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Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



lundi 30 mai 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.951 : Des Rabbins pour la paix

-  Lors de notre passage à Tabgha, au nord-ouest du lac de Tibériade, nous avons pu entrevoir l'église de la Multiplication des pains, inabordable pour le moment, car elle a été incendiée, sans doute par des adolescents juifs vivant dans des colonies de Cisjordanie. En 6 ans, il s'agit de la 43° attaque perpétrée par des Juifs fondamentalistes contre des lieux saints chrétiens ou musulmans en Israël. Nous avons vu les tags en hébreu signifiant par exemple : "Les idolâtres doivent être éradiqués." Un certain nombre de Juifs, choqués, se sont rendus sur place en solidarité. Le rabbin Alon Goshen-Gottstein, directeur de l'Institut Elijah Interfaith, a lancé une collecte de fonds pour contribuer à la restauration de cette église. Le président de la Knesset, Yuli Edelstein, a fait don du premier chèque.
-  Des "Rabbins pour la paix" manifestent chaque samedi à Sheikh Jarrah, dans le quartier arabe de Jérusalem, pour protester contre les expulsions de Palestiniens.
-  L'ONG "Rabbins des Droits de l'Homme" (RHR), fondée en 1988, compte 120 rabbins, coutumiers des postes de police, et même des tribunaux, dans le box des accusés ou de la défense. Ils apportent une protection, en tant que boucliers humains, contre les intimidations des colons, pour que les fermiers Palestiniens puissent faire leurs récoltes en sécurité.  Ils sont animés par le "Tikkun Olam" (= "réparer le monde"), vieux concept judaïque selon lequel "nous sommes alliés à Dieu pour réparer le monde et le compléter".
Ces rabbins sont issus de tous les courants du judaïsme, orthodoxe, massorti et réformé. Il y même parmi eux un ancien Grand rabbin consistorial. Leur but est de faire mieux respecter les droits et de montrer que tous les Juifs religieux ne sont pas prêts à tout au nom d'une vision nationaliste ou religieuse.  On a tellement l'habitude d'associer "religieux" et extrémisme, nationalisme ou militantisme des implantations sauvages et à tout prix, que les "Rabbins pour les Droits de l'Homme" montrent qu'une autre vision du judaïsme existe également.
-  Plus de 400 rabbins un peu partout dans le monde (notamment en Israël et Grande-Bretagne) ont demandé à Benjamin Netanyahu d'arrêter la démolition des maisons palestiniennes.
-  Dans un autre ordre, mais qui a aussi quelque chose à voir avec la paix, en Terre sainte, nous avons partagé l'info suivante, qui offre des perspectives inouïes : un groupe de 25 rabbins, de 7 pays différents, orthodoxes, c'est-à-dire, de la branche la plus traditionnelle du judaïsme, a publié, le 3 décembre 2015, une déclaration "acceptant la main qui nous est tendue par nos frères et soeurs chrétiens."  Ils reconnaissent que "depuis le concile Vatican II, les enseignements officiels de l'Eglise catholique sur le judaïsme ont changé fondamentalement et irrévocablement." Ils affirment que "le christianisme n'est ni un accident, ni une erreur, mais le résultat de la volonté divine et un don pour les nations." Ils assurent que les juifs et les chrétiens ont une mission commune d'alliance pour parfaire le monde sous la souveraineté du Tout-Puissant."
-  Un dernier fait, mais on pourrait en citer bien d'autres : toujours le 3 décembre 2015, plus de 1.000 rabbins américains ont signé une lettre ouverte en faveur de l'accueil des réfugiés aux Etats-Unis, lettre adressée aux élus du Congrès américain, en pleine polémique sur le sujet. Ils rappelaient, entre autres, l'épisode du St Louis, un navire parti de Hambourg pour Cuba en mai 1939 avec, à son bord, 937 passagers juifs.  Une poignée seulement ayant été autorisée à débarquer à Cuba, le navire avait tenté sans succès de débarquer aux Etats-Unis, avant d'être contraint de retourner en Europe. 254 passagers ont alors été victimes de la politique d'extermination nazie.
Merci, chers frères Rabbins, pour ces magnifiques témoignages, qui témoignent de votre immense fidélité à la grande tradition biblique, et sont un exemple pour nous !

dimanche 29 mai 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.950 : A l'écoute d'un frère Rabbin, Jacquot Grunewald

Ce fut une grande joie pour nous d'accueillir au sein de notre groupe monsieur le Rabbin Grunewald, lors de notre séjour à Jérusalem. Occasion unique pour la plupart d'entre nous de découvrir un Rabbin en chair et en os, et de nous mettre humblement à son écoute. Nous avions tout à apprendre en effet : par exemple, un Rabbin a-t-il le droit de se marier ? Oui bien sûr ! Lui-même a d'ailleurs 20 petits-enfants.  Est-il consacré ? Non, c'est un croyant comme un autre. Et on n'a pas besoin de lui pour le culte, sauf pour les mariages. En Israël, ils sont plusieurs milliers ; certains sont pris en charge par leur communauté, d'autres exercent une profession, quelques-uns sont payés par l'Etat, comme en Alsace-Lorraine. On ne dit pas, en Israël : "je veux être Rabbin". On est appelé !  Je m'arrête là ; il est impossible de résumer la richesse d'un tel échange dans le cadre réduit de ce billet...
Il nous a félicités d'être venus en Israël, quand tant d'autres ont peur, et nous a remerciés de n'être pas venus pour polémiquer, sachant nos questions par rapport au mur ; "hideux", nous a-t-il concédé, "mais nécessaire, la preuve étant que le nombre d'attentats en Israël a nettement baissé depuis son érection."  Nous étions gênés d'entendre justifier ainsi l'emprise des Juifs sur leurs frères Palestiniens, mais nous avons évité de tomber dans le piège consistant à faire des reproches à ce religieux Juif, qui avait le courage de nous exprimer avec franchise ses opinions. D'ailleurs, comme il nous l'a fait remarquer, nous aurions bien été maladroits et illogiques de reprocher aux Juifs d'élever un mur, si l'on se souvient de la façon dont nous avons traité les Juifs en France pendant 20 siècles, et si l'on considère les murs que nous continuons d'élever chez nous, à Calais par exemple, comme entre catégories sociales ou même au sein de nos propres familles parfois ! Il nous a d'ailleurs félécités en ces termes : "Vous n'êtes pas venus pour polémiquer." En effet, nous lui avions dit être venus en Terre biblique d'abord pour écouter et essayer de comprendre, et non pour juger ni condamner, dans une démarche humble et en tant que chercheurs de paix.
Intéressante enfin, sa réflexion par rapport au christianisme : "Il y a en Israël une véritable ouverture vis-à-vis de Jésus, qu'on n'aurait pas pu imaginer par le passé, quand le judaïsme était critiqué au nom du Christ. Il n'était pas possible d'aimer Jésus quand on était victimes, martyrisés par les chrétiens.. Aujourd'hui, beaucoup de progrès sont réalisés au plan théologique, Et par rapport à Paul, il y a une petite évolution."
Au retour de Terre sainte, je viens de terminer son livre, publié en 2.000 chez Albin Michel : "Chalom Jésus ! lettre d'un Rabbin d'aujourd'hui au Rabbi de Nazareth". Epoustouflant et décapant : nous avons encore énormément à apprendre de nos "Pères dans la foi" et de nos "Frères aînés" dans la tradition abrahamique, à laquelle, selon lui, malheureusement, les chrétiens ne sont pas restés fidèles en vérité ni en totalité...
Au terme de cet échange, en guise de prière commune, le Rabbin nous a lu le psaume 133 : "Oh qu'il est bon pour des frères de se trouver ensemble !"  Et enfin, moment unique, il nous a bénis, en reprenant la formule bien connue du livre des Nombres (6/22-27), lorsque "Yahvé dit à Moïse : "Voici comment vous bénirez les fils d'Israël : "Que Dieu vous bénisse et vous garde ! Qu'il fasse briller sur vous son visage, et qu'il vous donne la paix."
Cher frère Rabbin, merci d'être venu à notre rencontre, et merci de nous avoir ainsi "évangélisés" !

vendredi 27 mai 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.949 : "Construire des ponts plutôt que des murs !"

J'ai tiré le titre de ce billet d'une réflexion de Joël, lors du Café-Théo qui s'est tenu au Central-Bar, à Mortagne, ce mercredi 25 mai, sur le thème du Mur. 80 participants, dont beaucoup se sont exprimé, dans une atmosphère à la fois très conviviale et pleine d'attention.
Pour notre échange, nous sommes repartis de l'expérience vécue par un certain nombre de paroissiens, lors de notre récente Route biblique en Israël-Palestine.  De l'avis de tous, ce qui a sans doute été le plus marquant, au cours de ce périple, c'est la découverte de ce mur "hideux", pour reprendre la qualificatif du Rabbin Grunewald. Erigé depuis 2002 comme "barrière de sécurité", prévu pour faire 700 kms de long, haut de 8 à 12 mètres, construit à 80% en territoire palestinien, bien au-delà de la Ligne verte (ligne d'armistice de 1949 entre Israël et ses voisins), ce mur est souvent considéré comme un instrument de la colonisation israélienne. En 2004, la Cour internationale  de justice l'a jugé illégal et exigé son démantèlement, mais sans succès jusqu'ici.
Lorsqu'a été annoncée la visite du pape, les réfugiés du camp d'Aïda ont prévu une représentation théâtrale avec le mur comme fond de scène ; mais il n'a pas été possible au pape de venir : devant toutes les télés du monde, cela aurait fait "mauvais effet" !
Tandis que de nombreux touristes et même pèlerins, nous a-t-on dit, franchissent le mur sans en être vraiment conscients, assis confortablement dans le car qui les conduit de Jérusalem à Bethléem, nous avons pu voir ces longues files de voitures, faisant la queue indéfiniment avant de pouvoir passer "de l'autre côté".
Le 10 janvier dernier, l'armée israélienne a empêché les évêques de la Coordination Terre sainte de se rendre là où un nouveau tronçon du mur devait être érigé, près de Bethléem, dans la vallée de Crémisan, sous prétexte que ce chantier était "militairement stratégique". En avril 2015, la Cour suprême d'Israël avait rejeté les tracés proposés par l'armée dans cette vallée, les jugeant "nuisibles à la population locale". Mais, en juillet 2015, la Cour décide finalement qu'un mur se dressera bien à Crémisan. Certains ont vu dans ce revirement une forme de représailles après la signature d'un accord, le 26 juin 2015, entre le Vatican et l' "Etat de Palestine", ainsi donc reconnu comme tel !
Nous avons évoqué aussi les trop nombreux murs construits un peu partout à travers le monde :
-  la muraille de Chine, dont les 1° tronçons datent du 8° siècle avant notre ère (plus de 6.000 kms)
-  le mur de séparation de 3.200 kms érigé depuis 1986 par l'Inde tout au long de sa frontière avec le Bangladesh, où une personne est tuée tous les cinq jours
-  le mur qui persiste à Belfast en Irlande du Nord
-  le mur qui divise en deux l'île de Chypre, et qui commence à s'entrouvrir
-  le mur entre les deux Corée
-  celui qui sépare la Californie du Mexique
-  le mur de Calais chez nous
-  l'Autriche a entamé le 12 avril la construction d'une barrière anti-migrants au col du Brenner, point névralgique entre le nord et le sud de l'Europe sur sa frontière italienne, et je le cite pas tous...
Victor Hugo a déclaré : "Dieu n'a pas construit de murs..."
Lorsque nous avons célébré l'eucharistie dans la basilique de la Résurrection (jadis appelée (le St Sépulcre), nous avons lu et médité ce texte tiré de la Lettre aux chrétiens d'Ephèse (2/11-22) : "Le Christ est notre paix. Il a détruit le mur de séparation, la haine, et les deux mondes (juifs et païens alors, pourquoi pas juif et palestinien aujourd'hui) sont devenus un seul... Par la croix, le Christ a tué la haine ; il a réconcilié avec Dieu les deux peuples, devenus un seul corps..."
Si cela pouvait être vrai aujourd'hui !
Pour conclure, voici une citation du pape Jean-Paul II lors de son passage,n que nous a rappelée notre guide arabe palestinien chrétien, Hussam Salameh : "Le mur ne fait pas de bonnes relations ; il faut construire des ponts !"

mardi 24 mai 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.948 : "Deux nations sont dans ton ventre" (Genèse 25/23)

Je ne sais pas si notre ministre des Affaires Etrangères, Jean-Marc Héraud, et notre Premier Ministre, Manuel Valls, tous deux envoyés successivement en mission en Israël-Palestine en ces jours, pour relancer le processus de paix, ont pu croire qu'ils allaient, que "la France" allait réussir enfin à rapprocher Israéliens et Palestiniens !
J'étais assez surpris d'entendre, hier après-midi, sur France-inter, un journaliste dire que Manuel Valls se trouvait "en Terre sainte" ; assez étonnante, l'utilisation de cette expression dans un tel contexte ! Manuel Valls était-il donc là-bas en pèlerinage, pour implorer Yahvé ou Allah d'exaucer ses voeux et de soutenir son action ?
Trêve de plaisanterie !  Sur cette Terre dite "sainte", cela fait des millénaires que des frères se heurtent et se violentent : depuis Caïn et Abel jusqu'aux Israéliens et Palestiniens, en passant par Isaac et Ismaël, Jacob et Esaü, Joseph condamné par ses frères, etc...
Des frères encore qui se divisent, entre les partisans de Josué et les tribus de Gad et de Ruben (Josué 22), ou avec la déchirure de cette terre entre le royaume du Nord (Ephraïm) et le royaume du Sud (Juda), division à la fois politique et religieuse, d'une gravité extrême, et pour des siècles (1 Rois 12).
A Jérusalem, une fin d'après-midi, à propos du conflit israélo-palestinien, nous avons lu et relu, dans nos diverses traductions, le passage suivant (Genèse 25/21-34) : "Isaac pria Yahvé pour sa femme qui était stérile. Yahvé l'exauca et Rébecca fut enceinte. C'était des jumeaux ! Et comme ils se heurtaient en son sein, Rébecca se demanda : "Mais que m'arrive-t-il ?"  Yahvé lui répondit : "Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples s'opposeront dès la sortie de tes entrailles. Un des peuples sera plus fort que l'autre, et le plus grand servira le plus petit."
Rébecca se trouve alors destinataire d'une révélation lourde de conséquence ; et la lutte entre les deux jumeaux, Jacob et Esaü, déjà dans le sein de leur mère, préfigure le destin des peuples auxquels ils donneront naissance : Israël (Jacob), et le royaume d'Edom (Esaü), en lutte ensuite durant des siècles.  Combat qui symbolise déjà les oppositions d'aujourd'hui.
Quand nous entendions les Palestiniens dire : "Chez nous, dans les Territoires palestiniens, une armée étrangère décide tout, contrôle tout ! Israël est le plus fort, c'est à lui de s'adoucir", cela nous a fait penser à cette injonction biblique en Genèse 25 : "le plus grand servira le plus petit." 
Autre texte significatif, qui a été distribué durant notre route biblique, tiré d'Ezéchiel 37/15-28  :  "Toi, fils d'homme, prends un morceau de bois et écris dessus : "A Juda et aux Israélites qui lui sont associés."  Puis, prends un autre morceau de bois, et écris dessus : "A Joseph, bois d'Ephraïm, et à toute la maison d'Israël qui lui est associée".  Rapproche-les l'un de l'autre, que tu n'aies plus qu'un seul morceau de bois, qu'ils soient unis dans ta main."  (C'était un appel imagé du prophète en vue de la réunion des 2 royaumes divisés)
Ah ! Si tous étaient enfin fidèles aux appels bibliques !
Habitants d'Israël et de la Palestine, même origine, même destin !

lundi 23 mai 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.947 : Homélie à l'occasion de la fête de la Trinité


Dimanche de la Trinité à St Laurent-sur-Sèvre, 22 mai 2016

 L'hôpital de la Trinité  (texte déjà paru sur ce blog en juin 2015, mais on me l'a redemandé)

 Il faut que je vous raconte une drôle d’histoire, qui vient de m'arriver…
 
Depuis quelque temps, je ne me sentais pas bien.

Je me suis dit : « il ne faut pas que je continue comme ça ». J’ai demandé à quelqu’un de mon entourage s’il connaissait un endroit où je pourrais me faire soigner.

Il m’a répondu : « allez donc à l’hôpital de la Trinité ; ils sont 3 à travailler là-bas, et tous les malades qui y passent sont assurés d’être guéris !   Oh, c’est facile à trouver, c’est dans la rue du Paradis, au 7° ciel ; oh !  Pardon, au n° 7 de la rue.»

 J’arrive à l’hôpital ; il y avait des personnes à l’entrée qui m’ont très bien accueilli ! Cela m’a mis en confiance, déjà je me sentais mieux. On m’a dit : « Vous êtes le bienvenu, on s’occupe de vous.»

Je n’ai pas attendu longtemps en effet. Tout de suite est arrivé l’un des 3 docteurs, paraît-il si réputés. J’ai pu voir sur son badge que celui-ci s’appelait Jésus. Cela m’a un peu étonné, mais bon…

« Ouvrez la bouche » me dit-il. « Oh ! Vous avez la langue bien abîmée, très sale. Etes-vous sûr de bien tourner votre langue 7 fois dans votre bouche avant de parler ? Est-ce que cette langue n’a pas servi de travers, à dire des choses mauvaises ? C’est cela peut-être qui a pu la détériorer… »

« Maintenant, voyons votre tension : très élevée ! Vous avez des problèmes ? Trop tendu ? Vous vous tracassez, vous vous inquiétez pour votre avenir ? Vous ne pensez qu’à vous peut-être… Mais enfin, détendez-vous !»

Puis, il m’a fait un électrocardiogramme : « Votre cœur ne bat pas d’une façon régulière ». Diagnostic : « Vous avez besoin d’un pontage, le sang circule mal, votre cœur n’est pas assez ouvert… »

« A présent, mettez-vous debout, marchez ! » Et il a vu que j’avais des difficultés à avancer, je me prenait les pieds dans le tapis, je butais sans cesse : contre mon égoïsme, mon sale caractère, mon orgueil… »

Il m’a demandé alors si j’avais de bons yeux : «Ben non, je vois tout en noir…». « Vous ne voyez donc pas toutes ces belles choses autour de vous… mais seulement ce qui est noir ? » Je ne comprenais pas ce qu’il disait.

« Et les poumons ? …  Ahhh ! Ils sont remplis d’air vicié. Vous ne respirez que de mauvaises choses, la méchanceté peut-être bien ? … »

Je vous fais grâce du reste…

 Je dois quand même vous faire une confidence : ce bilan de santé n’a pas été facile à vivre ! J
Mais je me suis rendu compte qu’il était important, cet examen. En tout cas, ce docteur Jésus s’et très bien occupé de moi, et déjà, j’avais compris qu’il fallait que je prenne mieux en main la santé de mon cœur comme celle de mon corps.

 Ce Jésus m’a alors conduit dans une autre pièce de l’hôpital de la Trinité, un plus grand bureau, où j’ai été reçu par le responsable principal. C’est drôle, j’ai trouvé qu’ils avaient un air de famille, tous les deux ! Lui aussi m’a écouté avec beaucoup d’attention, comme un Père. J’ai senti qu’il s’occupait de moi comme si j’étais un de ses enfants. Ce qu’il me disait ressemblait d’ailleurs à ce que m’avait dit le docteur précédent, du nom de Jésus ; mais avec un petit quelque chose de différent pourtant.

Par exemple, j’ai été frappé qu’il me dise qu’il me connaissait déjà, et depuis très longtemps, comme s’il m’avait créé et qu’il attendait ma visite. C’est vrai que j’aurais dû venir plus tôt…

Avec lui cependant, je me sentais plus intimidé qu’avec Jésus, mais ça m’a fait du bien de rencontrer ce grand responsable qui, finalement, était si proche lui aussi de tout ce que je vivais.

 Au bout d’un moment, le docteur Jésus est alors repassé par ce bureau, pour me conduire vers un 3° docteur, afin que je retrouve auprès de lui un corps et un esprit plus sains.

Ce 3° docteur, dont l’esprit me paru très sain, me donna le remède suivant. Je ne sais pas si ça vous intéresse, mais je me permets de vous communiquer le contenu de l’ordonnance qu’il a rédigée pour moi :
vEn vous levant, le matin, faites quelques mouvements qui vont détendre votre corps et votre cœur !... Et en même temps, tout en disant cela, je le voyais faire un beau geste, ressemblant assez à un signe de croix, répété plusieurs fois.
v Au petit déjeuner, prenez une tasse de tisane spirituelle bien infusée, même petite, et pensez bien à ce que vous buvez. Laissez ensuite bien infuser en vous !
v Avant de sortir pour la journée, avalez 2 ou 3 grandes cuillerées à soupe de fraternité.
v Dans la rue, mettez des lunettes de la marque « Evangile », pour bien voir les belles choses de la vie.
v Quand vous devez rencontrer quelqu’un qui vous déplaît, prenez un comprimé de patience dans un demi-verre d’humanité.
v En cas d’inquiétude, face aux problèmes de l’existence, avalez une pincée d’évangile et d’espérance.
v Si vous souffrez trop, prenez un calmant marial.
v Et avant de vous coucher : 2 capsules de la Bible du jour, ou des lectures du lendemain.
Avec ça, vous allez voir que vous allez vous retrouver plus frais et plus jeune que jamais !
Je lui demandai alors : « C’est tout ce que je dois faire ? »
Et il me répondit : « Vous êtes un client très sympathique. Alors, tous les trois, on vous invite à prendre un repas avec nous. » « Quand cela ? » « Mais, quand vous voudrez. Notre table est toujours ouverte ; et vous y trouverez un pain qui fait vivre en bonne santé pour toujours. »
Quand je suis ressorti, je me suis dit : ça, c’est super. En plus je n’ai rien payé. Il faudra que j’y retourne. Ces 3 docteurs sont fameux. Ils se sont mis en quatre pour moi !  Enfin, en trois…  Même si on sent qu'ils ne font vraiment qu'un, au sein de leur équipe.  Chacun était différent, mais à tous les 3, ils m’ont retapé totalement. Il faudra que je fasse connaître à tous ces personnes formidables, rencontrées à la Trinité.   C’était divin !