Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

jeudi 17 janvier 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.608 : Le monde va-t-il de plus en plus mal ?

Le monde est-il bon ou mauvais ?  Les gens sont-ils avenants ou méchants ?  La société est-elle pourrie ou fraternelle ?  Je suis toujours mal à l'aise quand on divise ainsi en deux l'humanité, surtout quand c'est pour dire que cela va de plus en plus mal et que les gens sont tous plus tordus les uns que les autres ! Retournez à l'école, chers pessimistes, et révisez votre histoire de France et du monde. A quelle époque auriez-vous donc aimé vivre, qui aurait été si belle et si fraternelle, que vous en ayez gardé la nostalgie ?  Or, même si le monde va mal à bien des égards, nombre d'humains font pourtant honneur à leur dignité d'hommes. Il est vrai que les médias ne nous rappellent pas que chaque jour, des milliards d'êtres humains, de toutes religions ou non croyances religieuses, se sont aimés, ont été heureux, ont accompli des gestes de fraternité et ont vécu en paix. Quand on sait que nous passons en général beaucoup plus de temps à lire et à écouter les mauvaises nouvelles du monde qu'à scruter les événements positifs que vit aussi notre planète, on peut comprendre pourquoi nous sommes de plus en plus angoissés et pessimistes par rapport à notre avenir !
Un exemple : hier, on me rapportait ce cri d'une personne âgée, dans une maison de retraite, disant, avec une grande tristesse : "Jamais personne ne vient me voir !"  On pourrait en conclure que, de nos jours, il n'y a plus de vrais liens au sein des familles... Oui, mais, il y a aussi, parmi tant d'autres, ce fait rapporté par un paroissien et qui a été cité lors des deux récentes veillées de Noël sur la paroisse : "Je repense à ce papa âgé de 88 ans qui, chaque jour, faisait 6 kms pour venir voir sa fille très handicapée, placée dans un établissement. Il passait les après-midi avec elle, lui parlant, lui faisant écouter de la musique, la promenant dans son fauteuil. Elle est décédée en 2012. Son papa a vécu cela avec un courage formidable !"
Cela me fait penser à cette réflexion si réaliste de l'écrivain Jules Renard : "Nous sommes un escalier à double révolution : quand une moitié de nous monte, l'autre descend !"  Saint Paul ne disait-il pas déjà : "Il y a deux hommes en moi" (Romains 7/15...) ?
Je laisse à votre méditation cette citation de Gandhi, extraite de son "Autobiographie ou mes expériences de vérité", qui vient de m'être adressée par Dominique, dont vous avez pu apprécier un très beau commentaire suite à mon billet récent, mardi dernier, à propos du Mali : "Quand je désespère, je me souviens qu'à travers toute l'histoire, les chemins de la vérité et de l'amour ont toujours triomphé. Il y a eu des tyrans et des meurtriers, et parfois ils ont semblé invincibles, mais à la fin, ils sont toujours tombés. Pensez toujours à cela !"

1 commentaires:


Dominique de Beaupré a dit…

Sur la page internet du journal Ouest-France existe un compteur des articles les plus lus. A l’heure où j’écris ces lignes le constat est sans appel ! 1. Femme égorgée à Angers. Chronologie des événements 2. Villedieu-les-Poêles : c’est un double meurtre, 3. Femme égorgée à Angers. Une « vengeance » à cause du sida qu’il n’a pas. CQFD quand Olivier écrit : « Quand on sait que nous passons en général beaucoup plus de temps à lire et à écouter les mauvaises nouvelles du monde » Serait-se la responsabilité d’un conditionnement médiatique pervers ou bien une attirance maladive de notre part ?
A quoi nous servent toutes ces informations négatives ? A nous rassurer en nous mentant à nous-mêmes : « C’était mieux de notre temps ! », à induire sournoisement dans nos esprits un fatalisme dangereux : « Y’a pas le choix ! » et en définitive un sentiment d’impuissance qui nous fait baisser les bras : « Y’a vraiment plus rien à faire ! » Tout cela est bien triste ! Sans parler de nos remords : « Pourquoi n’ai-je pas fait ceci plutôt que cela? » « Si seulement j’avais su plus tôt ! » « Si seulement j’avais continué mes études ! » « Si seulement je n’avais pas donné ou j’avais donné mon avis lors de cette réunion! »
Mais si, au contraire de nos lamentations, toutes ces informations négatives devenaient pour nous un point de départ, une mise en mouvement et nous poussaient à l’action, à l’engagement, la où nous sommes, dans la vie de la cité, les associations, la paroisse… sans changer le monde nous nous transformerions ouvrant ainsi la porte à tous les possibles.
Rousseau disait « L'homme nait bon, c'est la société qui le corromps »
Freud lui disait « L'homme nait mauvais, c'est la société qui le maintiens ». L’un et l’autre ont raison mais j’ose affirmer que c’est plus compliqué que cela. Le philosophe Edgard Morin dans Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, exprime bien la complexité de l’humain : « L'être humain est un être raisonnable et déraisonnable, capable de mesure et de démesure ; sujet d'une affectivité intense et instable, il sourit, rit, pleure, mais sait aussi connaître objectivement ; c'est un être sérieux et calculateur, mais aussi anxieux, angoissé, jouisseur, ivre, extatique ; c'est un être de violence et de tendresse, d'amour et de haine ; c'est un être qui est envahi par l'imaginaire et qui peut reconnaître le réel, qui sait la mort et qui ne peut y croire, qui secrète le mythe et la magie mais aussi la science et la philosophie ; qui est possédé par les Dieux et par les Idées, mais qui doute des Dieux et critique les Idées ; il se nourrit de connaissances vérifiées, mais aussi d’illusions et de chimères. »
Notre monde n’est ni blanc ni noir, il est ce que nous en ferons avec l’ardeur de notre cœur. Le passé de notre monde est l’affaire des historiens ; son présent dépend de la force de nos convictions à transformer nos hésitations en action.
« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de prévoir mais de le rendre possible » Saint Exupéry.