Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

samedi 11 août 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2198 : "Il y a le ciel, le soleil et la mer..."

J'ai pris l'habitude de faire une belle marche d'une heure, chaque jour, le long de la mer, entre 7h30 et 8h30, juste avant la messe. A cette heure-là, tout est tranquille et paisible, tandis que règne encore la fraîcheur du matin. Le "Prions en Eglise" à la main, c'est un bonheur que de se laisser pénétrer par la Parole de Dieu en un tel cadre ! Lorsque l'on me dit : "Vous avez une belle chapelle à Bourgenay", je demande : "De quelle chapelle parlez-vous, de la petite ou de la grande ?" Les gens paraissent étonnés... "Oui parce que, dans la petite, je célèbre la messe, tiens des permanences, tandis que dans la grande, qui ressemble plutôt à une immense cathédrale, je m'inspire de ce que je vois pour chanter la gloire de Dieu." La nature en effet n'est-elle pas un immense sanctuaire, dédié à la gloire de Dieu ?
Et qu'est-ce que je vois ?  Je chantonne souvent ce joli refrain de Sacha Distel, en le mêlant aux accents des psaumes : "Il y a le ciel, le soleil et la mer ; c'est l'été, les vacances, oh mon Dieu, quelle chance !"
Je passe alors mon temps à dire merci au Seigneur. Merci pour la chance que j'ai de vivre en un tel lieu ; merci de pouvoir ainsi disposer de mon temps pour louer le Seigneur et lui confier mes journées et celles de tous les habitants et estivants ; merci pour le soleil et l'ombre, pour la bise et le vent du large, pour la mer, la mer "toujours recommencée", selon le mot du poète Paul Valéry. Tous ces poètes qui, comme Valéry, célèbrent, sans le savoir souvent, sans y penser forcément, rien moins que la gloire du Créateur.
Sur cette superbe côte vendéenne, Dieu n'est pas oublié.  Il m'arrive souvent, lors des eucharisties, de dire aux personnes présentes que c'est par leur intermédiaire que Dieu est loué, reconnu, présent et agissant. Chaque prière que nous faisons, ce n'est pas en notre nom personnel seulement, mais bien au nom de tous, au nom de ceux qui parfois pourraient oublier de rendre toutes ces beautés au Seigneur. La merveille, c'est qu'à travers nous, c'est comme si toutes ces personnes priaient elles-mêmes réellement. En respectant bien sûr l'orientation profonde de chacun, nous sommes un peu, en leur nom, les délégués à la la prière, à la louange, au pardon et à l'intercession. Quelle responsabilité riche, extraordinaire et magnifique ! Rien que pour cela, ça vaut la peine de prendre du temps.
"C'est l'été, les vacances, oh mon Dieu, quelle chance !"
Merci Sacha, merci à tous les priants, merci Seigneur !

P-S : Cela fait 15 jours que je n'ai pas écrit de billets ; j'en suis navré, mais l'été, sur la côte, ce n'est pas une période de tout repos, au plan pastoral... Car quand on arrive à un certain âge, et que l'on veut en faire autant qu'à 35 ans, la machine peut donner des signes de fatigue ! Dans mon avant-dernier billet, je rappelais la nécessité de savoir se reposer. Voici qu'à mon tour, il me faut mettre en pratique ce que je conseille aux autres, et ralentir la cadence, dans tous les domaines. Je vais peut-être rédiger seulement un billet par semaine désormais. Vous ne serez donc pas étonnés à l'avenir de cette "baisse de production". Merci en tout cas de votre fidélité et de votre soutien !

jeudi 26 juillet 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2197 : Michel Onfray, un petit Donald Trump de l'histoire et de la philosophie

Une paroissienne m'a fait part cette semaine de son émoi à propos de ce qu'elle a entendu de la part de Michel Onfray ces derniers temps sur France Culture ; M. Onfray diffuse en effet ses cours sur cette radio les samedis et dimanches durant tout l'été. Et cela peut poser question à certains chrétiens : que reste-t-il de vrai de notre foi ?
Ce monsieur il est vrai s'attire un certain succès, en se présentant comme quelqu'un qui défend la vérité face à des croyances tout à fait dépassées. Selon lui, par exemple, le "fameux" Jésus n'a jamais existé ; il s'agit là d'une "fable pour enfants". Et, avec un certain aplomb, il invoque le manque de sources pouvant confirmer l'historicité de Jésus, arguant qu'un moine (?) aurait falsifié les textes des historiens Suétone et Flavius Josèphe attestant de son existence.
Autre exemple : il interprète toute l'histoire intellectuelle des deux derniers millénaires comme une sorte de grand complot mental ourdi depuis le Vatican. On dirait du Dan Brown !  Et selon lui, la foi, comme l'histoire de l'Eglise catholique se résume quasiment à l'horreur de l'Inquisition. Manifestement, il a des comptes personnels à régler avec le christianisme !
Il explique aussi que les croyances religieuses reposent sur la faiblesse psychologique des humains, qui les ont conduits à s'inventer des Dieux, ainsi qu'une vie après la mort.
M. Onfray répète également à l'envi que tous les maux de la Terre viennent de la présence et de l'action maléfique des monothéismes, principalement de ce qu'il appelle "le Judéo-Christianisme".
D'autre part, les religions sont toutes appelées à s'éteindre, de même que sont disparus les cultes à  Isis et Osiris, Jupiter et autres anciennes divinités auxquelles croyaient nos ancêtres.
Quant à l'apôtre Paul, lorsque celui-ci parle de l'écharde dont il souffre dans sa chair, cela cachait le fait que c'était un homosexuel qui n'osait s'avouer tel ; il était sans doute aussi pédophile, comme nombre de prêtres évidemment, ou presque !
Il serait possible d'apporter bien d'autres exemples puisés dans les enseignements de M. Onfray, mais je m'en tiendrai là ; et ces exemples sont déjà suffisamment éloquents quant à la façon qui est la sienne de tordre le cou à l'histoire et de présenter les réalités de façon brutale, caricaturale, sans nuance ni finesse d'analyse historique. Pour quelqu'un qui a la fâcheuse tendance à se poser en "chevalier blanc", seul détenteur de la vérité, son discours s'avère souvent pauvre en argumentation, partial et plutôt de mauvaise foi.
Des philosophes ainsi que des historiens ont contesté ses thèses, mais Onfray réagit à la Donald Trump, à la fois lourdement et superficiellement : on dirait que les critiques, cela l'amuse ; et comme il a du bagout et de la répartie, il envoie promener tout le monde ; pour cela, il sait claquer les formules, sortir le bon cliché, ridiculiser celui qui ose le contester
Question : mais qu'est-ce qui a donc pu blesser intérieurement un tel personnage pour qu'il soit ainsi aigri, aussi plein de lui-même et aussi étouffé par le ressentiment ?  Et pourquoi déteste-t-il un peu tout le monde ?
Avec une telle facilité de parole, un tel courage pour compiler ainsi autant de connaissances, avec plus de rigueur et moins de parti-pris, il aurait pu rendre un grand service à l'humanité et aux religions, grâce à son regard critique.  Malheureusement, il est victime de son manque terrible de connaissance de l'exégèse biblique, ainsi que d'un scientisme style 19° siècle complètement dépassé. Ce manque de rigueur dans ses travaux empêche qu'on le prenne au sérieux.
Finalement, que restera-t-il de lui, et de ses enseignements ? Un discours indigeste, prolixe, contestable et décadent. En tout cas, le fait qu'il qualifie les croyants de "moutons" ne l'honore en rien. Mais une chose est certaine : ce brave homme sera disparu depuis longtemps, que l'Evangile continuera à illuminer notre terre, jusqu'à la fin des temps !

dimanche 22 juillet 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2196 : "Reposez-vous un peu !" (Jésus, en Marc 6/31)

Je n'oserais quand même pas dire que cet appel de Jésus est celui que je préfère, mais cette invitation à prendre le temps de se poser me convient tout à fait ; et je la savoure profondément ! Surtout à présent où je me trouve en retraite, et en quel lieu..., au bord de la mer !
J'ai d'ailleurs fait de cet appel le thème de mes deux homélies de ce jour, en les églises d'Avrillé et de Longeville-sur-Mer. En fait, cela tombait bien : ces églises étaient emplies d'estivants, et parmi eux, nombre de jeunes et d'enfants.
Or, il se trouve que cet appel de Jésus à savoir prendre le temps de respirer est tout à fait actuel. Dans notre vie de tous les jours en effet, y compris parfois pendant le temps de congé, nous courons du matin au soir : il faut faire ceci, aller là-bas, ne pas rater cela, vivre à fond, profiter de tout ce qui passe... Et bien sûr, les yeux fixés sur l'écran de notre portable, l'esprit toujours agité et sans repos.
"M'enfin, nous dit Jésus, prenez le temps de vous arrêter !"... De vous déconnecter un peu... En tout cas, personnellement, je ferais bien de cet appel de Jésus un 11° commandement !  Peut-être pensez-vous que j'exagère en élevant la nécessité du repos au rang d'un commandement évangélique ? Et pourtant, en nous reposant, en nous refaisant ainsi une santé comme on dit, est-ce que, sans en prendre forcément conscience, nous n'imitons pas à merveille la façon de faire de Dieu ?  Lui qui, comme l'exprime poétiquement l'auteur du livre biblique de la Genèse, après la Création, se reposa  !
Et si l'on prenait davantage le temps de se reposer, pour se reconstruire, pour prendre du recul sur notre vie, pour se pacifier, notre société en conséquence ne deviendrait-elle pas elle-même plus paisible, plus fraternelle, plus équilibrée ?  Rappelons-nous ce dicton : "Celui qui ne se repose pas fatigue les autres !" Se reposer, c'est donc absolument urgent, si nous voulons servir comme il faut la société, et permettre à nos proches de respirer.
Question : et si le vrai repos se trouvait en Dieu ?  Et s'il s'agissait pour nous d'arrêter de faire marcher notre tête, de fermer nos écrans, afin de nous programmer des "plages" de gratuité totale (et sur la plage, pourquoi pas ?)  Et si nous nous donnions la peine, ou plutôt, la joie, de nous laisser aller tout simplement, dans les bras de Dieu, dans le coeur de Dieu, dans l'océan immense de l'amour de Dieu ?  Avec le même plaisir que lorsque nous nous laissons porter par les vagues, au sein de l'océan
Car en fin de compte, ce que l'humanité a peut-être trop oublié, c'est qu'il n'y a sans doute pas de vrai repos sans une vraie rencontre avec Dieu. Nous n'oublions presque jamais de recharger la batterie de notre portable, ni de mettre de l'essence dans notre voiture ; sans cela, téléphone muet, et voiture inutile ! Même chose pour notre vie et notre énergie intérieure.  Si nous ne nous rebranchons pas régulièrement sur Dieu, qui est la source à la fois de tout repos et de toute énergie, la batterie de notre coeur, de notre esprit fraternel, de notre dynamisme de baptisés sera vite à plat...
Et si nous profitions de cet été pour revoir comment et à quels moments redonner au Seigneur la place qui lui revient, la première, dans le grand fourre-tout de notre vie ?  Il est sûr qu'alors, nos vacances déjà, et ensuite toute notre vie en seront rehaussées, renouvelées, et profondément réussies !
Comme nous l'avons chanté en ce dimanche : "Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer !" (psaume 23)

samedi 21 juillet 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2195 : Enfin reconnus par la nation !

Chaque fois qu'est publiée une promotion de la Légion d'honneur, on entend des questions telles que celle-ci : comment se fait-il que l'on donne cette distinction par exemple à des sportifs, des députés, des évêques (Mgr Castet l'avait déjà obtenue il y a déjà très longtemps), des chanteurs, etc...  On nous répond que ces personnes, de par leur activité ou leurs engagements, ont mérité cette médaille. Je n'en doute pas et me réjouis pour les heureux récipiendaires. Mais je suis encore plus comblé lorsque l'on reconnaît enfin, même si c'est bien tard parfois, le courage magnifique de personnes qui, EUX, ont risqué leur vie pour notre pays.
Quel bonheur lorsque, il y a deux ou trois mois, René, fidèle d'entre les fidèles à la messe célébrée deux fois par mois dans l'un des deux Ehpad de Tamont-St Hilaire dont je suis l'aumônier, le Havre du Payré, m'a glissé, dans le creux de l'oreille, qu'il allait recevoir cette ultime décoration.  A près de 95 ans il est vrai, il était temps !  Oh, René n'a pas fait parler de lui ; cette médaille, il ne l'a pas réclamée ; puis, il ne s'en est pas vanté !  Mais enfin, enfin, le 14 juillet dernier, droit comme un "i", dans la cour d'honneur de l'hôtel de ville de Talmont, il a reçu, avec beaucoup de modestie d'ailleurs, cette distinction qui est la plus haute dans notre pays.
René, originaire d'Oran, il y a environ 75 ans, est entré dans les Forces Françaises Libres ; il faisait partie des Tirailleurs Marocains, basés à Marrakech. Il a fait la campagne d'Italie, durant laquelle il a vu nombre de ses camarades tomber au combat. Il a été blessé. Mais il a pu poursuivre. Il raconte que le débarquement à St Tropez a été particulièrement difficile. Il a ensuite participé à la campagne de France, au sein de la première Armée commandée par Jean de Lattre de Tassigny, puis à l'avancée jusqu'aux derniers refonds de l'Allemagne.
Parmi les bénéficiaires de la promotion du 14 juillet, il y a, entre autres, Elisabeth Guigou, Claude Lelouch, l'archevêque de Poitiers, Jeanne-Françoise Hutin de "Ouest-France, etc... Je suis allé consulter la liste, et j'ai remarqué que René et d'autres anciens combattants sont cités après tous ces gens-là, de la société civile, en toute fin de liste. Alors que la différence est énorme : qui a le plus risqué sa peau pour la nation ?
Chose assez extraordinaire, dans le même Ehpad, un autre ancien de la première Armée a également été nommé chevalier de la Légion d'honneur. Deux Talmondais mis à l'honneur, malgré les heureuses restrictions récentes quant au nombre de personnes décorées. Encore une chance que l'on n'ait pas oublié ces anciens combattants, qui auraient dû, logiquement être cités en tête et les premiers...  Mais allez donc comprendre ! Notre société marche un peu sur la tête, et ses "idoles" ne sont pas souvent les personnes les plus méritantes !  D'où, tant d'errements...
En terminant, deux pistes pour notre réflexion, par rapport à la classification ci-dessus :
-  extrait du Talmud (qui est, après la Torah, l'un des textes fondamentaux du Judaïsme)  :  "J'ai vu un monde bizarre : les grands étaient en bas, et les petits en haut."
-  Matthieu 20/16  :  "Les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers."

vendredi 20 juillet 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2194 : Où est Dieu ?

Tout à l'heure, alors que je tenais une permanence à la chapelle de Bourgenay, sont entrés un papa et sa petite fille, âgée de 6 ans. Celle-ci a fait son signe de croix (de la main gauche), mais elle connaissait "les paroles". Le papa l'a fait asseoir ; puis, il lui a dit que le bon Dieu était là. La petite fille a alors demandé : "Mais il est où, Dieu ?  Je ne le vois pas..." Réponse du papa, en me désignant (j'étais en aube) : "il faut demander au monsieur." Nous avons eu alors tous les trois un échange très sympa, dont je vous fais grâce.

Par contre, cela m'a rappelé le fait suivant : Voltaire était un écrivain non-croyant. A plusieurs reprises, il s'est moqué des chrétiens. On raconte qu'en se promenant, Voltaire rencontre un enfant qui joue sur sa propriété. Il lui dit : "Bonjour, mon garçon. Dis-moi, es-tu chrétien ?"  "Oui, monsieur." "Alors, tu vois cet arbre chargé de pommes ?  Eh bien, elles sont pour toi, si tu peux me dire où est Dieu." L'enfant reste un moment embarrassé ; puis il lève les yeux et répond vivement : "Et vous, monsieur, pouvez-vous me dire où Dieu n'est pas ?" Cette réponse inattendue et tellement à propos laisse Voltaire sans voix !  Il s'en retourne alors, laissant derrière lui les pommes et l'enfant.
Mais plutôt que de vous tenir un discours sur cette question, je vous invite plutôt à faire cette recherche par vous-mêmes, en vous demandant où est Dieu pour vous ?

Je profite aussi de ce sujet pour vous partager une page émouvante tirée du livre d'Elie Wiesel, "La Nuit" :

"Un soir que nous revenions du travail, nous vîmes trois potences dressées sur la place d'appel, trois corbeaux noirs.  Appel.  Les SS autour de nous, les mitraillettes braquées. Trois condamnés enchaînés, et parmi eux, le petit "Pipel", l'ange aux yeux tristes. Un enfant au visage béat.  Incroyable dans ce camp d'Auschwitz.
Le chef de camp lut le verdict.  Les trois condamnés montèrent sur leurs chaises. "Vive la liberté", crièrent les deux adultes.
Le petit, lui, se taisait.
"Où est le bon Dieu, où est-il ?"  demanda quelqu'un derrière moi.  Sur un signe du chef de camp, les trois chaises basculèrent.
Les deux adultes ne vivaient plus.  Mais la troisième corde n'était pas immobile : si léger, l'enfant vivait encore. Plus d'une demi-heure, il resta ainsi à agoniser sous nos yeux.
Derrière moi, j'entendis le même homme demander : "Où est ton Dieu ?"
Et je sentais en moi une voix qui lui répondait : "Où est-il ?  Le voici : il est pendu à ce gibet !"

P-S  :  Elie Wiesel, d'origine roumaine, fut déporté avec tous les siens. Il perdra son père, sa mère et une soeur dans les camps. Libéré à l'âge de 16 ans. Prix Nobel de la paix en 1986.

Et, pour nous aider à approfondir notre réflexion, cette citation de Nietzsche : "Où est passé Dieu ?  Dieu est mort, nous l'avons tué !"