est pas entériner leur choix de vie.  Sur ce point, François ne rompt donc pas avec le discours de l'Eglise, mais il le prolonge, en tirant les conséquences sur le plan juridique d'un enseignement qui en appelle à l'accueil et au respect de toute personne. Quelle que soit sa tendance sexuelle."

 Très bon accueil des médias en général, sur toutes les ondes et toutes les chaînes ; pour une fois que l'Eglise a une parole d'ouverture, et non de condamnation - et au plus haut niveau.  Lors du "28 minutes" de jeudi soir sur Arte, alors que l'on disait que c'était nouveau comme attitude, une journaliste s'est permis de signaler que, il y a près de 30 ans, le "Catéchisme de l'Eglise catholique" disait déjà ceci, au n° 2358, qu'elle a cité - ce n'est pas tous les jours sur Arte : "Un nombre non négligeable d'hommes et de femmes présentent des tendances homosexuelles foncières. Ils ne choisissent pas leur condition homosexuelle ; elle constitue pour la plupart d'entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont invitées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la Croix du Seigneur les difficultés qu'elles peuvent rencontrer du fait de leur condition."

Tout le monde apparemment dans l'Eglise n'a pas bien lu ce texte, déjà ancien. Merci au pape François pour ce salutaire rappel, à diffuser largement !