Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



mercredi 9 juin 2021

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2631 : La vieillesse, une chance ?

 

Voici le texte de l'édito que l'on m'a demandé de rédiger pour le numéro de juin du bulletin paroissial de Talmont.

 

 Fréquentant l’Ehpad Sainte Marie, à Talmont (visites, eucharisties...), j’y ai trouvé des résidents prêts à se donner les moyens de vivre avec bonheur ce temps du grand âge. Suite à divers échanges, l’idée a été lancée de mettre en place un « groupe - parole ». La première rencontre a eu lieu en mars 2018, et ce groupe s’est retrouvé depuis à 26 reprises.  Une bonne quinzaine de résidents y participent, joyeusement et fidèlement, autour de thèmes choisis par eux, durant une bonne heure chaque fois.  Nous avons abordé des thèmes aussi divers que nos meilleurs souvenirs d’école, la situation israélo-palestinienne, la virginité de Marie, le péché mortel, l’islam, le confinement…

 Thème retenu récemment : « La vieillesse, une chance ? »  Il y avait un point d’interrogation évidemment.  Moyenne d’âge du groupe : 90 ans facile.  Le fait qu’il y ait dans le groupe plusieurs mal-entendants (il y a un micro portatif), 2 ou 3 mal-voyants, d’autres en fauteuils roulants, rien de tout cela ne les empêche de s’exprimer : l’on veille à ce que tout le monde puisse prendre la parole, même si c’est parfois très sobrement.  Voici quelques-unes des réflexions de cette fois-là, parmi bien d’autres :

.  « Le corps nous lâche, mais on veut réagir. »

.  « On est déjà contents d’être encore vivants. »

.  « On ne va pas faire que penser à sa mort… »

.  « Il faut goûter le temps qui passe. »

.  « C’est vraiment une chance d’exister. »

.  « Je regarde par la fenêtre le ciel, les arbres, les oiseaux… »

.  « On a le temps de dire merci à Dieu. » 

Nous nous sommes dit aussi : « On a le droit d’être joyeux, même si on est malade ou âgé. » Car, comme le disait Jacques Lebreton (sans yeux et sans mains, suite à une grenade qui avait éclaté dans ses mains après la bataille d’El-Alamein, dans le désert de Libye : « Le plus bel âge, c’est l’âge que l’on a ! »

_________

Question : et vous, qu'en pensez-vous ?

                                                                                                         

 

 

 

 

5 commentaires:


Elodie a dit…

Merci pour ce vent de fraîcheur que tu nous fais partager, Olivier, au travers de ces témoignages.

Cela me fait penser au très beau texte interprété-chanté par Serge Reggiani et qui s'appelle : "le temps qui reste".
En voici les paroles :

"Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...

J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord? "

Et voici le lien pour veux qui veulent écouter le talent d'interprète de Serge Reggiani sur ce texte : https://youtu.be/BtVTkaUo4ew

C'est tellement vrai et juste de se sentir chanceux d'exister, d'être en vie, de pouvoir encore réagir, goûter au temps qui passe, d'observer et de contempler le monde qui nous entoure... C'est tellement beau la Vie, c'est certain que remercier Dieu quotidiennement pour tout cela, c'est là la moindre des choses que nous puissions faire et partager autour de soi.

Merci à toi Olivier et à tous les bénévoles en ehpad ou autre qui donnent et partagent de leur temps, de ce temps mis à leur disposition, de ce temps qui est offert, de ce temps qui reste, pour tout simplement partager et permettre à chacun d'exister.
C'est aussi l'oeuvre de Dieu à travers nous que de faire exister et donner la parole à ceux qui troo souvent sont laissés de côté ou même oubliés.

Longue vie joyeuse et de partages à Tous !

Denise a dit…

Vieillir, c'est bon signe. On a vécu jusque là. On peut s'en réjouir, remercier ceux qui ont pris soin de nous au fil des ans et ceux qui ont permis ce que nous avons vécu.
Vieillir demande de s'adapter pour faire le deuil de la vie d'avant et prendre la vie qui vient. C'est important d'y arriver pour être en paix !
Ce travail d'adaptation invite à changer peu à peu de logiciel : passer du superficiel à l'essentiel, du bavardage au silence, de l'abondance à la sobriété, de la vitesse à la lenteur,...
Vieillir peut être le moment propice pour réfléchir et donner du sens à la vie et tout particulièrement aux dernières années de la vie.

Unknown a dit…

Vieillir : une chance ; une chance pour qui ? Une chance pour quoi ?

A 56 ans, j'ai bénéficié d'un plan de départ anticipé à la retraite et je me suis dit : Quelle chance ! ayant commencé à travailler à 17 ans, il me restait autant d'années à passer en retraite que le nombre d'années passées au travail.
Aujourd'hui, après 18 ans de retraite, je me rends compte que ce calcul est faussé en raison de la santé qui devient défaillante.
Alors, il faut revoir les prévisions.
Les sorties et les déplacements me fatiguent.
Qu'est-ce qu'il reste à adapter ? Tout est à revoir. Une chose est à surveiller, c'est le mental.
Si le corps vieillit, se raidit, il faut préserver l'esprit, la mémoire par l'écoute de bonnes émissions, par des jeux, des rencontres, le partage de ce qui intéresse les petits enfants (leur univers de dessins animés)
Vieillir est une chance dans le fait qu'il nous reste du temps pour se préparer à la vraie rencontre ; combien de fois lorsque je faisais des visites à l'Ehpad, j'ai entendu dire des personnes sur leur lit : mais que fait le Bon Dieu ? Pourquoi, il ne vient pas me chercher?
Alors, je me permettais de leur répondre : Il a encore besoin de vous sur cette terre ; mais les personnes me disaient : je ne fais plus rien, je ne sers plus à rien que d'être à charge. et moi de leur répondre : Votre témoignage pour vos arrières et pour. nous aussi en tant que bénévoles compte beaucoup .
Aujourd'hui, cette question se pose à moi-même :
Quel regard les autres posent sur moi qui devient maladroite dans mes gestes, dans mon équilibre physique ? Que suis-je pour les autres, pour mon conjoint, mes enfants, petit-enfants, mes amis, mes voisins ?
Suis-je encore une battante ? pour ne voir que l'essentiel, la raison d'être sur cette terre, le consentement à avancer vers l'inconnu en s'appuyant sur les paroles de Jésus : Ne crains pas, je suis avec toi jusqu'à la fin des temps.

C'est pour moi une raison de vivre : Avoir encore et toujours des choses à donner.

Marie

Juliette a dit…

Le vieillissement est une étape qui demande de renoncer peu à peu à notre vie d'avant. J'en fait l'expérience.
Il faut cependant cultiver les liens qui nous font vivre car je pense que la pire des fragilités quand on avance en âge c'est la solitude.

du pays Yonnais a dit…

Plutôt que de s'adapter, je préfère accepter de vieillir.
Je suis sur ce chemin.
Bonne journée