Si vous avez pu participer à l'eucharistie en ce week-end, vous aurez pu remarquer que la Parole de Dieu de ce dimanche était particulièrement percutante. La semaine qui vient de s'écouler, tandis que je mijotais dans mon coeur et dans ma tête les textes proposés, je me disais : "Diable ! Il y a là de quoi réveiller un mort !"
- pensez donc ! Ce brave jeune homme riche, parfait sous tous rapports, qui croyait peut-être avoir obtenu son passeport pour le ciel car il avait observé les commandements, voilà que Jésus l'interpelle, en lui demandant rien moins que de vendre tous ses biens ! Oh la la ! Le pôvre ! Il n'a pas supporté... Relisez Marc 10/17-27.
- juste auparavant déjà, dans la 1° lecture, tirée du Livre de la Sagesse (7/7-11), il nous était dit que, "en face de la sagesse, l'argent sera regardé comme de la boue" !!!
- et la 2° lecture d'enfoncer profondément le clou : "Frères, elle est vivante, la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants." Je vous laisse aller relire la suite : rien d'une homélie à l'eau de rose, de la part de l'auteur de la Lettre aux Hébreux (4/12-13).
Et dire que ces parole sont pour nous aujourd'hui ! En effet, le jeune homme riche, c'est chacun de nous à présent. Cette scène d'évangile en effet n'est pas à lire au passé : c'est notre histoire et c'est notre présent.
A chacun de nous, Jésus demande : "Va, vends tout ce que tu as, et donne-le aux pauvres." Impossible donc de laisser ces paroles couler sur nous, au cours de la messe, comme sur les plumes d'un canard...
Avec Jésus, il ne suffit plus de se croire un bon paroissien, ou un bon prêtre, qui mène comme il faut sa petite vie de chrétien. Mais alors, vendre tous ses biens, qu'est-ce que cela veut dire ? On n'ose l'imaginer... Cela bouleverserait trop notre vie... "Seigneur, je veux bien te suivre, ; mais laisse-moi continuer ma petite vie tranquille. On m'a bien proposé d'entrer dans une équipe liturgique, ou au Secours catholique ou dans une autre association d'entraide, ou encore, de faire de la catéchèse, mais il faudrait que je lâche tel loisir, que je sois plus disponible aux autres. En un mot, que je vende une partie de mes biens, de ma tranquillité, de mon petit bonheur..."
La clé pour y voir plus clair, elle figure dans l'évangile de ce dimanche justement : "Les disciples se demandaient entre eux : "Mais alors, qui peut -être sauvé ?" Jésus les regarde et dit : "Pour les hommes, c'est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu." (Marc 10/27) Cela demande donc que chacun de nous se remette totalement en face de Dieu, qu'il se laisse regarder et remplir de sa force, en le laissant d'abord nous vider de nos fausses richesses.
Aux messes d'hier à St Vincent-sur-Jard et de ce matin à Talmont, j'ai cité l'exemple de Mgr Romero, cet évêque du Salvador qui avait placé les plus pauvres au coeur de sa pastorale et qui l'a payé de sa vie, assassiné d'un coup de fusil en pleine poitrine le 24 mars 1980, alors qu'il célébrait l'eucharistie. Le pape François vient de le canoniser à Rome ce matin, en même temps que le pape Paul VI.
Voici donc l'exemple de quelqu'un qui a vendu tout ce qu'il avait pour le donner aux pauvres. "La Parole de Dieu est plus coupante qu'une épée à deux tranchants ; elle va jusqu'au point de partage de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles..." Et voici tout à coup que ce vieux texte des Hébreux, que l'on a peut-être écouté distraitement, prends chair et vie sous nos yeux aujourd'hui !
Sans doute, nous ne sommes pas appelés à un témoignage aussi profond ! Et pourtant !!! Pouvons-nous avancer un peu, mettre davantage les plus pauvres au coeur de notre projet de vie de baptisés ? Et notre pays riche, la France, peut-il essayer lui aussi de mettre les plus pauvres de ses enfants au coeur de ses objectifs financier, humains, politiques et sociaux ? Saint Oscar Romero, aide-nous à ne pas traiter la Parole de Dieu comme de la guimauve ! Et Saint Paul VI aussi bien sûr, ce pape que j'ai beaucoup aimé, et que j'avais eu le bonheur de rencontrer le 15 août 1966, de passage en stop, sac à dos, à Castelgandolfo ! Amen !
dimanche 14 octobre 2018
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2218 : La Parole de Dieu, ce n'est pas de la guimauve !
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Olivier Gaignet
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mercredi 10 octobre 2018
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2217 : "Nous sommes entrés dans une ère féminine" (Denise, bouddhiste)
Une grande première hier soir, sur le Pays des Olonnes, et sans doute sur la Vendée ! A l'initiative de "Dialogue pour la Paix", le groupe interreligieux et interculturel du Pays des Olonnes, six femmes, venant de six traditions religieuses différentes, ont partagé, devant une assemblée très attentive de 70 personnes, leur ressenti, leurs questions, leurs espérances par rapport à la place de la femme dans les religions
Au cours de cette soirée, chacune n'a eu que 10 minutes pour exprimer ce qui lui paraissait essentiel ; mais cela leur a suffi pour accrocher et passionner l'assistance, très réactive à leur message. En voici seulement quelques échos :
Denise, bouddhiste : "au départ, les femmes étaient tenues à l'écart ; être née femme entraînait une infériorité de statut (cuisine, ménage...). Mais elles ont fait valoir leurs droits. En France par exemple, il n'y a pas de discrimination. Nous sommes entrés dans une ère féminine. Le Dalaï-Lama a ouvert aux femmes les "doctorats". Les monastères de femmes ont plus d'autonomie. Elles ont accès aux initiations et enseignements. Les femmes ont autant de possibilités d' "éveil" que les hommes. Et il y a toujours eu des femmes qui étaient de "grands maîtres" spirituels."
Yasmine, musulmane : "contrairement à ce que l'on peut penser, beaucoup de femmes, chez nous, sont très libres ; beaucoup étudient, sont intelligentes et cultivées ; ouvertes aux autres également. Malheureusement, de mauvaises interprétations font que l'on réduit la femme à ce qu'elle n'est pas, en mélangeant religion et traditions. Beaucoup, par ignorance, interprètent mal ce que le Coran dit des femmes, par exemple dans la sourate 4 sur les femmes, qui donne de justes conseils ; il faut trouver un équilibre entre la place de l'homme et de la femme au sein de la société. Sourate 2/228 : "Les femmes ont des droits équivalents à leurs obligations." Ceci a été écrit alors qu'en Occident, certains se demandaient si la femme avait une âme !"
Hélène, juive : "le judaïsme ne serait rien sans les femmes. Une femme juive est une femme en majuscules. Dans le judaïsme, la complémentarité entre l'homme et la femme est absolue. Il n'y a de bénédiction dans une maison que grâce à la femme. Avant l'ère chrétienne déjà, comme on peut le lire dans les textes de la Torah, l'on pensait aux droits des femmes. La maison de l'homme, c'est la femme. La femme, dans la Torah, c'est le temple de l'homme. Elle est au centre de la vie de l'homme. Chaque génération sera sauvée par la femme. De nombreuses femmes, dans la Bible, sont présentées comme jouant un rôle majeur dans la vie du peuple juif."
Maryvonne, catholique : "J'aime beaucoup le regard de Jésus sur les femmes : il les rend importantes. D'ailleurs, les évangiles nous montrent que les femmes portent l'intuition de Dieu ; il n'y a qu'à voir avec la Samaritaine... ; ce sont elles aussi qui furent les premières au tombeau. Malheureusement, l'Eglise n'a pas su leur donner leur place suffisamment ; dans ma jeunesse, la seule qui était active à l'église, c'était la chaisière, qui passait pour ramasser l'argent ! Souvent, les prêtres ont donné un rôle tout à fait mineur aux femmes, qu'ils mettaient à leur service. Mais actuellement, nombre de femmes se forment, y compris théologiquement, ce qui leur permet d'être crédibles et de prendre toute leur place dans la marche de l'Eglise."
Françoise, protestante : "Dès le départ, le protestantisme a été novateur ; il a aidé à ce que les filles soient instruites. Au 18°, des femmes sont reconnues comme "prophétesses". Mais déjà, Luther avait déclaré : "Il est nécessaire que les hommes prêchent ; mais quand il n'y a pas d'hommes, les femmes peuvent prêcher." L'on préférait auparavant des femmes veuves ou célibataires ; mais cela a évolué ; en 1966 par exemple, en France, le Synode a donné aux femmes pasteurs les mêmes droits qu'aux hommes. Des théologiennes tiennent une place importante. Actuellement, c'est une femme qui est à la tête de l'Eglise Protestante Unie en France. Les femmes sont libérées par Christ, pour son service !"
Marie-Noëlle, baptiste : "Une femme m'a parlé du Dieu vivant, de l'oeuvre rédemptrice de Dieu, et m'a donné une Bible. La parole de Dieu correspondait à mes attentes, ce qui m'a permis de trouver toute ma place de femme au sein de l'Eglise baptiste évangélique sur le Pays des Olonnes. Pour pouvoir être au service de la mission, j'ai commencé par apprendre à jouer de la flûte, pour accompagner la prière de louange de l'Eglise. Puis, par cet intermédiaire, l'on m'a confié la possibilité de présider le culte de louange,ainsi que la sainte cène. J'assure aussi l'enseignement de la Bible auprès des enfants. Dans notre Eglise, il y a de plus en plus de femmes pasteurs en responsabilité de servir le Seigneur."
Quel dommage de n'avoir pu donner que des bribes de ce magnifique temps de partage, qui fut suivi alors d'un temps très riche d'échanges divers, avec, je le signale, intervention de personnes se disant athées, mais ouvertes à ce type de réflexion. Ce type d'initiative est à renouveler certainement ! Et merci à Yasmine qui, en finale, nous a offert un savoureux thé à la menthe et des crêpes délicieuses pour sceller notre amitié !
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Olivier Gaignet
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18:17
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dimanche 7 octobre 2018
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2216 : "C'est merveilleux, l'Amour !" (Charles Aznavour)
Ce matin, à Jard-sur-Mer, j'ai terminé mon homélie en citant cette superbe chanson d'Aznavour - paroles de Gilbert Bécaud je crois : "C'est merveilleux, l'amour !"
Cela s'y prêtait, car les lectures de ce dimanche étaient orientées sur la vie du couple.
Bien sûr, je ne me serais pas permis, à partir de ces textes, de donner des leçons aux couples présents par rapport à la façon dont ils doivent gérer leurs relations conjugales.
Je me suis donc appuyé sur des exemples pris parmi les couples que j'ai préparés au mariage cette année.
Pour illustration, l'un d'eux a eu l'idée de proposer à ses proches un temps de réflexion au bord de la mer, avant la cérémonie de leur mariage à l'église. Ce fut un moment très fort. Ils ont expliqué à leurs proches que leur amour se voulait aussi immense que l'océan. S'en est suivi un riche partage, au cours duquel une vingtaine de personnes ont pris la parole, y compris des enfants, pour exprimer combien cet engagement de leurs deux amis les engageait eux-mêmes à vivre en vérité leur propre chemin d'amour.
J'ai cité aussi, entre autres, le magnifique projet de vie rédigé par un autre couple. Le jeune homme avait écrit ceci : "Après quelques années passées ensemble à être les deux moitiés inséparables d'un seul être (tiens, leur avais-je dit alors, cela ressemble à cette parole de Jésus disant : "tous deux ne feront plus qu'un"), à présent, nous décidons de nous aimer fidèlement et éternellement." Tandis que dans son projet à elle, sa future notait, de façon très imagée : "Nous serons les deux jambes d'un seul amour, nous serons les bras de notre amour, et nous expliquerons, à nos enfants et à tous, le partage, la paix et l'amour."
Un dernier exemple, tout frais, puisqu'il date de ce samedi après-midi : lors de leur entrée solennelle dans la chapelle de Bourgenay, le couple était précédé par ses deux enfants, portant fièrement chacun une pancarte relativement grande, sur laquelle il était écrit, pour Héléna (8 ans) : "Papa, maman, nous vous aimons", et pour Aaron : "Nous voulons nous aimer toujours."
Si j'ai cité aux paroissiens ces trois exemples, c'était pour deux raisons :
- d'une part, pour les informer de la qualité de réflexion d'un certain nombre de ces jeunes qui aujourd'hui demandent le mariage chrétien, pour des raisons qui n'ont souvent rien de superficiel ; alors que, comme on ne les retrouve pas dans les églises le dimanche suivant, l'on est souvent porté à les considérer, à tort, comme peu religieux et peu dignes de foi.
- c'était aussi une façon de lancer aux paroissiens une bouffée de jeunesse et d'amour, et comme une invitation à revenir, si besoin était, à ce que fut la beauté de leurs premières rencontres, à la source de leur vie de couple, pour la dépoussiérer au besoin, la réinventer s'il le fallait et en tout cas, pour la renforcer !
Et si ces jeunes couples avaient de belles choses à dire à leurs aînés, de la part du Dieu-Amour ?
St Jean l'avait suggéré, Aznavour et Bécaud l'ont chanté : "C'est merveilleux, c'est merveilleux, l'Amour !"
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Olivier Gaignet
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22:05
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mardi 2 octobre 2018
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2215 : Les Anges existent-ils ?
Drôle de question ! Mais il est vrai que lorsque l'on parle des anges, certains font part de leur doute profond quant à leur existence : qu'est-ce que l'on sait vraiment d'eux ? N'est-ce pas là une croyance d'origine païenne, venue du fond des âges ? Déjà, à Babylone, des siècles avant le Christ, n'avait-on pas en vénération les anges qui adoraient et servaient les dieux, et constituaient leur cour royale au plus haut des cieux ?... Il semblerait que, question des anges, la Bible n'ait rien inventé !
Navré de vous détromper, mais les anges existent bel et bien : j'en ai encore rencontré un (ou une) samedi soir, à l'église de Longeville. A la sortie de la messe, je saluais une dame très âgée, avançant avec difficulté, en s'appuyant sur sa canne, soutenue cependant par une jeune femme. Je fis à cette dame la remarque suivante : "Ah ! Vous avez de la chance ! Vous avez un bon soutien." Et celle-ci de me répondre, avec un sourire plein de bonheur : "Oui, c'est ma fille." Et d'ajouter : "C'est un ange !" J'ai bien voulu la croire...
Des anges, nous en connaissons tous, certainement ! Tiens, ce matin, à la radio, j'entendais le témoignage d'un sportif français qui participait à une compétition en Indonésie, et s'est retrouvé aux prises avec le tsunami. Au milieu des débris, il aperçut une petite fille qui appelait à l'aide ; il réussit à l'extraire de justesse, quand il aperçut une vague immense qui revenait. Par bonheur, il parvint à grimper sur un arbre assez solide, à proximité, et à se réfugier sur ses branches, la petite fille dans les bras. Le torrent d'eau s'acharna contre l'arbre durant d'interminables instants ; notre homme faillit même lâcher prise, mais peu à peu, la tempête se calma. Un ange venait de sauver cette enfant !
Et nous, si nous passons en revue notre existence, des anges, des personnes qui nous ont aidés, aimés, soutenus, sauvés, consolés, n'y en a-t-il pas des multitudes ? Ceux et celles qui, à tous les instants de notre vie, se sont trouvés là au bon moment, alors que justement, nous avions besoin d'aide pour nous tirer d'affaire et retrouver notre chemin.
Ces personnes qui nous aident et nous guident représentent à merveille ces messagers invisibles que Dieu nous envoie pour éclairer notre coeur et nous permettre d'orienter notre vie dans le sens de l'Evangile.
La 1° lecture de la messe des anges de ce jour est très claire à ce sujet : "Ainsi parle le Seigneur : "Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé. Respecte sa présence, écoute sa voix. Si tu écoutes parfaitement sa voix, si tu fais tout ce que je te dirai, je serai l'ennemi de tes ennemis, et l'adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi." (Exode 23/20-23)
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Olivier Gaignet
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11:52
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lundi 1 octobre 2018
Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2214 : Les femmes ont-elles toute leur place dans les religions ?
Plus que jamais, en ce moment, l'on se pose des questions sur la façon dont les femmes sont acceptées, écoutées, reconnues, prises au sérieux, en capacité de prendre des responsabilités, etc., dans les diverses religions. Mais le problème se pose aussi au sein de l'ensemble de la société ; en effet, ceux qui ne se revendiquent d'aucune tradition religieuse n'en sont pas forcément pour cela, par le fait même, plus respectueux des femmes automatiquement : cela se saurait ! Il n'y a qu'à comptabiliser le nombre de femmes chefs d'entreprise, promues dans l'armée, accueillies au Panthéon ou titulaires du prix Nobel, pour ne prendre que ces exemples un peu hors normes.
Mais revenons-en aux religions. L'association "Dialogue pour la Paix" sur le Pays des Olonnes vous invite à une réflexion sur ce thème :
La place des femmes dans les religions
mardi prochain 9 octobre, à 20h, à la salle des Nouettes, 5-7 rue George Sand, au Château d'Olonne.
Cinq femmes donneront leur témoignage ! Ce sera forcément très riche, et inédit chez nous, d'entendre conjointement une juive, une catholique, une protestante, une musulmane et une bouddhiste nous partager la façon dont elles ressentent cette question.
Chacune aura 10 minutes pour nous présenter ce qu'elle souhaite exprimer à propos de ce qu'elle vit : son ressenti, les questions qu'elle se pose, les avancées repérées et les appels qu'il faudrait prendre en compte.
L'assemblée aura la possibilité de s'exprimer, et l'échange sera sans nul doute instructif et riche d'espérance.
Prendre à bras le corps une telle problématique, ce n'est pas gagné d'avance ; mais c'est une proposition qui ne peut que contribuer à faire en sorte que les femmes soient enfin reconnues comme des actrices essentielles au sein de chacune des religions, comme au coeur de notre société.
Pour n'en rester qu'au catholicisme, quand enfin prendra-t-on au sérieux la vision qu'avait Jésus des femmes ? Elle était, si l'on en croit les évangiles, bien plus ouverte et beaucoup plus libératrice que celle développée ensuite par l'Eglise catholique au fil des siècles...
Quelle dommage aussi que les "disciples femmes" aient disparu dès les Actes des Apôtres ! "N'ont-elles donc eu aucune fonction dans l'Eglise naissante ?" s'interroge le P. Enzo Bianchi, le prieur du monastère de Bose en Italie. Celui-ci se demande également pourquoi l'affirmation de saint Paul "Il n'y a ni Juif ni Grec (...) ni mâle ni femelle" ne soit pas parvenue à donner forme à l'Eglise.
Les religions malheureusement, plus ou moins cependant les unes par rapport aux autres, s'accommodent trop facilement de soit-disant "traditions" ridicules et régressives...
Le chantier est ouvert ! Venez en discuter avec nous, entrée libre, ouvert à tous !
P-S : J'oubliais ! Parmi les institutions qui, en France, rechignent le plus à donner toute leur place aux femmes et à reconnaître leurs droits fondamentaux, il y a sans doute...les couples !!!
Et les droits des femmes battues, humiliées, méprisées par leur conjoint, c'est pour les chiens ?
130 d'entre elles sont tuées chaque année, et 200.000 blessées et meurtries à jamais !
Publié par
Olivier Gaignet
à
21:03
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