Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

vendredi 23 février 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2141 : Carême chrétien et Ramadan

Tout d'abord, une invitation à toutes et tous :

Rencontre avec Ali Bensaada, aumônier musulman de la prison de la Roche-sur-Yon

Les participants ont apprécié la soirée récente avec un moine bouddhiste !
Dans la même visée, l'association "Dialogue pour la Paix" de la Roche-sur-Yon et du Pays des Olonnes vous invite à présent à une rencontre avec un responsable musulman, Ali Ben Saada, membre de cette association, aumônier musulman de la prison de la Roche-sur-Yon, ce dimanche 25 février, à 15h, dans la même salle paroissiale des Nouettes, 9, rue Georges Sand, au Château d'Olonne .  Ali nous présentera la thèse qu'il a travaillée, sur le multiculturalisme, la rencontre entre les différentes cultures.

Mais revenons au sujet du jour ! 
Sans cesse, l'on entend des questions ou des comparaisons par rapport à la façon d'envisager le temps du Carême, côté catholique et musulman. Je vous propose, en deux temps, tout d'abord, d'entendre comment les musulmans eux-mêmes voient le Ramadan, puis, de regarder ensemble Carême chrétien et Ramadan.  Ceci est une réflexion que j'avais préparée pour le bulletin du doyenné de Talmont sur le Carême ; mais elle était trop longue pour pouvoir y trouver place.


Le Ramadan, vu par les musulmans :
 

Durant le mois de Ramadan, le croyant doit être à la recherche du pardon et du repentir. Il doit faire tout son possible pour attirer sur lui la Miséricorde Divine, en pratiquant et multipliant des œuvres pieuses. Le Ramadan permet de purifier et de développer la conscience de sa relation avec Dieu. Ainsi, ce mois d’abstinence permet au croyant d’adorer Dieu sans penser à autre chose qu’à Lui.

Avec le jeûne du mois de Ramadan, le musulman découvre que tous ses actes sont sacrés. Il prend conscience de la grandeur de Son Créateur. Il mange, il boit, il aime en louant Son Créateur. Il élève son âme durant ce mois en étant détaché de son quotidien terrestre, prêt à faire le bien.

Le jeûne est une école de vie, une école de patience. Durant ce “mois béni”, le croyant musulman n’est plus l’esclave de ses désirs ni de ses plaisirs. Il se contrôle, réforme son comportement, s’éduque pour Dieu.

Temps de solidarité, le Ramadan permet au musulman de vivre des moments de convivialité, de fraternité, et de se mettre à la place du démuni, du pauvre, de celui-ci qui ne mange pas à sa faim. Le musulman apprend à partager avec autrui. Le jeûne permet de plus de vivre alors, pendant toute la journée, ce que les pauvres vivent eux toute l’année, de prendre conscience de leur dénuement, et de raviver en eux l’idée qu’il est du devoir de ceux qui ont quelque chose d’aider ceux qui n’ont rien.

Carême chrétien et Ramadan, est-ce la même chose ?

Il existe des ressemblances entre les deux démarches, que chacun pourra déceler. Il nous faut les accepter, nous en réjouir et les méditer. Cependant, sans dévaloriser la démarche de nos frères musulmans,  l’on doit noter  deux différences essentielles avec ce qui se vit chez les chrétiens :

. le Carême chrétien  fait entrer dans le souvenir d’une démarche vécue par le peuple Hébreu, puis par  Jésus, au désert. Aujourd’hui, de la même façon, le peuple chrétien accepte une épreuve, de type désertique », de 40 jours pour se préparer à la vie nouvelle que Jésus nous offre, au-delà de la souffrance, du péché et de la mort.

.  ce Carême a pour objectif d’inviter les chrétiens à fêter la victoire de Jésus, à Pâques, sur le péché et la mort. Ce qui n’est évidemment pas ce que vise le Ramadan.

Malgré certains points pouvant, à première vue, faire penser à une certaine  « ressemblance » (prière, jeûne, conversion,  partage…) entre le Carême chrétien et le Ramadan, on ne peut que constater que la visée profonde, le lien avec Pâques, le type de relation à Dieu à travers le Christ et les pratiques concrètes des croyants dans chacune de ces deux religions sont vraiment tout à fait  différents ! Mais cela nous invite au contraire à nous unir de coeur à ce que vivent les uns et les autres, dans un même combat profond avec Dieu et tous nos frères humains.


jeudi 22 février 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2140 : A l'écoute d'un frère bouddhiste, gratuitement

Hier soir mercredi, au Château d'Olonne, la salle paroissiale des Nouettes était archi-comble pour accueillir celles et ceux qui voulaient entendre le témoignage du moine bouddhiste Thrinlé, déjà bien connu sur les Sables. Soirée organisée à l'initiative du groupe inter-religieux "Dialogue pour la paix" du Pays des Olonnes. Avec présence de juifs, musulmans, membres de l'Eglise Protestante Unie, de l'Eglise Protestante baptiste avec Gérard leur pasteur, bouddhistes, catholiques et même d'une femme appartenant à l'Eglise Apostolique arménienne ; et bien sûr, le bonheur d'avoir parmi nous de nombreuses personnes tout simplement humanistes ou en recherche, par rapport au bouddhisme particulièrement.                                  
Bien évidemment, il ne s'agissait pas d'inviter les chrétiens à se convertir au bouddhisme, mais d'écouter et de comprendre ce qui se vit dans le bouddhisme, et de nous enrichir de cette recherche spirituelle, dont le Concile Vatican II disait qu' "elle apporte un rayon de vérité".
 Impossible de rendre compte, dans un espace si limité, de la richesse d'une telle soirée, dont tous sont ressortis enchantés.  Simplement quelques points, très partiels et loin d'être exhaustifs.

Le coeur du bouddhisme, mais au terme de toute une progression qui a ses règles, c'est la méditation qui seule peut "éveiller" chacun à une vie intérieure profonde, grâce aux enseignements du Bouddha.
Bouddha est un être historique ; il a vécu il y a 2500 ans, en Inde, au temps de Pythagore. Certains considèrent le Bouddha comme un dieu ou une idole ; mais on ne doit pas se préoccuper de rendre hommage au Bouddha ; il n'est désormais qu'une représentation extérieure de notre vie intérieure, et il nous rappelle que nous devons oeuvrer à sa lumière pour développer notre vie intérieure. Mais sans nous attacher à lui, ni au bouddhisme, ni à son enseignement.
Autre point : c'est la mode aujourd'hui de placer des statues de Bouddha dans les centres de relaxation, dans nos appartements, etc.. A quoi cela rime-t-il ?  C'est un peu déplacé !  Et l'on propose des modes de méditation soit-disant inspirés par le bouddhisme, mais cela ne veut rien dire. D'ailleurs, l'on remarque que, dans les centres bouddhistes en France, il y a beaucoup moins de monde que dans les années 70 et suivantes : les gens se sont aperçus que le bouddhisme était une voie très exigeante, demandant un choix total et un réel engagement de toute la vie, ce qui en a éloigné beaucoup, qui en plus, se faisaient une idée toute à fait inexacte de ce qu'est réellement la réincarnation. En fait, le bouddhisme, ce n'est pas, comme beaucoup le pensent, une voie intéressante pour développer notre "moi", notre "ego", mais au contraire, il a pour but de dissoudre le "moi". Il invite à se détacher de tout, y compris de soi-même, puisqu'un jour, on devra tout quitter.
Le bouddhisme peut être considéré comme une sorte de philosophie de la vie, mais bien plutôt comme une voie, un chemin de vie, que l'on peut suivre d'une manière laïque (philosophique...), mais aussi religieuse; d'où des aspects de foi, de dévotion, de confiance, des fêtes, des prières...  Eviter en tout cas de faire des parallèles avec la tradition judéo-chrétienne par exemple. Considérer le bouddhisme en lui-même, et non par rapport à nos connaissances d'autres religions, c'est mieux le respecter.
Le bouddhisme est une voie non théiste, mais qui n'est pas anti-théiste. Le moine Thrinlé est lui-même très engagé dans le dialogue inter-religieux. Il lui arrive régulièrement de lire des textes des traditions chrétiennes (St Jean de la Croix, Ste Thérèse de Lisieux), soufie, juive ou autres, et de s'en enrichir spirituellement.
L'esprit du bouddhisme se résume en deux points, qui n'en font qu'un : la sagesse et la compassion.
Dernier point : peut-on être à la fois bouddhiste et chrétien ? Non : on ne peut pas habiter deux maisons à la fois et en même temps ; à chacun de faire un vrai choix ! Et durant tout cet échange, nous chrétiens avons pu glaner des pistes ou des considérations pouvant nous inviter à repréciser, sinon à purifier notre propre foi ! A renouveler notre vie intérieure en tout cas, en dialogue profond avec le Christ.

En tout cas, vu le succès d'une telle soirée, le bureau de "Dialogue pour la paix" se sent appelé à proposer d'autres rencontres du même type, dont chacun sera averti en temps voulu.

P-S  :  possibilité de relire sur ce blog le billet n° 2063, publié le lundi lundi 5 juin 2017 sur le même sujet.

mercredi 21 février 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2139 : Quand Jésus se fait auto-stoppeur...

Il était une fois un monsieur pressé qui, au volant de sa voiture, fonçait à tout allure, faisant fi des radars, afin de pouvoir réaliser le programme de travail qu'il s'était fixé.  Ce jour-là, il n'avait pas eu le temps de prier.
La journée était déjà bien avancée lorsque, tandis qu'il continuait d'avaler les kilomètres, voici qu'il aperçoit au loin, sur le bord le la route, un jeune qui faisait du stop ; un jeune dont l'allure lui disait quelque chose : "On dirait, se dit-il en lui-même, qu'il a une tête de Christ." Vous savez, ces visages de Jésus comme on en voit dans les films de Zeffirelli ou Pasolini...
Intrigué, notre homme ralentit ; puis, quoique pressé, sans trop réfléchir, il appuya sur le frein et s'arrêta. Le jeune homme alors de lui dire : "Bonjour ! Alors, tu ne me reconnais pas ?"  Un peu interloqué, le monsieur de lui répondre par la négative. Alors, le jeune homme de le reprendre : "Mais si, voyons ; c'est moi, Jésus !  Tu as oublié de me prendre ce matin ; alors, je t'ai rattrapé.  Mais, continua ce jeune homme un peu mystérieux, je vois que tu as l'air soucieux ; tu sembles fatigué. Veux-tu que je prenne le volant ?  Tu pourras te reposer, je conduirai..."
"Non !" répondit le monsieur, agacé ;  "Ca va, ça va ! J'ai mes affaires sur le siège à côté de moi ; tu n'as qu'à monter à l'arrière.  Je préfère que ce soit moi seul qui conduise ma voiture ; je n'ai besoin de personne pour cela !"
Et voilà la parabole de nos vies de tous les jours !  Oh !  Dieu est là, oui !  On pense à lui, même en pelant des pommes de terre, en conduisant nos enfants à l'école ou en venant à l'église une fois par semaine pour la messe dominicale.  Mais malgré cela, on ne lui confie pas vraiment le volant de notre existence.  Par exemple, on va regarder avec attention la revue qui donne les programmes télé ; mais on utilisera peu "Prions en Eglise" ou "Magnificat" pour lire, méditer et savourer les lectures bibliques de chaque jour, et prier, prendre du temps pour parler avec Dieu, nous entretenir avec lui, lui donner du temps quotidiennement, gratuitement, rien que pour lui, ne serait-ce que 5 à 10 minutes, sans faire autre chose au même moment.
Avec ce temps de Carême, et si le moment était venu d'inverser les rôles, et de confier à Dieu le volant de notre vie ?  Pourquoi ne pas essayer ?
"Tu es mon Berger, ô Seigneur,
Rien ne saurait manquer, où tu me conduis !"    psaume 23 (22)

mardi 20 février 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2138 : 10 "Notre Père" et un "Je vous salue Marie" (un chapelet oecuménique ?)

Cela fait très longtemps que, sans vouloir mettre de côté le chapelet dans sa formule bien connue et si belle, avec, chaque dizaine, un "Notre Père" et dix "Je vous salue Marie", je me demande s'il ne serait pas possible, de temps en temps, d'inverser les choses, et de proposer cette autre formule : dix "Notre Père" accompagnés d'un "Je vous salue Marie".
Pourvu que je ne me fasse pas incendier par les partisans absolus du chapelet sous sa forme traditionnelle, que je ne remets nullement en cause bien sûr. Il s'agit seulement d'une modeste proposition, que j'essaye d'ailleurs, de temps à autre, de pratiquer personnellement.
Et si j'aborde cette question aujourd'hui, c'est pour deux raisons tenant à la liturgie de ce jour :

-  d'une part, l'évangile de la messe nous propose de prier le "Notre Père", en Matthieu 6/7-15 : "Vous donc, priez ainsi : Notre Père qui es aux cieux..."  Je vous renvoie à ce texte.

-  d'autre part  -  est-ce une coïncidence ?  -  l'une des deux lectures du bréviaire, en ce 1° mardi de Carême, nous invite à prier le "Notre Père" à la lumière d'un très riche enseignement de saint Cyprien, évêque de Carthage. Cyprien est un Père de l'Eglise, mort martyr en 258.  Je vous livre quelques beaux extraits : 
"Lorsque nous parlons au Père avec la prière que le Fils nous a enseignée, nous sommes plus facilement écoutés.
Quelle prière peut être plus spirituelle que celle-là, puisqu'elle nous a été donnée par le Christ, lui qui nous a envoyé l'Esprit-Saint ?
Quelle prière peut être plus vraie que celle-là, puisqu'elle est sortie de la bouche du Fils qui est la Vérité ?
Priez donc comme notre Maître divin nous a enseigné à le faire.
Implorer Dieu par ses propres paroles, c'est lui adresser une prière qu'il trouve aimable et filiale ; c'est faire parvenir à ses oreilles la prière du Christ.
Que le Père reconnaisse les paroles de son Fils lorsque nous prions.
Celui qui habite au fond de notre coeur, qu'il soit aussi dans notre voix.
Nous obtiendrons plus efficacement ce que nous demandons au nom du Christ, si nous le demandons avec sa propre prière."


lundi 19 février 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2137 : "Joyeux Carême !"

Tout guilleret, hier, mais après y avoir réfléchi auparavant, à la fin de la messe à Jard-sur-Mer, j'ai souhaité à tous de vivre un "'joyeux Carême". Puis, long temps d'échange avec les uns et les autres, moment toujours bien agréable et convivial. Je voyais en même temps un groupe qui avait l'air de discuter avec animation, mais je n'y ai pas prêté spécialement attention.  Ensuite, plusieurs personnes de ce groupe m'ont abordé pour me dire : "Quelqu'un, à côté de nous, a trouvé tout à fait déplacée votre expression nous souhaitant un joyeux Carême. Est-ce que cet adjectif "joyeux" est bien adapté à cette période que nous allons vivre, se demandait cette personne." Je leur ai posé alors la question : "Et vous, qu'en pensez-vous ?"  Leur réponse allait dans le sens suivant : "Quant à nous, on est d'accord !  Pour nous, le Carême, ce doit être un temps de joie, car on se rapproche du Christ et on marche avec lui sur la route de Pâques."
Et ils m'ont dit également : "Jadis, on nous présentait le Carême comme un temps de pénitence, de sacrifice et de renoncement. On peut être victime encore aujourd'hui de ce type de présentation." Bien sûr également, si l'on prend le terme "joyeux" au sens de "faire de la rigolade", ce n'est pas du tout ainsi qu'il faut le concevoir. Rappelons-nous plutôt la sinistre expression de "face de carême" que l'on s'envoyait parfois à la figure. Comme si le Carême devait être tristounet et ennuyeux pour être vrai !  On a malheureusement trop souvent oublié dans l'Eglise, et dans nos liturgies, cet appel essentiel de Jésus : "Je vous ai dit ces paroles pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite."  (Jean 15/11)  Cet appel pourrait-il ne pas être valable pour le temps du Carême ? J'aime bien cette phrase du pape François : "La carte d'identité du chrétien, c'est la joie."  Sans oublier qu'un saint qui n'est pas joyeux, un saint triste, comme on dit, c'est un triste saint !
Cette joie, quelle est-elle ?  C'est, nous dit encore le pape François, "la joie de l'Evangile", la joie d'avoir été sauvé par Jésus, la joie de savoir que Jésus compte sur nous, cette joie qui, même dans les croix et les souffrances de cette vie, s'exprime à travers la confiance que nous ne sommes pas abandonnés, que Jésus est avec nous, toujours.  Il n'y a pas de chrétien sans joie, que ce soit à Pâques ou le Mercredi des cendres également ! Même si, reconnaissons-le, la joie est chaque fois d'un ordre différent, évidemment. D'ailleurs, notre expérience nous le fait savoir, si un chrétien semble triste, c'est que quelque chose ne va pas... Nombre de grands saints, comme St Dominique ou Mère Teresa, étaient joyeux, malgré les difficultés qu'ils ont traversées. Une même joie profonde, spirituelle, peut donc aussi nous habiter, même en temps de Carême, même dans les difficultés. Mieux, elle nous est donnée ; sachons la recevoir pleinement et en vivre, en témoigner !
"J'étais dans la joie, alléluia, quand je suis parti vers la maison du Seigneur !"   psaume 122 (121)