Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

dimanche 17 juin 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2177 : "Loué sois-tu Seigneur pour notre soeur et notre mère la terre !"

Très beaux textes de la liturgie de ce dimanche, évoquant la splendeur de la nature ; comment les avons-nous entendus ?
-  Ezékiel : "A la cime du grand cèdre, je cueillerai une tige et, sur la plus haute montagne d'Israël, je la planterai. Elle portera des rameaux et donnera du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique."
-  Marc : "D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis le fruit, enfin du blé plein l'épi."
Je vous renvoie à ces textes magnifiques, qui m'ont donné l'idée, en ce jour, d'orienter mon homélie sur le respect et l'amour de la nature.
Je me suis référé à la Lettre encyclique du pape François "Loué sois-tu", dont voici trois brefs extraits :
-  "Loué sois-tu, mon Seigneur", chantait St François d'Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une soeur, avec laquelle nous partageons l'existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts." (1)
-  "Tout comme cela arrive lorsque nous tombons amoureux d'une personne, chaque fois que François regardait le soleil, la lune ou les animaux, même les plus petits, sa réaction était de chanter." (11)
-  "St François nous propose de reconnaître la nature comme un splendide livre dans lequel Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa beauté et de sa bonté." (12)
Au cours de mes longues marches, ces temps derniers, je me disais : comment cette petite fleur est-elle arrivée là ?  Qu'est-ce qui explique la beauté de notre littoral ?  Quel message les arbres ont-ils à nous transmettre, du haut de leur présence apaisante ?  Comment ont-ils grandi, se sont-ils développés et épanouis ?
Le plus souvent, en voiture, nous traversons notre belle région rapidement, sans prendre le temps d'apprécier les beautés du ciel, de la terre et de la mer.  Regarder gratuitement les nuages défiler dans le ciel, entrer dans le grand mouvement de vie de la mer, inviter nos petits-enfants et nous-mêmes à nous arrêter pour savourer le chant d'un oiseau, n'est-ce pas aussi cela, notre mission de chrétiens ? Vivre en fraternité avec la création.
"Et Dieu vit que cela était bon !" Cela fait sans doute partie du bonheur de Dieu que de voir ses enfants admirer sa création et la respecter, planter des arbres, trier ses déchets, ne pas salir la nature, protéger les espèces, traiter correctement les animaux...
Au moment de l'offertoire, j'ai invité l'assemblée à offrir au Seigneur, non seulement nos vies humaines, mais aussi, la vie, la beauté de la création.
En tout cas, il nous faut faire mentir cette affirmation de George Sand, du moins dans sa 2° partie,  selon laquelle "la nature est une oeuvre d'art, et l'homme n'est qu'un arrangeur de mauvais goût."
La nature nous le rendra !

samedi 16 juin 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2176 : Pourquoi se marier à l'église ?

Voici que revient la période des mariages : une époque que j'aime bien car l'on voit, à cette occasion, des foules nombreuses, joyeuses, heureuses, emplir nos église de jeunesse, d'espérance et de bonheur. C'était bien le cas ce matin, en l'église du Bernard, où j'ai eu le bonheur d'accueillir, avec tous leurs proches, Séverine et Bruno, pour leur engagement plein de ferveur à se rester fidèles toujours, dans la grâce de Dieu.
Eux-mêmes sont croyants. Mais ils m'avaient fait part, lors de la préparation, du fait que, dans l'assistance, il y aurait, comme lors de chaque mariage à l'église d'ailleurs, un certain nombre de non croyants.
Effectivement, lorsque, dans l'homélie, j'ai reconnu que l'on peut aussi réussir sa vie de couple sans se référer à Dieu, j'ai vu plusieurs personnes "opiner du chef", en accord avec ce que je venais d'exprimer. Nous croyants en effet, il nous faut rester modestes, et savoir reconnaître que nous ne sommes ni au-dessus, ni meilleurs que les autres, et que les croyants n'ont pas le monopole de l'amour vrai.
Ce qui s'explique facilement d'ailleurs : l'homme étant créé à l'image de Dieu, il est normal que, s'il reste fidèle à sa nature humaine profonde, il puisse donc, lui aussi, vivre, même si c'est implicitement, et sans en avoir forcément conscience, en accord avec le projet de Dieu.
Mais je n'en suis pas resté là. Je ne vais pas vous retranscrire toute mon homélie, mais j'ai pris l'exemple suivant : se marier, c'est comme se lancer, dans une petite barque commune, sur un immense océan, un peu inconnu, et essayer de naviguer au mieux, avec nos forces humaines, en gérant, de la meilleure façon possible, notre navigation. Mais se marier à l'église, c'est prendre le Christ avec nous dans la barque, comme capitaine, comme skipper, pour qu'il nous accompagne et nous guide, de sa force, de son expérience, de ses lumières, tout le temps de la traversée.
Et déjà, qu'est-ce qui se passe, au cours de la cérémonie du mariage chrétien ? Deux choses essentielles :
-  les époux font entrer Dieu dans leur amour ; ils lui proposent d'y prendre une place, d'y jouer un grand rôle.  Ils lui ouvrent en grand la porte de leur coeur et de leur vie.
-  et d'autre part, ils font entrer leur amour en Dieu ; ils déposent leur amour dans les mains de Dieu, dans le coeur de Dieu.
Lors d'une journée de mariage, l'on se dit parfois : il y aura d'abord le passage chez la coiffeuse ; puis, on ira à la mairie ; ensuite, la célé à l'église ; puis, le verre de l'amitié, suivi du repas, etc. Mais, dans l'optique chrétienne, il n'est pas possible de voir les choses seulement ainsi, Dieu en effet n'étant pas un petit point parmi d'autres au cours du déroulement de la journée.
La relation à Dieu, c'est d'un autre ordre en effet que le passage chez la coiffeuse ou le repas !  Car c'est ce qui fonde, ce qui explique, ce qui éclaire tout le reste, que ce soit lors de cette journée de mariage ou tout au long de la vie des époux.
Le mariage chrétien donc, cela consiste à ce que les époux ancrent leur amour non seulement sur la force de leurs sentiments humains mutuels, mais sur la force même du Christ, source de tout amour. L'objectif de la cérémonie à l'église, c'est de permettre aux époux de plonger intimement leur amour dans l'immense Amour de Dieu !
Tel est ce que nous les prêtres, ou les diacres, nous essayons d'expliquer au mieux, à l'occasion de chaque mariage sous les voûtes de nos églises.
Mais en fait, c'est l'Esprit-Saint qui assure la plus grande part de ce "service d'Amour", dans le coeur de chacun !

jeudi 14 juin 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2175 : Le bateau de la discorde (Le Fumiarius)

Non, aujourd'hui, je ne reparlerai pas de l'Aquarius, cette "Arche de Noé" du 21° siècle qui fait en ce moment honneur à l'humanité ; par contre, je vais vous entretenir à propos du  "Fumiarius".
Le "Fumiarius" ?  Mais de quoi donc s'agit-il ?
Ce matin, Marc est venu me dire : "Vite, venez voir le bateau !"
Je suis alors sorti de mon bureau pour apercevoir en effet un immense bateau, camouflé sous une énorme bâche, posé sur un camion gigantesque, à l'arrêt juste dans la rue toute proche.
Et, tout autour, des personnes courant en tout sens pour étudier comment débloquer la situation.
Ce pauvre yacht en effet n'arrivait pas à affronter  les courants contraires l'empêchant de voguer vers sa destination : la mer.
En l'occurrence, un virage trop étroit, difficile à manoeuvrer.
Il a fallu trouver les propriétaires de ces voitures, lesquelles, quoique garées tout à fait légalement, le long de la route, gênaient la progression de ce convoi géant.
Tandis que derrière, sur des centaines de mètres, peu à peu s'allongeait la file d'attente des automobilistes pris au piège ; et cela durand pas loin d'une heure.
Il fallait entendre les réactions : "Ah oui ! Il paraît qu'il n'y a pas d'argent en France ! Mais regardez cet engin ? Ca vaut combien de millions ?"  "Et s'il n'y avait que celui-là !" "Avec quel argent le proprio a-t-il pu s'offrir un tel gouffre ?"  Etc.
La lutte des classes a encore de beaux jours devant elle !
Je repensais à la réflexion de notre président entendue hier :  "Il se dépense un pognon de dingue, et ça sert à quoi ?"
Eh bien, monsieur le Président, ce pognon, il permet à des dingues de s'offrir des petits cadeaux, c'est clair !
Cela m'a fait penser à cette remarque de Sophocle, dans "Antigone" : "L'argent, ah !  Fléau des humains !"
Caché sous sa bâche, je n'ai pu déchiffrer le nom de ce bateau ; mais je me suis permis de lui en affubler un : "Le Fumiarius", du mot "fumier".
Pourquoi cela ?
Mais, en référence à ces phrases du pape François, lors de son discours à la 2° Rencontre mondiale des mouvements populaires qui s'est tenue à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie, le 9 juillet 2015 : "On est en train de châtier la terre, les peuples et les personnes de façon presque sauvage. Et derrière tant de douleur, tant de mort et de destruction, on sent l'odeur de ce que Basile de Césarée (évêque en Cappadoce, 330-379) appelait "le fumier du diable" ; le désir sans retenue de l'argent, érigé en idole."
Fumier du diable, Fumiarius...
Diable !!!
Mais nous, dans quel bateau allons-nous embarquer ?
L'Aquarius ?  Le Fumiarius ?
Lequel allons-nous sponsoriser ?
L'Aquarius en tout cas, c'est la barque de Pierre, la barque de François, l'Arche de Noé, en train de sauver l'avenir de l'humanité.
Et à bord de tous les Aquarius du monde, sur mer, mais aussi sur terre, des millions de visages de Jésus, sauvés !

- P-S  :  Peut-être un jour l'orgueilleux bateau se mettra-t-il au service de personnes désargentées ? C'est cela, espérer !

mardi 12 juin 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2174 : La parabole du Bon Samaritain, version "migrants"

En Luc 10/29-37, on lit ceci : "Un homme de loi demanda à Jésus : "Et qui est mon prochain ?"
Des hommes et des femmes traversaient la mer aux mille dangers, comme jadis, entre Jérusalem et Jéricho,  le désert de Juda, infesté de bandits. Angoissés, terrorisés, totalement démunis, ils fuyaient leur pays, à l'image de ces pas moins de 920.000 déplacés en Syrie, d'après le journal "Ouest-France" de ce mardi. Parmi eux, des blessés, des femmes enceintes, des enfants en bas âge ; physiquement, moralement, ces naufragés rescapés étaient "à moitié morts", comme Luc le dit du blessé de la parabole.
Il se trouva qu'un premier gouvernement était censé les accueillir ; il eut connaissance de leur détresse, mais passa à bonne distance en clamant tout haut, façon de s'excuser : "C'est au tour des autres de s'occuper d'eux à présent ; nous, on a déjà donné !"
Un autre gouvernement fut mis au courant de ce drame en cours. Il refusa lui aussi de prendre en charge ces naufragés, prétextant, comme le précédent, qu'il s'en serait bien occupé, mais qu'il n'y avait pas de place chez lui.
Un troisième "lévite" lui, pourtant surnommé "Jupiter", car se jugeant en général plus malin que tous les autres, garda le silence, "comme si rien de n'était", poursuivant benoîtement son chemin au sommet de son royaume "en marche".
Quand tout à coup arriva une bonne âme qui, elle, venait de bien plus loin. Cet homme était un Samaritain !  Pardon, un socialiste ! Un vrai sans doute, soucieux du social véritablement. Et, alors qu'il n'avait pas plus de moyens ni de facilités que les trois précédents, d'ailleurs sans qu'on ne lui ait rien demandé, il se porta candidat pour aider ces malheureux, et même, à les recevoir chez lui, pour les soigner, les guérir et les sauver.

 Je dois quand même rajouter certaines choses :
-  honneur à la marine et aux garde-côtes italiens, ainsi qu'aux navires marchands qui, les premiers, avaient secouru en mer ces malheureux, avant de les transférer sur l'Aquarius.
-  merci à ces autres bons Samaritains italiens que représentent les maires de sept villes qui s'étaient déclarés prêts à accueillir le bateau : Naples, Palerme, Messine, Tarente... Ainsi qu'aux inlassables militants des ONG italiennes.
-  de leur côté, le gouvernement allemand, très engagé dans l'accueil des réfugiés, ainsi que le HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) et la commission européenne ont mené toute une action que pour que ces rescapés soient accueillis dignement.
-  malgré tout, Malte a quand même décidé de fournir du ravitaillement au bateau, pour sa longue et pénible traversée de 1300 kms jusque dans l'Espagne socialiste, à Valence.
-  quant à la France, aurait-elle perdu son âme ?  Pour reprendre la forte interpellation lancée par le pape Jean-Paul II lors de son passage à Paris, dans son discours au Bourget, en 1980 : "France, fille aînée de l'Eglise, qu'as-tu fait de ton baptême ?" Et les valeurs de l'Evangile alors, on s'en fout ?
 Je cite le "Ouest-France" de ce jour : "Sans une bonne âme, en l'occurrence espagnole et non pas française, le navire serait encore à la dérive." Et "La Croix" de ce mardi de faire ce même constat : "C'est finalement l'Espagne qui a sauvé l'honneur en ouvrant un de ses ports. La France, elle, est restée silencieuse." Mis à part cependant les protestations de même des députés de la République en marche, et bien entendu de l'ensemble des ONG françaises, qui ne reconnaissent pas les valeurs fondamentales de leur pays à travers un tel comportement. Par contre, pas de voix forte dans l'Eglise de France,... ni de la part des cheminots !
Imagine-t-on le bon Samaritain de l'Evangile revenant vers lui, 72 h après avoir vu le blessé dans le fossé, pour lui tenir le discours suivant : "Si je ne fais rien pour vous, ce n'est pas que je n'ai pas pitié de vous, mais c'est "pour des raisons de fond". Tout d'abord, qu'est-ce que vous faisiez en cet endroit, au lieu d'être resté chez vous ? Deusio : je ferai quelque chose quand tous les autres le feront aussi."

"Jésus demanda alors : "Lequel s'est montré le prochain de ces malheureux, victimes des bandits ?"
L'homme de loi lui répondit : "C'est celui qui a fait preuve de bonté envers eux."
Jésus lui dit alors : "Va, et toi aussi, fais de même ,!"

lundi 11 juin 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2173 : Mille mercis aux Soeurs de Mormaison

Il y a des souvenirs qui marquent ! Je revois encore, même si cela remonte à une soixantaine d'années, ces deux jeunes religieuses, aux visages si beaux, arrivant dans notre petite paroisse du Gué de Velluire pour prendre en charge la maternelle et l'école des filles. On aimait bien aussi nos institutrices précédentes, mais elles étaient tellement âgées...  Et voici que, tout à coup, ces deux religieuses dites "de Mormaison" apportaient dans notre sud-Vendée un réel air de jeunesse et un souffle nouveau. Au même moment, nous avions comme curé un jeune prêtre très dynamique et très ouvert ; si bien que je peux dire que notre paroisse a pris alors un vrai coup de jeune, et tout le monde en était enthousiasmé.  D'autant plus que ces soeurs étaient vraiment douées : musiciennes, pédagogues, proches des jeunes... J'étais séminariste alors, et leur beau témoignage me faisait du bien.
J'y repensais, hier, lors de la très belle célébration de clôture du Jubilé des 200 ans de cette Congrégation des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie. Qu'il s'en est passé des choses, que de miracles accomplis durant ces 200 années, durant lesquelles des milliers de femmes, jeunes puis moins jeunes, ont servi de tout leur coeur, de toute leur âme et de toutes leurs forces, et notre société vendéenne, et notre Eglise. Il y en aurait des témoignages à partager, des livres entiers à écrire, sur la fécondité humaine et spirituelle de leur vocation et de leur engagement. Et cela, dans une dimension missionnaire universelle : en France d'abord, dans plusieurs diocèses ; puis, à Madagascar, en République Dominicaine, au Congo, à La Réunion...
Pour mon compte, je ne peux oublier la richesse de l'action pastorale vécue en lien avec les soeurs des Sacrés-Coeurs dans les diverses paroisses où je les ai rencontrées, lors de mes nominations successives : aux Herbiers d'abord, durant 5 ans ; des religieuses habitant en HLM dans un quartier populaire, travaillant en usine ou autres. Qui m'ont d'ailleurs soutenu à fond durant les 9 années que j'ai passées ensuite au Mali. Puis, sur Ste Thérèse à La Roche s/Yon, où elles avaient un beau rayonnement également. Pendant les 10 années où j'ai été curé des Sables d'Olonne, que de rencontres vécues avec les soeurs, que d'échanges amicaux, spirituels, avec des communautés très en prise sur leurs quartiers, comme aux Nouettes ; en lien avec le monde populaire, les migrants, etc. Ensuite, même expérience très riche avec elles sur les paroisses de Fontenay-le-Comte, mais aussi de Fontaines, où j'ai retrouvé avec bonheur Soeur Thérèse, l'une des deux soeurs accueillies au Gué de Velluire il y a déjà si longtemps.
A présent, me voici plus que jamais lié avec ces religieuses, puisque j'ai été nommé "Chapelain" (!) du Centre spirituel Notre-Dame de l'Espérance, à Bourgenay, même si je suis surtout prêtre auxiliaire pour les paroisses de Talmont et de Jard, où je suis également un peu en lien avec les soeurs des Sacrés-Coeurs qui y ont une communauté. J'ai même reçu une lettre que je conserve précieusement, intitulée ainsi : "Olivier Gaignet  -  Soeurs de Mormaison -  Bourgenay" !  Quel honneur !
En tout cas, j'en suis l'heureux témoin à Bourgenay, les soeurs passent très bien au sein de la paroisse comme auprès de la population ; elles ont du punch, des idées, le sourire et la foi.
Mais quel est donc leur secret ?  Il est résumé dans cette image-souvenir distribuée hier à la fin de la célébration : "Puisons dans le Coeur de Jésus notre espérance et notre joie."