Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



jeudi 29 septembre 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n ° 2778 : Parcours de Foi sur RCF - Vendée

Auberi, nouvellement arrivée à la direction de RCF-Vendée, vient d'innover en proposant chaque semaine dans les programmes ce qu'elle appelle des "parcours de foi".  Elle donne alors la parole à des laïcs, des prêtres ou autres, de façon très large, ce qui permet aux auditeurs d'entendre des témoignages de vie très divers ; cela invite chacun à réfléchir à ce qu'est sa propre vie.

Je viens de cette façon d'être interviewé par Auberi ; première diffusion mardi dernier 28 septembre, à 11h. Il y aura d'ailleurs une rediffusion ce dimanche 2 octobre à 11h, si le coeur vous en dit.

Entre temps, il y a toujours, en permanence, la possibilité de réentendre l'émission ; en particulier, si vous n'êtes pas disponible pour l'écouter en direct dimanche prochain, étant donné qu'à 11h, vous serez peut-être à la messe...

-  alors, sur votre moteur de recherche, vous tapez "RCF Vendée réécoute".

-  puis, vous cliquez sur "podcasts RCF Vendée"

-  apparaîtra alors en haut une barre de recherche ; cliquer sur le mot "réécoute"

-  sur le calendrier, cliquez sur la date : mardi 27 septembre (jour de la 1° diffusion)

-  placez-vous sur 11h : "Parcours de Foi"

Vous remarquerez le titre de cette émission  ;  "l'Evangile sur un tas de poubelles".  J'aurais d'ailleurs dû préciser plutôt : "sur un tas d'ordures" ; allez écouter cette émission, d'une durée de 25 minutes, et vous comprendrez pourquoi.

Si vous avez des réactions, merci de me les partager.


mardi 27 septembre 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2777 : "Shana Tova !" "Bonne et douce année" à nos frères et soeurs Juifs !

De ce dimanche 25 à aujourd'hui mardi 27 septembre, c'est la fête du Nouvel An Juif : "Rosh Hashana", ce qui signifie : "la tête de l'année".  En espérant "que cette nouvelle année soit douce, comme est suave la pomme trempée dans du miel", ainsi que le souhaitent les amis Juifs !

A cette occasion, je suis allé participer à la prière à la synagogue située en plein coeur des Sables d'Olonne. J'ai vu l'un des responsables présenter à l'assemblée la carte de voeux de Nouvel An que l'évêque de Luçon venait d'envoyer à la synagogue ; cela leur a bien fait plaisir ! L'un d'eux a dit : "Il faut qu'on lui réponde."  Un autre a ajouté : "Est-ce qu'on ne pourrait pas l'inviter ?"  Affaire à suivre !  Ce serait bien en effet que des relations véritables naissent et se développent entre la synagogue des Sables et les responsabldes au plus haut niveau au sein de l'Eglise catholique de Vendée !

 Ce Nouvel An Juif, dans cette religion, ressemble un peu, si l'on peut dire, au nouvel an de notre année liturgique, qui s'ouvre le premier dimanche de l'Avent.

Les Juifs entrent en ces jours dans l'année 5783, parce que, d'après leurs traditions, qui remontent au temps de Moïse ou au-delà, le monde aurait été créé en octobre 3761 avant Jésus-Christ. Ne haussez pas les sourcils ! Une tradition, c'est une tradition ; les Juifs ne sont pas dupes de ce que nos connaissances ont pu évoluer ; mais, pour le symbole, ils restent fidèles à leurs origines, à la foi de leurs pères, et à ce qui constitue une part de leur identité en tant que peuple croyant.

Cette fête est à la fois joyeuse et austère : elle rappelle à l'homme son statut de créature, soumise au jugement qui l'inscrira (ou non) dans le "Livre de Vie".  C'est pourquoi on se souhaite, en ces premiers jours de l'année, une inscription positive sur ce Livre.

Rosh Hashana ouvre, non seulement la nouvelle année, mais en même temps, les "dix jours redoutables" où chacun est invité à une transformation de sa vie intérieure, par un examen de conscience fouillé, quotidien, et en communauté ; tout cela étant l'occasion d'un nouveau redépart vers Dieu.

Ces dix jours de "révision de vie" sur ce que vit chacun mèneront à la fête de Yom Kippour, "Le grand pardon", qui aura lieu le mercredi 5 octobre.  C'est le jour le plus solennel du calendrier juif, quand toute la communauté est réunie pour faire aveu de ses fautes envers Dieu, et recevoir alors de lui son pardon.

Trois petites touches personnelles :

-  quand ils ont énuméré la liste des défunts de l'année, ils se sont tournés vers moi pour me demander si je souhaitais confier un nom ; j'ai cité celui de ma belle-soeur, Martine, dont la sépulture a été célébrée le 3 février dernier.

-  puis, chacun a confié à Dieu les malades qu'ils connaissaient ; ils se sont tournés vers moi et j'ai parlé de Soeur Marie-Francine, religieuse à Bourgenay, qui se bat contre un terrible cancer. Ils l'ont portée dans leur prière. L'un d'eux a aussi cité mon nom, car ils savent que je viens d'être opéré.

-  enfin, ils m'ont fait l'honneur de lire cette belle prière pour la République qu'ils reprennent fidèlement lors de chacune de leurs cérémonies.

Tous nos voeux à nos frères et soeurs Juifs !  Que la fidélité de nos frères aînés à l'Alliance avec Dieu fortifie leur espérance, en dépit des manifestations toujours actuelles d'hostilité et de violence à leur encontre !

dimanche 25 septembre 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2776 : "J'étais étranger et vous m'avez accueilli."

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LA 108ème JOURNÉE MONDIALE DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ 2022

(25 septembre 2022)

Construire l’avenir avec les migrants et les réfugiés

 

« La ville que nous avons ici-bas n’est pas définitive : nous recherchons la ville qui doit venir » (He 13,14).

Chers frères et sœurs !

Le sens ultime de notre « voyage » en ce monde est la recherche de la vraie patrie, le Royaume de Dieu inauguré par Jésus-Christ, qui trouvera sa pleine réalisation lors de son retour dans la gloire. Son Royaume n’est pas encore complet, mais il est déjà présent chez ceux qui ont accueilli le salut. « Le Royaume de Dieu est en nous. Bien qu’il soit encore eschatologique, qu’il soit l’avenir du monde, de l’humanité, en même temps il est en nous ». [1]

La ville future est une « cité aux fondements solides, dont l’architecte et le bâtisseur est Dieu lui-même » (He 11,10). Son projet implique un processus de construction intense dans lequel nous devons tous nous sentir personnellement impliqués. Il s’agit d’un travail minutieux de conversion personnelle et de transformation de la réalité pour correspondre de plus en plus au plan divin. Les drames de l’histoire nous rappellent combien nous sommes loin d’atteindre notre but, la Nouvelle Jérusalem, « la demeure de Dieu avec les hommes » (Ap 21,3). Mais nous ne devons pas perdre courage pour autant. À la lumière de ce que nous avons appris par les tribulations de ces derniers temps, nous sommes appelés à renouveler notre engagement à construire un avenir qui corresponde davantage au projet de Dieu, un monde où tous peuvent vivre en paix et avec dignité.

« Nous attendons avec impatience un nouveau ciel et une nouvelle terre, où résidera la justice » (2P 3,13). La justice est l’un des éléments constitutifs du Royaume de Dieu. Dans la recherche quotidienne de sa volonté, il faut la construire avec patience, sacrifice et détermination, afin que tous ceux qui en ont faim et soif soient rassasiés (cf. Mt 5,6). La justice du Royaume doit être comprise comme l’accomplissement de l’ordre divin, de son dessein harmonieux, où, dans le Christ mort et ressuscité, toute la création redevient « une bonne chose » et l’humanité « une très bonne chose » (cf. Gn 1,1-31). Mais pour que cette merveilleuse harmonie règne, il faut accueillir le salut du Christ, son Évangile d’amour, afin que les inégalités et les discriminations du monde actuel soient éliminées.

Personne ne doit être exclu. Son projet est essentiellement inclusif et place les habitants des périphéries existentielles au centre. Parmi eux, on compte beaucoup de migrants et de réfugiés, des personnes déplacées et des victimes de la traite. La construction du Royaume de Dieu se fait avec eux, car sans eux, ce ne serait pas le Royaume que Dieu veut. L’inclusion des plus vulnérables est une condition nécessaire pour y obtenir la pleine citoyenneté. Car le Seigneur dit : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli, j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi » (Mt 25, 34-36).

Construire l’avenir avec les migrants et les réfugiés signifie également reconnaître et valoriser ce que chacun d’entre eux peut apporter au processus de construction. J’aime voir cette approche du phénomène de la migration dans la vision prophétique d’Isaïe, dans laquelle les étrangers n’apparaissent pas comme des envahisseurs et des destructeurs, mais comme des ouvriers volontaires qui reconstruisent les murs de la nouvelle Jérusalem, la Jérusalem ouverte à tous les peuples (cf. Is 60,10-11).

Dans la même prophétie, l’arrivée d’étrangers est présentée comme une source d’enrichissement : « Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations » (60,5). En effet, l’histoire nous enseigne que la contribution des migrants et des réfugiés a été fondamentale pour la croissance sociale et économique de nos sociétés. Et c’est encore le cas aujourd’hui. Leur travail, leur capacité de sacrifice, leur jeunesse et leur enthousiasme enrichissent les communautés qui les accueillent. Mais cette contribution pourrait être bien plus importante si elle était valorisée et soutenue par des programmes ciblés. Il s’agit d’un potentiel énorme, prêt à s’exprimer, si seulement on lui en donne la possibilité.

Les habitants de la nouvelle Jérusalem – prophétise encore Isaïe – garderont toujours les portes de la ville grandes ouvertes, afin que les étrangers puissent entrer avec leurs dons : « On tiendra toujours tes portes ouvertes, elles ne seront jamais fermées, ni de jour ni de nuit, afin qu’on fasse entrer chez toi les richesses des nations » (60,11). La présence de migrants et de réfugiés représente un grand défi, mais aussi une opportunité de croissance culturelle et spirituelle pour tous. Grâce à eux, nous avons la possibilité de mieux connaître le monde et la beauté de sa diversité. Nous pouvons mûrir en humanité et construire ensemble un plus grand « nous ». Dans la disponibilité mutuelle, des espaces sont créés pour une comparaison fructueuse entre différentes visions et traditions, qui ouvrent l’esprit à de nouvelles perspectives. Nous découvrons aussi la richesse contenue dans des religions et des spiritualités qui nous sont inconnues, et cela nous pousse à approfondir nos propres convictions.

Dans la Jérusalem des Gentils, le temple du Seigneur est embelli par les offrandes qui viennent des pays étrangers : « Tous les troupeaux de Qédar s’assembleront chez toi, avec les béliers de Nebayoth pour ton service : sur mon autel, ils seront présentés en sacrifice agréable ; et je donnerai au temple l’éclat de ma splendeur » (60,7). Dans cette perspective, l’arrivée de migrants et de réfugiés catholiques offre une nouvelle énergie à la vie ecclésiale des communautés qui les accueillent. Ils sont souvent porteurs de dynamiques revitalisantes et animateurs de célébrations vibrantes. Le partage de différentes expressions de foi et de dévotion représente une occasion privilégiée de vivre plus pleinement la catholicité du peuple de Dieu.

Chers frères et sœurs, et surtout vous, les jeunes ! Si nous voulons coopérer avec notre Père céleste pour construire l’avenir, faisons-le ensemble avec nos frères et sœurs migrants et réfugiés. Construisons-le aujourd’hui ! Car l’avenir commence aujourd’hui, et il commence avec chacun de nous. Nous ne pouvons pas laisser aux générations futures la responsabilité des décisions qui doivent être prises maintenant pour que le projet de Dieu sur le monde puisse se réaliser et que son Royaume de justice, de fraternité et de paix arrive.

 

Prière

Seigneur, fais de nous des porteurs d’espoir
afin que, là où sont les ténèbres, règne ta lumière,
et que, là où il y a résignation, renaisse la confiance dans l’avenir.

Seigneur, fais de nous des instruments de ta justice,
afin que, là où il y a exclusion, fleurisse la fraternité,
et que, là où il y a de la cupidité, prospère le partage.

Seigneur, fais de nous des bâtisseurs de ton Royaume
Ensemble avec les migrants et les réfugiés
et avec tous les habitants des périphéries.

Seigneur, fais-nous apprendre combien il est beau
de vivre tous comme des frères et sœurs. Amen.

 


samedi 24 septembre 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2775 : Appel à l'aide...

 Ce billet est différent de ceux que je publie habituellement.  Il s'agit d'un  appel que je viens de recevoir de la part d'Etienne, responsable du Secours Catholique sur le Pays des Olonnes. Je ne vais pas faire un discours ni partager de grandes considérations à ce sujet. On me lancerait alors, comme cela s'est passé dans l'église St Pierre de Talmont, un dimanche où je citais un appel du pape François en faveur d'un soutien aux migrants en détresse : "Curé, pas d'politique !"

Nous sommes invités, moi y compris, à partager largement cet appel autour de nous !  Puisse surgir enfin la Lumière du Salut !


Je suis alerté par un salarié du collège Jean Monet (Château d'Olonne) pour une famille composée du père, de la mère et de leurs trois enfants, scolarisés. Déboutés de leur demande d'asile, ils viennent d'être expulsés de leur logement et n'ont pas d'autre solution que dormir à 5 dans leur voiture. Les enfants parlent bien le français. Le père fait des petits boulots non déclarés, puisqu'il n'a pas le droit d'avoir un emploi régulier. Il pourrait faire face à un petit loyer. 

Je n'ignore pas combien il est difficile de trouver un logement en urgence, surtout dans une pareille situation. Mais j'ai promis de lancer cet appel en espérant qu'il trouvera un échos positif.

Amicales pensées. Etienne

 

Une belle intention de prière, mais pas que..., en ce dimanche où l'on célèbre la Journée mondiale annuelle des migrants ! 

lundi 19 septembre 2022

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2774 : Lancement d'un Service épiscopal des relations avec le Judaïsme

 Il y a un an, en septembre 2021, le diocèse me demandait de prendre la responsabilité sur la Vendée d'un service, inexistant jusqu'alors, des relations avec le Judaïsme. Approchant à ce moment des 79 ans, j'ai commencé par refuser. Mais vu l'insistance, et surtout, par rapport à l'importance de la création d'un tel service, j'ai fini par accepter. En m'appuyant sur une expérience de 20 ans dans la rencontre avec la communauté juive des Sables d'Olonne, où j'étais alors curé, depuis la rencontre en 2003 avec le rabbin Haïm Korsia, devenu depuis grand rabbin de France. Avec son accord et sur sa sollicitation, nous avions alors accueilli l'installation, à titre transitoire, de la synagogue dans une salle du presbytère, durant environ 7 années. Les Juifs ont par la suite loué un endroit en centre-ville des Sables d'Olonne pour y installer leur synagogue.

 La semaine dernière, lors d'une interview à RCF, l'on m'a demandé pourquoi un tel service n'avait pas été encore mis en place. Il est vrai que l'Eglise catholique n'a jamais pris tellement pris conscience de son lien profond avec le peuple juif jusqu'à la tenue du concile Vatican II dans les années 60, et ce pour de multiples raisons ; l'on avait même quasiment oublié que Jésus et Marie étaient juifs ; on vivait au temps de "l'enseignement du mépris". Mais, au moment de la Shoah, certains catholiques ont pris conscience que c'était nos frères que l'on était en train d'assassiner. Puis, peu à peu, les catholiques ont redécouvert qu'ils faisaient partie, avec les Juifs, du même peuple de Dieu.  Chez nous, en Vendée, les autorités diocésaines ont fini, de leur côté, par se rendre compte qu'il y avait une communauté juive vivante sur le Pays des Olonnes, et qu'il ne serait peut-être pas inutile de s'intéresser à ces frères et soeurs présents, mais oubliés.

Peu à peu, depuis un an, j'ai fait appel à quatre personnes compétentes et motivées pour former une équipe qui constitue à présent ce que l'on appelle "le Service diocésain des relations avec le Judaïsme" (SDRJ) : Bernard Bulteau, président de l'Amitié Judéo-Chrétienne de Vendée (AJCV), Marie-Hélène Dechalotte, bibliste, qui a vécu plusieurs années en Israël et parle hébreu, Françoise Kessler, ancienne présidente de l'AJC, et Geneviève Guesdon, membre du groupe interreligieux du Pays des Olonnes, qui comprend plusieurs ami(e)s Juifs.

Avec eux, nous avons réfléchi sur le type d'actions à mener pour permettre à notre diocèse de progresser, particulièrement sur les deux points suivants : maintenir et amplifier le contact avec les Juifs, tant sur le Pays des Olonnes que sur l'ensemble de la Vendée  ; mais aussi, permettre la découverte des origines juives de notre foi.

Nous sommes déjà allés au printemps assurer des formations en ce sens sur quatre paroisses du diocèse, et nous projetons de rejoindre en décembre quatre autres paroisses pour un partage autour des traditions juives à propos de Noël et de l'Epiphanie.  Durant le temps du carême, nous irons dans d'autres paroisses pour faire découvrir comment la messe a repris les rites d'un repas juif.  Parmi nos missions, nous insistons aussi pour que l'on donne davantage d'échos aux premières lectures, tirées du Premier Testament, par le biais des homélies.  Sans parler d'une sensibilisation permanente par rapport aux dangers de l'antisémitisme, encore bien présent y compris dans certaines parties du monde catholique... A ce sujet, nous avions fait venir à la Roche le responsable national du Service des relations avec le Judaïsme sur ce même sujet en mars dernier.

Le service étant à présent bien en place sur le plan diocésain, vu la proximité de mes 80 ans, j'ai donc jugé bon de laisser la place à quelqu'un de nouveau, en la personne de Marie-Hélène Dechalotte. Je reste cependant dans l'équipe, tout en me réjouissant de voir un nouveau service d'Eglise pris en charge par un membre du laïcat, et en l'occurrence, par une femme, et de grande qualité. 

Et n'oublions jamais que, comme Jésus l'a dit à la Samaritaine : "Le salut vient des Juifs !" (Jean 4/22)