Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

vendredi 22 mars 2019

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2269 : Le Peuple de Dieu répondra-t-il à l'appel du pape ?

Nous le constatons chaque jour en permanence, que ce soit dans nos relations, en paroisse, en famille ou autres, revient souvent dans les échanges la tragique question de ce qui marque notre Eglise catholique depuis quelque temps.  Nombreux sont ceux qui se lamentent, quand ils n'expriment pas, ce qui est bien compréhensible, des sentiments de colère, de révolte et de déception. Une question se pose alors : comment on va se sortir de tout cela ?  Et personne n'y voit très clair...

Un moyen pourtant nous a été offert, et pas par n'importe qui ; mais je suis étonné que l'on n'y fasse pas plus référence !  Il s'agit de la "Lettre du pape François au Peuple de Dieu", en date du 20 août 2018, dont je vous ai déjà parlé à de multiples reprises. Cependant, il semble que ce message n'ait pas été très ventilé, et encore moins débattu, ni dans notre diocèse, ni dans les paroisses ou mouvements d'Eglise. Le pape y exprimait pourtant que, face à la situation terrible de l'Eglise, qui a encore empiré depuis cette date, "il est impossible d'imaginer une conversion de l'agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu." Avec cette constatation désolante que "le cléricalisme annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer, ou à sous-évaluer la grâce baptismale" dans le laïcat.

A ma connaissance, sur le diocèse de Luçon, comme initiatives en réponse à cet appel du pape, je discerne seulement un "frémissement", même s'il est encore bien léger : 4 rencontres au niveau de la Vendée organisées par le SEL 85 (Solidarité, Eglise en Liberté en Vendée), regroupant de 30 à 50 personnes. Ces rendez-vous, dont le premier a eu lieu dès octobre, ont été assez fructueux et viennent de trouver un premier aboutissement à travers une rencontre, avant-hier mercredi, de trois délégués du SEL 85 avec notre évêque, le père Jacolin. Nous en aurons sans doute des échos.

Sur le doyenné de St Gilles, un groupe de 20 personnes, dont 14 laïcs, vient de produire une très intéressante réponse à la Lettre du pape ; bravo à eux !  D'autre part, sur la Roche-sur-Yon, la paroisse Jean XXIII a le projet d'organiser une rencontre autour de cette même Lettre ; c'est encourageant ! Mais ailleurs ?  Silence-radio ! Question : le Peuple de Dieu est-il vraiment prêt à débattre ?  Mais surtout, l'y aide-t-on ??? Car il ne faudrait pas que le pape se sente trop seul et peu écouté ! En gros, on regarde le train passer, en attendant que Rome ou les évêques nous apportent sur un plateau toutes les solutions ; alors qu'il faut que les laïcs prennent leur part dans la recherche des solutions. Et on se contente de faire tourner la paroisse vaille que vaille, en attendant des jours meilleurs...

Par contre hier soir jeudi, sur le doyenné de Talmont-Les Moutiers, comme je l'ai expliqué dans un billet précédent, à l'initiative du MCR (Mouvement Chrétien des Retraités), 41 personnes très motivées, dont trois prêtres et un diacre, se sont retrouvées pour un échange très participatif et très riche à propos de cette fameuse Lettre, que tous avaient en main. Le trésorier diocésain du MCR, Jacky, a introduit la rencontre en nous plongeant d'emblée dans cette Lettre. Un autre responsable, Maurice, nous a fait un historique fort intéressant quant aux difficultés de l'Eglise depuis les premiers siècles sur cette question. Puis, l'échange a été assez approfondi, tant dans le constat des faits que concernant l'étude des causes et la recherche de propositions pouvant permettre à notre Eglise de se relever et de repartir dans l'Espérance. Deux secrétaires, Jennifer et Maryse, ont pris des notes, dont je vous rendrai compte quand le compte-rendu sera fait. L'assemblée était d'autant plus motivée qu'il a été précisé que nos réactions et propositions seraient communiquées au pape, à notre évêque, aux prêtres ainsi qu'aux chrétiens du doyenné, et bien sûr au MCR diocésain. La prière a également eu sa place, et il a été dit et redit que, comme nous y invite le pape, un "retour à la Source" et "la contemplation du Christ" pourront nous permettre de nous relever en vérité !

P-S  :  pour info, Maurice nous a présenté deux ouvrages très intéressants :
-  "L'Eglise face aux abus sexuels sur mineurs", de Marie-Jo Thiel  -  Bayard  -  24,90 €
-  "Des prêtres et des scandales", d'Anne Philibert  -  Cerf  -  24 €

jeudi 21 mars 2019

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2268 : Ordonner des hommes mariés ?

L’archevêque de Poitiers souhaite que l’ordination des hommes mariés devienne possible. Il est le premier prélat en France à le dire publiquement.

Monseigneur Pascal Wintzer a ouvert le débat sur RCF (Radio chrétienne francophone) en évoquant la possibilité de faire entrer dans l’Église des hommes qui ont une vie familiale. « Je suis pour l’ordination des hommes mariés », confirme-t-il en s’empressant de préciser : « Je suis contre le mariage des prêtres et pour la fidélité dans les engagements. » Pas question de revenir sur sa parole.
“ La sexualité n’est pas mauvaise en soi ” L’Église ne semble pas prête à rompre ce qui constitue le socle de la disponibilité des hommes d’Église, le célibat. « Elle n’appellera jamais à revenir sur un engagement, au contraire, elle engage à la fidélité », a relayé l’ecclésiastique. L’archevêque de Poitiers (1) est le premier en France à se prononcer publiquement, dans les médias – alors que des coreligionnaires adhèrent, en silence, à cette même idée –, pour accueillir des hommes mariés.
Ce statut marital n’a rien de révolutionnaire dans la communauté catholique. L’annonce repose sur une réalité. C’est un fait. Dans le premier millénaire, « cette situation était assez générale », argumente Monseigneur Wintzer, ajoutant qu’aujourd’hui dans les Églises orientales catholiques (Liban et Syrie) et en Europe (Roumanie), les hommes mariés sont intégrés. Le pape François a levé l’interdiction faite aux Églises orientales catholiques d’ordonner prêtres des hommes mariés en Occident.
Mgr Pascal Wintzer souhaite à travers cette réflexion « casser l’image du prêtre perçu comme un homme en dehors de l’humanité ». La sexualité, dit-il, « n’est pas mauvaise en soi et n’empêchera pas de servir Dieu et l’Église ». Cet effectif supplémentaire présenterait un double avantage, répondre à une demande des chrétiens et mailler le territoire où de trop nombreuses églises n’ouvrent leurs portes que pour les enterrements. « Ces hommes mariés donneraient un peu de leur temps pour présider la prière et la messe », plaide le prélat.
“ Viol […] renforcé par cette aura de sacré qui entoure le prêtre ” Quid de la formation ? Elle existe déjà pour les diacres et penser qu’elle pourrait s’étendre à un enseignement spécifique pour les nouveaux représentants de l’Église ne relève pas de l’utopie.
L’arrivée de cette population venue de la société civile « casserait l’image du prêtre, qui se perçoit en homme sacré et de pouvoir », observe Mgr Pascal Wintzer. Un statut qui pose la question du viol qui serait lié « à des déséquilibres psychologiques renforcés par cette aura de sacré qui entoure le prêtre », analyse l’archevêque.
L’histoire de l’affaire du cardinal Barbarin placerait-elle ces prédateurs au-dessus de tout ? « Les hommes de Dieu doivent obéir à la justice des hommes de leur pays. […] On n’est pas des hommes sacrés au-dessus des lois, nous sommes des citoyens comme les autres, des justiciables comme n’importe qui », rappelle Mgr Wintzer. Le primat des Gaules vient de le vivre dans sa chair en étant condamné à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’abus sexuels. « Je ne vois pas comment il pourrait gouverner son diocèse », s’interroge l’archevêque de Poitiers.

                 Didier Monteil, 12 mars 2019, "La Nouvelle République du Centre-Ouest"
_____________

P-S :  réaction intéressante de l'écrivain Jean-François Bouthors, dans l'édito de "Ouest-France" du 18 mars dernier :  "Le christianisme n'est pas mort, mais on ne le relèvera pas avec de simples mesures de discipline, ou de formation psychologique des clercs. Ordonner des femmes ou des hommes mariés pourrait être un pas important. Mais si l'on ne retrouve pas la consistance du message chrétien, cela ne sera qu'un emplâtre sur une jambe de bois."


mercredi 20 mars 2019

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2267 : Au sujet de la démission du cardinal Barbarin

Erwan Le Morhedec, avocat et blogueur sous le nom de Koz, explique pourquoi le communiqué du diocèse de Lyon concernant le refus par le pape de la démission cardinal Barbarin invoque « la présomption d’innocence »


Le pape François n’a pas voulu accepter la démission du cardinal Barbarin au nom de « la présomption d’innocence ». Comment comprendre cette mention alors que l’archevêque de Lyon a été condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agressions sexuelles ?
Erwan Le Morhedec : Quand une personne condamnée en première instance fait appel, elle se retrouve exactement dans la même situation qu’avant son premier procès. Elle bénéficie donc de la présomption d’innocence, ce principe mentionné à l’article 9 de notre "Déclaration des droits de l’homme et du citoyen" et qui veut que « tout homme (est) présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable ». En l’occurrence, ce sera le rôle du procès en appel que d’examiner à nouveau l’éventuelle culpabilité du cardinal Barbarin. Ce n’est qu’après l’appel que la condamnation devient définitive.


Mais pourquoi alors le pape a-t-il suggéré au cardinal Barbarin de se mettre en retrait de son diocèse de Lyon ?
E. L. M. : Le cardinal Barbarin peut très bien être acquitté en appel. Le pape a sans doute jugé prématuré d’accepter sa démission pour cette raison. Cela ne me semble pas aberrant tant que son sort judiciaire n’a pas été définitivement scellé. Si jamais le pape avait accepté la démission du cardinal et que celui-ci était acquitté, à quoi cela rimerait-il ? Peut-être la note envoyée par les avocats du cardinal Barbarin a-t-elle eu un rôle et le pape François estime-t-il, comme d’autres, que le cardinal "paye pour ses prédécesseurs" ?
Toute la difficulté ici est que trois dimensions sont imbriquées : une dimension judiciaire (le cardinal Barbarin est à nouveau présumé innocent depuis qu’il a fait appel) ; l’opportunité ecclésiale locale (le bien du diocèse de Lyon) ; et le contexte international. Le pape ne peut pas faire abstraction de ce dernier : dans un État de droit comme la France, la procédure est respectée ; mais, dans un pays qui ne le serait pas, il n’est pas compliqué de déstabiliser un évêque avec une procédure judiciaire. Je peux comprendre que François ne souhaite pas envoyer ce signal.


Est-ce en raison de cette imbrication que cette décision est si difficile à comprendre, au point d’« étonner » même le président de la Conférence des évêques de France ?
E. L. M. : Sans doute. Si le cardinal Barbarin avait présenté sa démission au pape avant le verdict le 7 mars, le grand public aurait mieux compris que seul le bien du diocèse était en jeu. Mais là, étant donné le calendrier, qui peut croire que les éléments sont dissociés ?
On sent que le pape a eu aussi le souci du bien du diocèse en « suggérant » à son archevêque de se mettre en retrait, à l’abri de l’exposition médiatique aussi.


Dans quel délai le procès en appel du cardinal Barbarin pourrait-il se tenir ? L’appel du parquet est-il susceptible d’accélérer sa tenue ?
E. L. M. : Non, ce n’est pas certain. L’appel fait par le parquet a une seule incidence : lorsque seul le condamné fait appel, la décision du juge d’appel ne peut être que la même ou plus favorable. Lorsque le parquet aussi fait appel, la décision est entièrement reprise, elle peut éventuellement aussi être défavorable au prévenu. Cet appel du parquet est systématique en cas d’appel du prévenu.


Recueilli par Anne-Bénédicte Hoffner, le 20 mars 2019, pour le journal "La Croix". 
Merci à elle et au journal. 

___________________________

P-S  :  L'article ci-dessus est une info, pas forcément mon opinion.
Mais mon opinion perso est sans intérêt !
A chacun de se faire son analyse et son jugement.




mardi 19 mars 2019

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2266 : Le grand débat dans l'Eglise

Sans doute êtes-vous nombreux à vous être demandé, ces derniers mois, s'il ne serait pas opportun de proposer également "'un grand débat" au sein de l'Eglise catholique... Et si la démarche engagée à travers  notre pays en ce moment, suite au mouvement des "gilets jaunes", donnait l'idée aux baptisés catholiques de prendre aussi la parole par rapport à tout ce que nous ressentons en ce moment au sein de l'institution ?

J'ai entendu encore cet appel à travers un mail reçu hier de la part de Jean C., adressé aux membres adhérents et sympathisants de SEL 85 (Solidarité, Eglise et Liberté en Vendée) : "Les paroisses se sont-elles saisies de ces événements ?  En ont-elles débattu ?  J'ai l'impression que c'est le grand silence... Il me semble que les paroisses devraient être des lieux de rencontres et de débats, de partage, entre communautés de base, mouvements, etc..."

Cette interpellation est tout à fait judicieuse et opportune ! Il est vrai que le pape François, je l'ai déjà souligné et rappelé sur ce blog à diverses reprises, a envoyé, le 20 août dernier, une "Lettre au Peuple de Dieu" ; pas seulement aux cardinaux, évêques, prêtres, mais bien également aux laïcs, qu'il a tenu à mobiliser particulièrement "afin que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin."

Certaines paroisses, en Vendée, ont glissé cette Lettre dans le bulletin paroissial ; quelques autres l'ont affichée à l'entrée de l'église ; mais bien peu en effet ont donné aux paroissiens la possibilité d'en discuter. Sur le doyenné de Talmont-St Hilaire cependant, à l'initiative d'un mouvement de laïcs, le MCR (Mouvement Chrétien des Retraités) a organisé une soirée de réflexion autour de cette Lettre avec comme titre : "L'Eglise, Peuple de Dieu : nos attentes."

Cette soirée se déroulera le jeudi 21 mars, de 20h à 22h, à St Vincent-sur-Jard, salle communale Clémenceau. Soirée ouverte à tout public, entrée libre.

Ce ne sont pas des "retraités-canapé" qui ont organisé cette rencontre ! Je me suis même aperçu qu'ils ne reculaient devant aucun sacrifice puisqu'un membre, Jennifer, a eu l'audace d'envoyer l'annonce de cette soirée au journal "La Croix", qui l'a publiée !

Comment va se passer cette rencontre ?  Nous avons pensé à un déroulement du style suivant :
-  tout d'abord, la parole sera largement donnée à l'assistance, afin que chacun puisse exprimer son ressenti par rapport aux événements actuels au sein de l'Eglise.
-  puis, nous essayerons d'analyser la situation, d'en rechercher les causes, avec aussi un retour historique.
-  attentes et appels seront alors dégagés, pour être retransmis largement à qui de droit : le Peuple de Dieu, notre évêque, et pourquoi pas une réponse au pape François.
Le tout en dégageant aussi les aspects positifs possibles d'une telle crise, sur l'avenir de l'Eglise, mais surtout, de l'Evangile !
Nous comptons sur le soutien de tous !  Merci !

lundi 18 mars 2019

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2265 : J'ai vu 100 prêtres heureux !

Nous étions plus d'une centaine de prêtres du diocèse de Luçon rassemblés en ce lundi 18 mars au Centre spirituel de Chaillé-les-Marais pour notre journée annuelle de réco de carême. Les prêtres de Vendée : quelle variété ! Depuis celui qui vient juste d'être ordonné jusqu'à cet autre bien valide encore à 90 ans. Des cols romains et des petites croix, des soutanes et d'autres sans croix (mais pas sans foi ni loi !...)  Certains en jean et d'autres en costume noir très strict... Avec toutes les variétés possibles de ministères : avec les jeunes et les personnes âgées, aux Béatitudes ou avec les migrants, au coeur du monde rural ou en lien très forts avec des dirigeants d'entreprise, à la Mission de la mer ou dans une basilique, au service des militaires et de la gendarmerie ou en lien avec des marginaux, bien insérés dans le diocèse ou un peu sur le parvis, des plutôt "génération Jean-Paul II", ou du style Benoît XVI, des plutôt "conservateurs" - mais suis-je fraternel en m'exprimant ainsi ?  Et des plutôt soit-disant "progressistes" ; certains encore très actifs, d'autres en semi-retraite, ou totalement détachés pour la prière... Et bien sûr, j'aurais dû commencer par là, la plupart - du moins ceux qui le peuvent - encore bien insérés au service du peuple de Dieu, humblement, dans les paroisses. Quelques-uns malades ou handicapés, mais bien vivants, et d'autres d'une santé resplendissante... En résumé, un véritable arc-en-ciel de couleurs, de formes, de styles, d'âges, d'insertions. Mais un arc-en-ciel, Dieu aime ça ! N'est-ce pas Abraham ? (Genèse 9/12-17)

Et au milieu de nous, notre évêque, le Père Jacolin, aimable avec tous, souriant, respirant profondeur et bonté. Ne se comportant pas comme un grand chef, mais comme un frère, un grand frère ; à l'image de ce qu'il nous a proposé de méditer, à partir du texte du Concile Vatican II sur les prêtres, au n° 7 : "les évêques doivent considérer leurs prêtres comme des frères et des amis, et se préoccuper, autant qu'ils le peuvent, de leur bien, matériel d'abord, mais surtout spirituel. Qu'ils sachent les écouter volontiers, les consulter même, et parler avec eux de ce qui concerne les exigences du travail pastoral et le bien du diocèse."

Le temps de cette réco, notre évêque a eu le souci de nous aider à nous recentrer sur le Christ, surtout alors qu'arrive le moment du grand Passage, de la Pâque. Nous avons médité ensemble Luc 22/7-30 : "Quand l'heure fut venue, Jésus dit à ses Apôtres : "J'ai désiré d'un grand désir manger cette Pâque avec vous (...) Prenez ceci et partagez entre vous (...) Ceci est mon corps, donné pour vous (...), mon sang répandu pour vous (...) Je suis au milieu de vous..."  Autant de formules employées par Jésus pour bien manifester à ses amis combien il est heureux d'avoir avec eux une relation de proximité et de vérité.  Il est essentiel pour le prêtre en effet de développer, de sauvegarder, plus que tout, ce type de rapprochement permanent avec Jésus ; car si nous voulons conduire nos frères et soeurs vers le Christ, il nous faut, nous d'abord, être profondément ancrés en lui.  Sans enfermer les gens sur nous, sans attirer les gens à nous, mais en marchant au milieu d'eux, le regard de tous tourné vers le Christ vivant.

Quelle est belle, cette mission d'amour confiée aux prêtres.
Puissions-nous la vivre le plus possible en lien avec le Christ, avec notre évêque, avec l'ensemble des baptisés !
Au terme de cette journée en tout cas, sur les visages de tous ces prêtres rayonnait la joie du Christ !

P-S :  Peut-être êtes-vous étonnés que je n'aie pas évoqué les drames causés par des prêtres, qui défigurent l'Eglise. Ce n'est pas par déni ! Et les prêtres sont les premiers à reconnaître qu'ils sont des hommes, et donc des pécheurs, comme tous les humains... Comme Jean-Paul II à qui l'on demandait un jour comment il se définissait ; il répondit alors : "comme un pécheur pardonné." Evidemment, il y a péché et péché ! Mais on peut aussi parler parfois de ce qui va bien !