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...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



mercredi 21 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2478 : Assassinat de Samuel Paty : "Pardon pour notre aveuglement."

 Je vous propose un intéressant témoignage paru dans le journal "La Vie", celui du père Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l'information du diocèse de Paris et enseignant au collège des Bernardins, qui réagit à l'assassinat du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty, décapité par un terroriste le 16 octobre dernier.

 

Rien de plus difficile que d’apprécier la dangerosité réelle d’une personne fichée pour radicalisation. Cependant, la République pourra-t-elle encore longtemps se contenter de rendre l’hommage de la nation à ceux qu’elle n’a pas su protéger ? Comment honorer la mémoire d’un enseignant soucieux de la réflexion critique, sinon en lui demandant pardon pour ce que nous n’avons voulu voir, ce que nous n’avons pas fait pour qu’il n’ait pas à payer de sa vie son zèle et ses efforts ? 
 
Pardon pour notre aveuglement, pardon pour notre lâcheté, pardon même pour ces honneurs qui viennent trop tard et que rendent ceux-là mêmes qui auraient dû agir ! Nous pourrons louer son héroïsme, ses qualités humaines et pédagogiques, nous ne dirons jamais assez notre part de lâcheté devant l’islamisme, nos inhibitions devant les fanatismes et nos manques de considération pour les nouveaux défis éducatifs. Voici que l’héroïsme des uns est révélé par l’inconséquence des autres : Samuel Paty est devenu la proie d’un islamisme que nous pensions faussement sous contrôle. La mise en avant de la lutte contre le terrorisme islamiste dans les rues n’a que trop servi d’alibi à l’inertie pour en combattre son idéologie dans les esprits.

Pardon aussi pour ces années d’un traitement médiatique de l’islam radical qui ont peu à peu installé une tolérance à l’intolérable, comme si l’on pouvait s’en accommoder en y voyant un simple fait social ou une inoffensive diversité culturelle. Pardon enfin pour notre naïve complaisance avec ceux qui font des réseaux sociaux un terrible catalyseur de haine. Comment neutraliser un bras armé si l’on a neutralisé sa propre capacité de réfléchir ? Notre histoire nous enseigne que les totalitarismes naissent du silence des consciences anesthésiées par la recherche du confort, préféré à la vérité. Nous n’avons rien fait de cette expérience. Pardon Samuel. 

France, parle à tes enfants pour désarmer les haines. 

Avons-nous besoin des indécentes surenchères politiciennes de ceux qui veulent renouveler la virginité de leurs ambitions sur la dépouille de celui qu’ils ont abandonné en première ligne ? Les Français sont-ils assez exigeants avec ceux qui les dirigent ? Sont-ils seulement assez lucides sur leur propre démission culturelle et spirituelle ? Si la faillite de l’État se voit plus clairement, la dérive est bien collective.

Comme avant lui le père Hamel, Samuel Paty a été égorgé par le bras d’un jeune de moins de 20 ans ! La violence n’attend pas les années, et la folie meurtrière se fantasme en justicière. 

Tout ça pour des dessins, destinés à illustrer et éveiller à la liberté et au travail de la conscience. Cette liberté n’est jamais acquise une fois pour toute. Au contraire, elle est toujours l’objet d’un âpre combat qui ne se remporte qu’à la faveur d’une grande considération pour notre fragile nature humaine. N’est-ce pas parce que nous ne savons plus qui nous sommes, que nous ne savons plus ce que nous avons à devenir ensemble que le fanatisme germe si bien dans nos territoires ? Ce qui monte à l’esprit emporte notre vision du monde. Quel est notre idéal ? Quel nouvel humanisme pourra nous délivrer de l’islamisme ? Il n’est plus temps de penser à des actions, mais d’agir en hommes de pensée. Le sang d’un professeur d’histoire vient de mettre la France face à son destin.

mardi 20 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2477 : Prière du pape François pour la Paix

En cette fin d'après-midi, je viens de suivre, retransmise sur KTO, la très belle rencontre organisée à Rome en anniversaire de l'engagement d'Assise en 1986 : des responsables de nombreuses religions et traditions de sagesse étaient réunis, hommes et femmes, auprès du pape François. Juste à la gauche du pape, le grand rabbin de France, Haïm Korsia. Tous sont intervenus en faveur de la paix.  L'événement se déroulait dans le cadre magnifique de la place du Capitole, au coeur de Rome, en présence du président de la République italienne, sous un superbe soleil couchant. Un appel solennel a été lancé aux dirigeants des nations et à toute l'humanité : "Qu'il n'y ait plus sur cette terre "les autres", mais "un grand nous".

  En ces jours où se répandent la discorde, la haine, le meurtre, la division au sein de nos sociétés, en écho à cette rencontre, prenons un peu de temps pour rencontrer le Père, et nous laisser transformer intérieurement auprès de celui qui est la Source même de toute vraie Paix !

« Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication ! Nous avons essayé tant de fois et durant tant d’années de résoudre nos conflits avec nos forces et aussi avec nos armes ; tant de moments d’hostilité et d’obscurité ; tant de sang versé ; tant de vies brisées, tant d’espérances ensevelies… Mais nos efforts ont été vains. 

A présent, Seigneur, aide-nous Toi ! Donne-nous Toi la paix, enseigne-nous Toi la paix, guide-nous Toi vers la paix. Ouvre nos yeux et nos cœurs et donne-nous le courage de dire : « plus jamais la guerre » ; « avec la guerre tout est détruit ! ». Infuse en nous le courage d’accomplir des gestes concrets pour construire la paix.

 Seigneur, Dieu d’Abraham et des Prophètes, Dieu Amour qui nous a créés et nous appelle à vivre en frères, donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix ; donne-nous la capacité de regarder avec bienveillance tous les frères que nous rencontrons sur notre chemin. Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. 

Maintiens allumée en nous la flamme de l’espérance pour accomplir avec une patiente persévérance des choix de dialogue et de réconciliation, afin que vainque finalement la paix. 

Et que du cœur de chaque homme soient bannis ces mots : division, haine, guerre ! Seigneur, désarme la langue et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours « frère ».

  Et que le style de notre vie devienne : shalom, paix, salam ! Amen. » 

 

 
 

 

lundi 19 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2476 : Et si, face au terrorisme, on redonnait une place, même petite, au "religieux" ?

 Suite au meurtre affreux de cet enseignant, Samuel, à bon droit, la France entière s'est émue. Il y a quelque temps, l'on avait égorgé un prêtre, le Père Hamel, et c'est à présent le tour d'un enseignant. Tristesse, douleur, impression d'un immense gâchis ! L'Eglise est attaquée, l'école également, comme d'autres institutions. L'on sent que notre pays est sidéré. J'avais déjà cité sur ce blog la réflexion toujours actuelle du grand dramaturge Bertold Brecht : "Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde."

Cette bête à l'affût n'attendait que cela pour se manifester à nouveau. La réalité : on ne peut se contenter de rire de ses méfaits. Montrer les fesses nues du Prophète, accroupi dans une position humiliante, nombre d'enseignants reconnaissent que ce n'est pas forcément l'exemple le mieux choisi pour expliquer à des ados la beauté de la liberté d'expression ; et cela d'autant plus s'il y a des jeunes de culture musulmane parmi eux !!!  Témoin la réaction d'Amélie : "Mes élèves ne sont pas assez mûrs pour saisir le second degré, ils n'ont pas encore la perception de l'ironie." De plus, comment expliquer que cela n'est pas en contradiction avec la loi de 1881 sur la liberté d'expression dans la presse, qui (en principe ???) réprime les injures publiques et la diffamation...

On a voulu, envers et contre tout, traiter ce problème comme ça, à la rigolade ; mais le résultat est là, horrible et patent : un terrible échec, une piste sans issue... Au point que certaines grandes voix tirent la sonnette d'alarme, à l'image de Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur général de l'Education nationale déclarant, dans "Ouest-France" de ce dimanche : "Seuls 6% des enseignants sont formés à la laïcité, seuls 25% ont suivi un cours spécifique sur le sujet, et 50% de ceux-ci affirment qu'ils étaient très mauvais. La plupart des enseignants ne comprennent ni la religion, ni l'idéologie de leurs élèves. On est vraiment dans une situation très dangereuse. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est un plan de formation massif qui fasse une large place à la laïcité, à l'histoire des religions."

Une autre grande voix se fait entendre en ces jours, celle du Père Adrien Candiard, islamologue, maîtrisant la langue arabe, dominicain vivant au Caire parmi les musulmans, considéré comme l'un des plus grands spécialistes de l'Islam, ce qui est loin d'être le cas de nombre de nos commentateurs patentés sur nos plateaux de télé... Il propose à notre société une autre façon, plus neuve, moins étriquée,  d'aborder cette question du terrorisme soit-disant "islamique", quoique n'ayant que peu à voir avec la religion musulmane ; la preuve étant, souligne encore Jean-Pierre Obin, que "92% des victimes des attentats qui ont eu lieu dans le monde entre 1979 et 2019 sont des musulmans."  L'analyse d'Adrien Candiard semble si pertinente que, lors des revues de presse de ce lundi matin, il a été signalé que 4 journaux au moins reprenaient ses analyses en ces jours. Aujourd'hui même : "Ouest-France", "Le Monde", "La Croix", mais aussi "Le Point". Impossible de tout citer, je vous renvoie à ces journaux. Voici son interview à "Ouest-France", recueillie par Alan Le Bloa, que nous pouvons remercier pour la qualité de cet entretien :

"L'absence de Dieu, terreau du fanatisme religieux

On pense, depuis que les philosophes des Lumières ont théorisé le fanatisme, qu'il s'agit d'un excès de Dieu. Et que, pour faire face, la bonne politique est de réduire la place de la religion. Ce diagnostic est faux.  Quand on écoute ce que disent les fanatiques, on constate que ce n'est pas de Dieu dont ils parlent. Que l'idolâtrie, qui provoque le fanatisme, peut conduire à lui substituer des commandements divins. La loi divine devient alors aussi indiscutable que Dieu lui-même.

Quels remèdes à cela ?

Les pouvoirs publics auraient un rôle à jouer, en favorisant une approche rationnelle et critique de la foi.  En France, depuis la fin du XIX° siècle, on a fait sortir la question religieuse de la raison commune et des universités. Ce qui a rendu les esprits vulnérables face à des enseignements religieux délirants.

Cet "analphabétisme théologique" dont vous parlez met nos sociétés en danger. Pourquoi ?

Face à un discours séducteur qui fait appel à des idées puissantes comme l'infini, l'absolu, la sainteté, qui cherche à vous entraîner dans un grand n'importe quoi, comment se défendre si vous ne savez pas lire un texte religieux ?  Comment prendre de la distance si on ne vous l'a pas appris ?  Cet analphabétisme théologique désarme les citoyens. Et les non croyants sont encore plus vulnérables, car ils n'ont aucune formation dans le domaine.

Estimez-vous nécessaire d'inscrire la théologie dans les programmes d'enseignement ?

On fait reposer ça sur les professeurs d'histoire. On a intégré l'enseignement du fait religieux, le général... Mais sur la pensée religieuse, la théologie, il y a un angle mort. Cela mériterait que des pédagogues se penchent sur le sujet.  En France, la théologie est perçue comme un discours vain et dogmatique. Cette absence de  discours critique et raisonné de la foi favorise le fanatisme. La logique qui prévaut, c'est : "N'en parlons pas, car c'est compliqué."  Résultat : on laisse d'autres en parler, dont certains qui peuvent manipuler."

 

Problème : la théologie au service de la laïcité !!! Mais est-on prêt, en France, à suivre ce chemin ?

Adrien Candiard a publié, entre autres : "Comprendre l'Islam, ou plutôt : pourquoi on n'y comprend rien" (Flammarion), et aussi : "Du fanatisme, quand la religion est malade" (Cerf). A lire et à offrir !

 

samedi 17 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2475 : Prière avant la dernière étape

             Je vous transmets ce beau message, qui m'est communiqué par Gilles Bély  :

  ‌Bonjour Olivier,

En écho à "Ma France" de Jean Ferrat - chanson que j'aime beaucoup - voici "Le moment venu", un bel hommage à  notre Vendée. Nous le devons à Claude Mercier, écrivain, poète, comédien, animateur de radio, que les Vendéens ont bien connu.
Il avait enregistré ce texte qui a été diffusé lors de ses obsèques, en l'église de Beauvoir-sur-Mer, en 2016. Nous avons entendu sa voix... Elle peut encore trouver un écho  aujourd'hui, à l'approche de la Toussaint et dans le souvenir de ceux qui, "le moment venu ", sont allés sans crainte vers la Maison du Père.

Amitiés.

Gilles
 
 
 
 
‌Le Moment venu

 

Le jour où moi aussi j'aurai fini mon temps

Et où ta voix, d'en haut, me dira: "Maintenant!"

Fais, Seigneur, que ce soit un jour où la Vendée

Est au matin de juin, de soleil inondée.

Je prendrai mon bâton pour faire le voyage

Et je me lèverai. Sur le bord du rivage,

Debout et face au flot qui découvre le Gois

Je humerai la mer une dernière fois.

Et puis, à travers prés, en sautant les rigoles,

En longeant les fossés, en glissant dans la yole,

Le nez dans le soleil et le dos dans le vent,

Je vivrai là mon dernier matin de vivant.

Foulant la terre rude et les herbes sauvages,

Saluant de la main mes amis au passage,

Marchant toujours vers toi et sans même un arrêt,

Je dirai doucement adieu à mon marais.

 

Le soleil sera haut quand, de mon pas tranquille,

Je rejoindrai la Vie aux abords de Saint-Gilles,

Flânant près des bateaux, scrutant à marée basse

Les grands oiseaux de mer posés sur les pinasses.

Alors je trouverai la petite rivière

Qui me ramènera au moulin de mon père.

Un adieu aux parents, aux anciens de mon âge

Et je m'enfoncerai à travers le bocage.

Dans les champs, de soleil et de chaleur comblés,

Je prendrai dans mes mains l'épi gorgé de blé,

Je sentirai mes pieds fouler l'herbe bien grasse,

"L'année s'annonce bonne" et je te rendrai grâce.

Au bout des chemins creux, d'humbles croix de granit

Me donneront déjà une odeur d'infini.

Près des logis cachés sous un front de verdure,

Dans les fermes enfouies, partout dans la nature,

Mon pas résonnera sur un sol de tombeau

Et j'entendrai le bruit d'une armée en sabots.

 

Alors je partirai pour ma dernière étape

Et lorsque les derniers rayons de soleil frappent,

Lorsque l'ombre s'étire et la chaleur descend,

Dans le bleu mordoré du ciel resplendissant,

Je gravirai enfin les pentes des Alouettes.

Il me viendra alors plein de noms dans la tête,

Charette, Clemenceau, Jean Yole, Milcendeau,

Roussière et Astoul, Simon et Véronneau,

Visages disparus, voix qui se sont éteintes

Mais qui tous dans mon cœur ont laissé une empreinte.

 

  En arrivant en haut, derrière la colline,

Ce sera l'heure où le Puy du Fou s'illumine.

Tout ce que j'ai aimé, en ce jour de départ,

Je l'embrasserai tout dans un dernier regard,

Debout sur cette terre mille fois fécondée,

Une dernière fois, je verrai ma Vendée.

Pour ce jour de bonheur, je te crierai "Merci"

Et puis, me retournant, je dirai "Me voici!"

 

                                                Claude Mercier

 

 

 

 

 


jeudi 15 octobre 2020

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2474 : "Que rien ne te trouble... Dieu seul suffit !" (Sainte Thérèse d'Avila)

Je me suis aperçu, avec beaucoup de bonheur, que les grands textes que je vous partage de temps en temps étaient très appréciés ; ainsi par exemple "La Messe sur le monde" du P. Teilhard de Chardin (n° 2366), ou la prière d'abandon du P. de Foucauld (n° 2440), pour ne citer que ces deux-là. Je vous présente donc aujourd'hui, avec la même joie, la prière bien connue, que nous pouvons faire nôtre, d'une des plus grandes saintes de l'Eglise catholique, l'espagnole Thérèse d'Avila.

Voici donc cette "Prière de confiance" : « Que rien ne te trouble… Dieu seul suffit ! » de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), la grande sainte Thérèse de Jésus, première femme reconnue comme Docteur de l'Église Catholique, réformatrice des couvents carmélites et sainte patronne de l’Espagne. Prière qui tombe sans toute à pic, en ce temps de pandémie !


« Que rien ne te trouble, que rien ne t'épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. 

Elève ta pensée, monte au ciel, ne t'angoisse de rien, que rien ne te trouble. Suis Jésus Christ d'un grand cœur, et quoi qu'il arrive, que rien ne t'épouvante. 

Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n'a rien de stable, tout passe. Aspire au céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aime-Le comme Il le mérite, Bonté immense ; mais il n'y a pas d'amour de qualité sans la patience. 

Que confiance et foi vive maintiennent l'âme, celui qui croit et espère obtient tout. Même s'il se voit assailli par l'enfer, il déjouera ses faveurs, celui qui possède Dieu. Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien. 

Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l'on vient à tout perdre, Dieu seul suffit. Amen. » 

 

Je joins à cette prière un trop bref extrait de "l'Autobiographie de Ste Thérèse d'Avila" :

"En présence de Jésus-Christ, si bon ami et si bon capitaine qui s'exposa le premier à la douleur, on peut tout souffrir.  Il nous vient en aide et nous donne des forces ;  jamais il ne nous fait défaut ; c'est un véritable ami.  Tous les biens nous viennent de ce Seigneur, le nôtre. Il vous instruira ; considérez sa vie, c'est le meilleur modèle.  Nous devons marcher librement sur ce chemin, et nous abandonner dans les mains de Dieu."