Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

jeudi 9 février 2012

Le Blog du Curé de Fontenay-le-Comte n° 1.363 : "Si je ne suis plus capable..."

Hier, en réunion d'équipe liturgique, une participante nous a dit, de façon très humble : "Vous savez, si un jour vous sentez que je ne fais plus l'affaire, dans tel ou tel domaine, il ne faudra pas hésiter à me le dire ; je comprendrai et je m'arrêterai." Cela a entraîné entre nous tout un échange à propos des limites de l'engagement. Il peut arriver un âge, ou des circonstances, à partir desquels l'on ne peut plus assurer le rôle qui nous a été confié. Le risque alors est de ne pas s'en rendre compte, et de vouloir à tout prix s'accrocher. Nous disions que, dans un certain nombre d'associations par exemple, au-delà de 75 ans, l'exercice d'une présidence n'est plus possible. J'ai ajouté qu'en ce qui concerne les prêtres, même s'ils auraient bien voulu continuer d'assurer un rôle actif de curé, à 75 ans, il leur est demandé de se retirer ; et cela, même si leur nombre est restreint.
Nous remarquions que pour certains, laïcs ou prêtres, cette étape représente un passage bien difficile à vivre, ceux-ci, à ce moment-là, se sentant méprisés, sous-évalués, rejetés, ignorés ; alors qu'ils ont l'impression de pouvoir encore donner beaucoup, d'avoir tout leur tête, d'être en pleine possession de toutes leurs capacités, intellectuelles ou autres : "Mais, dans ces conditions, qu'est-ce que je vais devenir ?" se demandent-ils avec anxiété !
L'on repense alors à cette annonce faite par Jésus à l'apôtre Pierre, tout à la fin de l'Evangile de Jean (21/18) : "En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu nouais ta ceinture et tu allais où tu voulais ; lorsque tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te nouera ta ceinture et qui te conduira là où tu ne voudrais pas."
Apprenons donc à nous préparer à ce temps du lâcher-prise, dans une écoute attentive de Dieu et des autres, en toute humilité, et tout se passera fort bien !

1 commentaires:


Denise Bodin a dit…

La lecture de ce billet invite chacun(e) de nous, à nous préparer à ce temps du lâcher-prise, et ceci est bien valable, en effet, dans les engagements qui nous sont confiés dans l'Eglise comme dans la société.
En fait, l'humilité, l'effacement, la discrétion peuvent être difficiles à vivre lorsqu'on a des responsabilités et impliquent une certaine maîtrise de soi, contre cette tendance à conserver son petit pouvoir. Certes nous avons tous besoin d'attention, de reconnaissance,... c'est bien humain !
Mais finalement, plus que le regard des autres, seul le regard de Dieu est vraiment utile pour nous empêcher de nous prendre pour des gens importants, supérieurs aux autres, et nous permettre de nous situer, dans l'Eglise comme dans la société, à notre vraie place : celle de serviteurs...