Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

samedi 24 février 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2142 : "Ce qui s'effondre, c'est un style de religion, pas l'Evangile !"

Hier soir, à La Roche-sur-Yon, à l'initiative du groupe SEL 85 (Solidarité-Eglise-Liberté), très riche réflexion autour de la pensée du jésuite Joseph Moingt par rapport à l'avenir de l'Evangile dans notre société. Autour de nous, beaucoup de gens sont paniqués ! Face aux églises qui vieillissent et se vident, ils ressentent un grave sentiment d'échec et se posent des questions par rapport à l'avenir du christianisme, dans un monde, surtout en France, qui semble se détourner de Dieu.
En effet, il nous faut prendre acte de cette situation !  Mais en évitant de penser que tout est perdu ; ce serait en effet douter du salut de Dieu. Par contre, ce recul apparent de la pratique religieuse peut nous aider, de façon salutaire, à nous poser enfin de vraies questions, par rapport à nos priorités en matière de religion.
A ce sujet, étudier la pensée de Joseph Moingt peut nous aider à retrouver l'espérance, dans la mesure où, actuellement, ce qui meurt, ce n'est pas l'Evangile, mais un style d'Eglise qui ne correspond pas vraiment à ce que Jésus pouvait souhaiter.  Faute de place, je reprends deux exemples seulement, parmi ce que nous a aidés à saisir de la pensée de J. Moingt notre conférencier, M. Jean-Pol Gallez :

Prenons par exemple le mode de gouvernement. Joseph Moingt souligne le besoin d'une autorité dans l'Eglise, mais sans doute d'un style plus évangélique, en fidélité à cette parole de Jésus : "Vous le savez, ceux que l'on regarde comme les chefs des nations les tiennent sous leur pouvoir, et les grands sous leur domination. Il n'en est pas ainsi parmi vous. Au contraire, si quelqu'un veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur. Et si quelqu'un veut être premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous !" (Marc 10/42-44) C'est effectivement ce que l'on attend des évêques, comme des prêtres ou des laïcs en responsabilité : qu'ils soient au service de la communion ; qu'ils abandonnent leurs réflexes de dirigeants, leurs attributs de supériorité, au sein du Peuple de Dieu ; qu'ils sachent écouter, valoriser, orienter et servir !

Autre point à réviser : la place prééminente donnée dans l'Eglise à ce qui est cultuel ou légaliste. Or, Jésus n'a pas doté les apôtres d'un rituel liturgique ni d'un code de droit canonique. Il nous a envoyés "disséminer l'Evangile" autour de nous, et c'est là notre mission première. Et non pas trop uniquement d'assurer en priorité les besoins cultuels, religieux des baptisés.  En effet, on n'est pas sauvés par une pratique religieuse, mais par des options de vie fraternelle. Or, le risque est réel de réduire l'Evangile à une loi à observer et des rites à pratiquer ; alors que la loi nouvelle, ce sont les Béatitudes. Nous avons un devoir de religion qui demeure, bien sûr, et il est nécessaire de recourir à une pratique liturgique vraie ; cependant, ce à quoi l'Evangile nous appelle, ce n'est ni d'abord un devoir de religion, mais un devoir de service de l'humanité. Servir Dieu, c'est servir nos frères en effet. Car Dieu ne vit pas dans les cieux, mais au coeur de l'humanité ! Relire à ce sujet Jean 4/20-24 : "L'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père (...) L'heure vient, et elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité." Car Dieu ne vit pas dans les cieux, et il ne demande pas à être adoré seulement dans les églises ; il nous faut adorer Dieu à travers l'amour du prochain, au sein de l'humanité, et non pas nous replier sur une trop étroite identité.

P-S : pour les courageux, je vous renvoie à la recension que j'avais faite du livre "Croire quand même", du P. Moingt, dans mon billet n° 1471 daté du 8 juin 2012.

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