Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

mardi 12 février 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.624 : "Finis coronat opus."

Notre frère Benoît a annoncé la renonciation à sa charge dans la langue de Virgile ; je rends hommage à la décision sage qu'il vient de prendre en l'accompagnant dans cette même langue d'un exemple de grammaire latine facile à retenir et qui est demeuré au fond de ma mémoire : "Finis coronat opus", ce qui signifie en langue vulgaire (comme on dit à Rome) : "La fin couronne l'oeuvre !"
A vrai dire, pour parler franchement, je crois que notre Pape, il devait y penser souvent, à faire enfin ce choix. Par exemple, chaque fois qu'il devait faire son entrée solennelle en la basilique Saint Pierre, avec ses lourds ornements, juché sur un genre de trottinette à moteur roulant vers l'autel où il allait célébrer. J'imagine  -  ai-je tort ?  -  qu'il devait se dire, en son for intérieur : "Mais qu'est-ce que je fiche bien là ?"
Heureusement, l'Esprit-Saint ne l'a pas abandonné ! Cependant, a-t-il fallu qu'il souffle fort pour que notre cher Benoît comprenne qu'il s'agissait réellement, non d'un abandon de poste, mais de la bonne décision !  Et qu'il n'avait pas à avoir peur de l'avenir pour l'Eglise.
Rien d'évident en effet ! Trop d'éléments jusqu'ici auraient pu faire croire à Benoît qu'il était nettement préférable qu'il meure à la tâche, cramponné au siège de Pierre, plutôt que de l'abandonner en pleine tempête !
Oui mais voilà, Benoît XVI est un homme intelligent ! Il a été capable de comprendre, en dépit des forces qui pouvaient lui faire croire le contraire, qu'il servirait mieux l'Eglise en la laissant en des mains plus jeunes et plus ouvertes qu'en se crispant sur son "pouvoir" ou en jouant à ceux qui donnent leur vie pour vous.
Merci Benoît ! Vous n'aviez pas recherché ce poste ; une fois sur le siège, vous avez géré la vie de l'Eglise au mieux de vos possibilités. Vous avez essayé d'être un bon serviteur. Vous venez de faire un choix prophétique. Vraiment, réellement, "la fin couronne l'oeuvre !"  Soyez béni pour votre profonde humilité et votre grande foi !

4 commentaires:


F. GAUTIER a dit…

c'est pas vraiment sympa ce : "vous avez géré la vie de l'Eglise au mieux de vos possibilités.......".
Je pense qu'il a fait mieux et vraiment essayé de faire bouger l'Eglise avec ses convictions fortes, en se mouillant , et ce dans différents domaines.
Vous devriez me semble -t-il faire un bilan plus empathique des oeuvres de Benoît XVI !

kathy a dit…

Bonne retraite moi je dirais
Ensemble nous prierons pour vous
Naturellement avec la santé fragile
On doit accepter votre décision
Il est bien difficile d'assurer
Tous les jours,vous êtes si fatigué

Xylophone, vous pourrez écouter
Vraiment paisiblement au fauteuil
Idole pour certains vous étiez

Dominique de Beaupré a dit…

Benoît XVI démissionne ! Dire que je n’ai pas été stupéfait serait mentir ! Nombre commentaires ont été formulé : courage, humilité, sagesse, intelligence, prophétisme… N’étant pas vaticaniste je ne vais pas en ajouter d’autres.
Cependant à la place de « je démissionne » j’aurai préféré « j’abdique », formule réservée au détenteur du pouvoir dans une monarchie absolue issue de droit divin même si celui qui gouverne l’Eglise est élu par quelques-uns des ses frères avec l’aide discrète de l’Esprit Saint. Je dis « aide discrète » pour ne pas dire en l’absence de l’Esprit Saint ce qui ne serait pas politiquement correct, quoi que : dans une formule restée célèbre, Saint François de Salles affirme : « là ou il y a de l'homme, il y a de l'hommerie ».
D’autre part je constate que deux papes dit de transition nous ont surpris : Jean XXIII en ouvrant le concile Vatican II, ouvrait ainsi la fenêtre d’une Eglise repliée sur elle-même et Benoît XVI en posant une limite à la charge pétrinienne mais aussi en ayant tout fait pour refermer cette fenêtre. Dans son livre Entretiens sur la foi, paru en 1985 celui qui n’était encore que le cardinal Ratzinger est on ne peut plus claire : « Les papes et les pères conciliaires s’attendaient à une nouvelle unité catholique, et, au contraire, on est allé vers une dissension qui, pour reprendre les paroles de Paul VI, semble être passée de l’autocritique à l’autodestruction. On s’attendait à un nouvel enthousiasme et on a trop souvent abouti, au contraire, à l’ennui et au découragement. On s’attendait à un bond en avant et l’on s’est trouvé, au contraire, face à un processus évolutif de décadence qui s’est développé dans une large mesure en se référant à u n prétendu « esprit du concile » et qui, ce cette manière, l’a de plus en plus discrédité. » J. Ratzinger, V. Messori, Entretiens sur la foi, Paris, Fayard, 1985. Autrement dit le Concile a échoué !
Dans une conférence à Blois en septembre 2010, un « effroyable progressiste » de 96 ans, de plus jésuite, le père Joseph Moing donnait une analyse de la situation : « La papauté, arc-boutée sur la parole de Jésus qui confie son Église à Pierre (Mt 1618), se voit instituée par lui seul juge suprême de la révélation, seul guide des destinées de l'Église qu'elle gouverne par le moyen du pouvoir épiscopal et sacerdotal, qui a sa source dans le Christ. Qu'importe que Jésus ait prononcé une seule fois le mot Église pour évoquer le Royaume des cieux (Mt 1619), qu'il n'ait envisagé de pouvoir chez ses apôtres que sous le mode du service le plus humble (Mt 2026), qu'il ne soit question de sacerdoce dans le Nouveau Testament qu'à propos du peuple chrétien (1 P 25), qu'importe tout cela : il n'est de vie et de pouvoir dans l'Église que grâce à la transmission du sacerdoce... Il est vain de penser que l'Église puisse changer ses structures: il lui faudrait se déjuger sur trop de points capitaux à ses yeux. Tout ce qu'on peut espérer, c'est que, lorsqu'elle sera à bout de ressources, l'Esprit Saint lui fera voir qu'elle détient dans l'Évangile toute possibilité pour s'innover sans avoir à se renier.»
Pour finir je confie à Dieu le successeur de notre frère Benoît pour qu’une nouvelle aube se lève sur notre Eglise, pour qu’il trouve la juste attitude entre la Tradition et la nouveauté.
Pour une métamorphose de cette Eglise du Christ que nous aimons, retroussons nos manches pour un A- Venir à la lumière de Pâque, pour un Eglise dont nous restons les enfants.
Dominique

danielle a dit…

Ce choix du ST Père nous déstabilise... mais je crois à l’utilité de sa nouvelle tâche « PRIER » ! Comme la petite THERESE, en toute humilité, il se retire pour PRIER pour ce MONDE, cette EGLISE qui bouge, qui doit s’adapter... PRIER c’est VIVRE ! ! ! Alors ST PERE dans la prière nous serons tous unis ! j’ai envie d’ajouter « les voies de DIEU sont impénétrables » ! MERCI pour ce que vous avez fait et FEREZ ENCORE !