Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



dimanche 14 avril 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.659 : Le pape parfait, qui le trouvera ?

Dans l'évangile de ce dimanche, il est impressionnant de constater que Jésus, à trois reprises, demande à Pierre s'il l'aime vraiment. Par rapport à la réponse, on sent Pierre un peu gêné, surtout quand Jésus insiste, par trois fois. Pierre a dû se dire : "Mais qu'est-ce que Jésus a donc derrière la tête ?"  Quant à lui, il repensait sans doute à toutes ses infidélités passées, et à son reniement !  Avec de tels antécédents, aurait-il pu être pape aujourd'hui ?
J'y repensais cette semaine, en écoutant une émission à propos des silences de notre pape actuel, au moment de la dictature en Argentine. De façon assez respectueuse d'ailleurs, les commentateurs, fort bien informés, rapportaient les faits. Ils ont parlé par exemple de cet évêque argentin, Monseigneur Angelelli, victime d'un accident de la route dont un certain nombre d'indices incitent à croire qu'il s'agissait d'un assassinat déguisé, alors qu'il oeuvrait pour faire la vérité par rapport à l'assassinat, un mois plus tôt, en 1976, d'un prêtre ardèchois, Gabriel Longueville, Fidei Donum (missionnaire) en Argentine, dont l'attitude avait déplu au régime.  Gabriel Longueville, Mgr Angelelli avaient fait le pas...
Je n'ai pas l'intention ici de dresser le procès de qui que ce soit ; mais je voulais simplement signaler que, jadis, Jésus n'a pas exclu Pierre de son choix. Or, on aurait pu penser alors que Jean, par exemple, représentait une figure plus pure et plus fidèle au Seigneur : lui au moins n'avait pas trahi ; lui au moins était resté présent jusqu'au bout, au pied de la croix, avec Marie.
Le message que j'en retiens est le suivant : Jésus n'accepte pas autour de lui que des gens sans peur et sans reproche, que des personnes parfaites ; tous sont les bienvenus au service de son message. Seule condition : se reconnaître humble et pécheur, avoir fait repentance, ce qui fut le cas de notre pape François, se convertir chaque jour et se jeter totalement, comme Pierre, dans l'amour du Seigneur !
"Jésus dit encore à Pierre : "Suis-moi." (Jean 21/19)

mercredi 10 avril 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85 n° 1.658 : La chapelle Sainte Anne

Beaucoup de monde dimanche après-midi, bien plus que prévu, pour participer à la sympathique cérémonie d'inauguration de l'élégant clocheton de cette chapelle Sainte Anne, récemment rénové. Chapelle riche de toute une histoire et en même temps, symboliquement fort bien placée, puisqu'elle domine la commune de Saint Laurent-sur-Sèvre.
Je remarque d'ailleurs, entre parenthèses, que, aussi bien à Mortagne qu'à Saint Laurent, de nombreuses chapelles, généralement bien situées et tout à fait dignes d'intérêt, s'offrent au regard du passant et semblent comme veiller sur la population, au coeur même des rues et des quartiers. Des gens sont toujours là pour les ouvrir, les fleurir, les entretenir, et y organiser des temps de prière, en carême, en mai ou à d'autres occasions : qu'ils soient profondément remerciés !
La chapelle Sainte Anne est un bel exemple de cette affection que les Saint Laurentais portent à ce type d'édifice : il y a vingt cinq ans déjà, mais aussi auparavant et depuis lors, les uns et les autres ont eu le souci de veiller à la maintenance et l'embellissement de cet endroit sacré. Ces derniers temps, le clocheton commençait à donner de graves signes de faiblesse. Dieu merci, près d'une centaine de donateurs ont apporté leur obole, ce qui a permis d'engager les travaux nécessaires à la réfection de cet élément, avec l'appui de la municipalité et de la paroisse.
Merci à Paul et à Monique, ainsi qu'à tous ceux qui les soutiennent dans cette belle action !
Le Père Olivier Maire a présidé alors à la bénédiction de la cloche et du clocheton, tandis que nous avons repris en choeur ce joli chant à Saint Anne :
"Sainte Anne, ô Bonne Mère,
Vers toi montent nos chants ;
Entends notre prière ,
Et bénis tes enfants..."

mardi 9 avril 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n°1.657 : L'exemple des servants d'autel

Dimanche dernier, à Mortagne , troisième messe des familles, axée cette fois-ci sur le rôle des servants d'autel. Il n'y avait sans doute jamais eu tant de servants à la fois dans le choeur de l'église de Mortagne, venant de Saint Laurent et de Mortagne même. Avec un très grand merci aux servants de Saint Laurent, dont l'antériorité et la qualité de l'engagement à l'autel a servi de moteur pour entraîner Mortagne sur le même chemin !
Au début de la célébration, accueil, devant toute la communauté, de trois nouveaux servants. A chacun fut posée cette question : "Veux-tu servir avec joie l'autel du Seigneur ?" Il fallait voir avec quelle ferveur la jeune Camille, ainsi que Gaspard et François ont répondu : "Oui, je le veux", avant de revêtir l'aube de servant pour la première fois.  Applaudissements nourris de l'assemblée, soutenus par le djembé, qui est en train de devenir chez nous, aux côtés de l'orgue, un élément incontournable de la jeunesse et du dynamisme de nos célébrations. Mais il y avait aussi un saxo et un accordéon, dont le jeu fut de grande qualité également.
A la fin de l'homélie, j'ai donné la parole à l'assemblée, en demandant si certains anciens servants voulaient exprimer ce que cela leur avait apporté d'être servants d'autel. Plusieurs réponses de jeunes, garçons et filles, très positives. Un adulte aussi a expliqué combien ce rôle l'avait aidé à comprendre le sens de l'eucharistie et à en vivre jusqu'à aujourd'hui.
A cette occasion, l'on a pu remarquer que les jeunes hésitaient moins que les adultes à prendre la parole publiquement à l'église : c'est sans doute là l'un des apports possibles des jeunes à la réactivité de nos cérémonies, tandis que les enfants, en n'hésitant pas à gestuer les chants, nous apprennent également, à nous adultes, à nous "décoincer" !
La leçon de tout cela, c'est que, dans l'Église, il n'y a pas que les adultes qui montrent l'exemple, s'engagent et indiquent le chemin ; ce sont bien tous ensemble, les enfants, les jeunes et les adultes qui forment la beauté et l'harmonie, l'équilibre et le dynamisme du Peuple de Dieu. La messe de dimanche dernier, par sa créativité, son dynamisme, sa joie de croire et de prier, en a été un exemple éclatant. Merci aux responsables de la messe des familles ainsi qu'aux servants d'autel et à leurs responsables d'en avoir été les acteurs éminents !

lundi 8 avril 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.656 : Prier, cela donne du bonheur !

Un certain nombre d'entre vous se sont inquiétés de ce que je n'écrivais plus guère ces derniers temps ; je m'en excuse, mais, après les fêtes pascales, j'ai pris un peu de temps pour souffler.
Chaque matin, comme vous sans doute, je prends aussi du temps pour prier. Après la toilette, avant le petit déj, c'est le moment le meilleur : pas encore de téléphone ni de coups de sonnette ! En tout cas, ce temps est pour moi essentiel, pour nourrir le contenu de mes journées. En cela, je rejoins certainement votre propre expérience. Qui d'entre vous en effet, après une célébration avec d'autres, ou un bon de temps de prière personnelle, ne s'est pas senti meilleur, plus confiant dans l'avenir malgré les difficultés, ou tout simplement mieux dans sa peau ?
Je repensais à tout cela ce matin en lisant, je devrais dire, en priant, en savourant même, les psaumes que nous offre la liturgie du bréviaire, ce lundi matin. Constatez par vous-mêmes  -  et je pique vraiment au hasard parmi les versets qui m'ont fait du bien, dans l'office des lectures de ce matin :
"Qu'ils sont grands tes bienfaits !
tu combles ceux qui ont en toi leur refuge."  (psaume 30/20)
Cela ne veut d'ailleurs pas dire que Dieu ne comble que ceux qui le connaissent ou qui le prient : Dieu ne fonctionne pas comme cela ! En effet, l'Evangile nous rappelle que "votre Père fait lever son soleil sur les méchants comme sur les bons." (Matthieu 5/45)  Mais cela signifie que Dieu entre plus facilement dans le coeur de ceux qui s'arrêtent pour le regarder, de ceux qui lui ouvrent la porte de leur coeur pour lui permettre d'y entrer.
Alors là, c'est comme quand vous recevez un ami : cela vous donne tant de joie que tout le reste de votre journée en est illuminé !
"Comme un cerf altéré cherche l'eau vive,
Ainsi mon âme te cherche, toi mon Dieu.
Au long du jour, le Seigneur m'envoie son amour,
et la nuit, son chant est avec moi,
prière au Dieu de ma vie."  (psaume 41 de l'office des Laudes de ce lundi matin, versets 2 et 9)

mercredi 3 avril 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.655 : 15 baptêmes à Pâques !

J'ai trop tardé à écrire un tel billet !  Peut-être un peu par paresse ? Merci de m'excuser !  Il y a quelques années, j'avais déjà célébré quinze baptêmes à l'issue d'une messe du 15 août à Fontenay-le-Comte, et cela avec beaucoup de bonheur. Pourtant, les "baptêmes de masse", cela semble toujours faire un peu peur aux gens : ça va être la pagaille, on ne va pas s'entendre, ça va durer combien de temps ? Et cela plus encore si c'est au cours d'une messe... Si bien que certaines familles, inscrites pour les baptêmes de Pâques, devant le nombre, ont préféré choisir un autre jour !  Et pourtant, dimanche dernier, en l'église de Mortagne, rien de tout cela ! Témoin ces deux mots reçus suite à la célébration de quinze baptêmes au cours de la messe de Pâques : de la part d'une maman : "Très beau moment d'échange et de prière" ; et d'une directrice d'école : "Je te remercie pour cette merveilleuse célébration du dimanche de Pâques. C'était plein de couleurs et de musique, plein d'une espérance éclatante. Voilà une énergie positive, un vrai temps fort."
Résumons ce qui s'est passé : entrée en procession de tous les baptisés, dont six bébés dans les bras de leurs parents, sept enfants en âge scolaire et deux jeunes adultes. Après leur présentation à l'assemblée, applaudissements nourris, soutenus par deux djembés qui, après un superbe morceau d'orgue d'entrée, ont donné une tonalité très jeune, dynamique et un peu universelle à ce qui se vivait, tout au long de la messe.  Sans parler des chants soutenus à la trompette pour la belle chorale et l'assemblée, ni du violon qui a accompagné l'orgue !
A l'homélie, j'ai essayé de valoriser que, sur les quinze baptisés, cinq étaient originaires de trois autres continents : une des Antilles, trois de Côte d'Ivoire et une adulte du Laos. Quatre continents étaient représentés !  Et dire que certains pensent que l'Eglise est en perte de vitesse ! Rien de tel aux dimensions du monde ! Il fallait voir la vitalité de ces Antillaises chantant en anglais, à la perfection, après la proclamation de l'Evangile de la Résurrection, le superbe Hallelujah de Buckley : de quoi faire vibrer les voûtes séculaires de l'église de Mortagne, plus habituées au grégorien durant tant de siècles !  Grande émotion aussi quand toute une équipe de femmes originaires de Côte d'Ivoire ont remonté la très longue nef centrale sur un merveilleux pas de danse, en portant les offrandes, tout en chantant la gloire du Ressuscité.
Je n'en dis pas plus par rapport à tout ce qui s'est vécu, mais les réactions ont été unanimes. J'ai été particulièrement sensible à celles émanant de personnes peu habituées de nos messes. En tout cas, le Christ Ressuscité s'est manifesté presque sensiblement à notre assemblée, dimanche dernier : de quoi donner envie de le suivre toujours plus loin, comme ont su nous l'exprimer dans leurs témoignages adultes et enfants en âge scolaire qui ont souhaité être baptisés !