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Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
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...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



samedi 14 novembre 2015

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.882 : Notre rapport avec le Christ et nos défunts

Suite à diverses demandes, je me permets de vous transmettre l'homélie du 2 novembre.


HOMELIE  du jour des Défunts

Lundi 2  Novembre 2015  à Mortagne

 

                                                                                        A vous qui avez été éprouvés par le départ d’un proche, que ce soit cette année, ou même bien avant, à vous dont le cœur est   resté blessé  et meurtri, à vous qui avez peut-être même eu l’impression que Dieu lui-même vous abandonnait, voici que, en ce 2 Novembre, la Parole de Dieu voudrait vous redonner Paix et Espérance.

                                                                                        « Que sont nos amis devenus ? » chantait  Rutebeuf ? Que sont devenus nos défunts ? Où sont-ils à présent ? La première lecture nous éclaire à ce sujet et cela dès la première phrase ; je vous la relis : « Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ». Autrement dit, nos défunts ne sont pas perdus à jamais dans des espaces intersidéraux infinis.

                                                                                        Et  l’auteur du livre de la Sagesse de poursuivre, je le cite encore : « Ils ont paru mourir, leur départ fut compris comme un malheur, mais ils sont dans la Paix » : dans la Paix ! Que ceci soit pour nous une bonne nouvelle, une certitude absolue, de la part de Dieu.

                                                                                        Mais, peut-on se demander, que s’est-il donc passé, pour que nous puissions en arriver là ? C’est à présent la deuxième lecture qui nous donne l’explication. Et cela à partir de notre Baptême. Je m’explique : par le Baptême, nous avons été comme plongés dans la vie du Christ, nous avons été recouverts par le Christ. C’est le sens du vêtement blanc (l’écharpe de baptême) dont l’on recouvre le nouveau Baptisé.

                                                                                        Ainsi imprégné, imbibé, pourrais-je dire, investi par le Christ, le nouveau baptisé voit le mal mourir en lui et disparaître, sous l’action bienfaisante de Jésus, et cela, tout le temps ensuite de sa vie, s’il se laisse faire, modeler par Lui.

                                                                                        En fait, quand Jésus est mort sur la croix, notre péché est mort aussi sur la croix, à ce moment-là. C’est le sens de cette deuxième lecture un peu compliquée, mais qui nous rappelle que le péché et la mort, en nos défunts comme en nous, n’auront pas le dernier mot.

                                                                                        Lorsque, dans le train, le Thalys, lors de l’attentat, des hommes se sont jetés sur l’agresseur, tel d’entre eux a été gravement blessé. Mais, par son geste, il a sauvé de nombreux passagers de la mort.

                                                                                        Quant aux passagers, durant de longs instants, ils ont cru mourir. De la même façon, quand Jésus a lutté contre le mal, jusqu’à en mourir, par son geste, il a neutralisé la mort, il nous a délivrés de la mort éternelle, dans le grand train de notre existence.

                                                                                        Alors, pour nous, la bonne nouvelle, le miracle, c’est que nous ne pouvons plus mourir. Ou du moins, si nous quittons physiquement cette terre, notre mort n’est pas définitive ni absolue.

                                                                                       Voilà pourquoi nous pouvons parler à nos défunts, nous pouvons leur dire ce que nous n’avons pas eu l’opportunité de leur dire quand ils étaient sur cette terre. Nous pouvons leur demander pardon si cela n’a pas été fait. Nous pouvons leur dire merci de tout ce que jadis ils ont fait pour nous, si nous n’avons pas suffisamment su les remercier de leur vivant. Et nous pouvons leur demander de veiller sur nous, de nous soutenir, de nous aider.

                                                                                       Permettez-moi de vous livrer un souvenir personnel. J’ai eu le bonheur de me trouver auprès de ma mère, lors de ses derniers instants, en compagnie de mes cinq frères et sœurs. Quelle joie lorsque j’ai entendu ma sœur Monique dire : « Maman tu parleras de nous à Jésus. » Et notre mère de cligner alors des yeux, imperceptiblement, peu avant son dernier soupir.

                                                                                       Cette deuxième lecture, que vous pourrez reprendre chez vous à tête reposée, nous dit que, si nous sommes unis au Christ par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne.

                                                                                       Grâce à notre Baptême en tout cas, le péché est mort en nous. Vivons de telle façon qu’il ne reprenne pas la première place de notre vie. Avançons dans l’existence les yeux fixés sur Jésus, en mourant chaque jour un peu plus à notre péché, en ressuscitant chaque jour un peu plus à la foi, à l’espérance et à la fraternité.

                                                                                       Alors se réalisera pleinement, pour nos défunts, partis avant nous, et pour nous ensuite, la promesse de Jésus dans l’Evangile de ce jour : « La volonté de Celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. »

AMEN !

 

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