Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

mardi 24 décembre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.736 : Jésus, où es-tu ?

Pour l'Avent et Noël 2013, le conseil de paroisse avait retenu comme axe la question suivante : Jésus, où es-tu ?  Une grande enquête a été lancée parmi les paroissiens sur ce thème ; nous avons reçu de nombreuses réponses, dont une soixantaine, très consistantes, sur Mortagne, et encore d'autres sur St Laurent. La crèche de l'église reflétait cette recherche, les homélies également, et donc aussi la veillée et la messe de la nuit de Noël, dans la salle polyvalente de Mortagne, bien pleine pour l'occasion.
Des personnes m'ayant demandé le texte de cette veillée, je me permets de vous l'offrir. Tous les faits cités durant cette veillée sont pris dans les réponses à l'enquête.

 TEMPS  DE  REFLEXION  ET  DE  PRIERE  : « JESUS, OU ES-TU ? »

Joël, l’animateur,  quand les chants s’arrêtent, se lève, du milieu de l’assemblée, et annonce, avec son micro, tout en avançant vers l’estrade : « On entre à présent dans un moment de réflexion autour du thème : « Jésus, où es-tu ? »

Jean :  Alors que  Joël  arrive près de l’estrade, Jean, qui a un micro, assis dans les chaises de devant, se lève et lui lance :  « Hé toi, où vas-tu comme ça ? Tu m’as l’air bien pressé ! »

Joël lui  répond :  « Je m’en vais à la crèche ; je vais voir si Jésus est arrivé. »

Jean :  « Ah bon ?  Cette histoire de Jésus, ça existe encore ?  Mon vieux, je crois bien que tu perds ton temps !  Tu n’as pas autre chose à faire ?  Tout ça, ce sont des histoires pour les petits enfants… »

Joël,  pendant ce temps, continue d’avancer, et il arrive à la crèche, sur l’estrade : « Ah mais, je ne comprends pas : Jésus n’est pas là !  Il n’est pas dans la crèche ; c’est bizarre !  On m’avait pourtant  dit qu’il devait arriver aujourd’hui… »

Joël demande alors à l’assemblée ?  « Dites donc, on est bien dans la nuit du 24 au 25 décembre ? (réponse de l’assemblée…)  Joël  continue à demander :  « C’est bien aujourd’hui la fête de Noël ? » (réponse de l’assemblée…)  Et encore : « C’est bien le jour où Jésus doit venir ? »  (réponse…)  Et alors,  Joël  fait cette dernière demande :  « Mais alors, il est où Jésus ? »

Jeunes :  Arrive alors, du fond de la salle, un groupe de jeunes, un peu déguisés (capuches ? passe-montagne sur la tête ?  habits sombres ou bizarres ?), tapant sur des poêles ou des casseroles avec des louches, conduits par un jeune marchant en tête du groupe, et qui déclare, avec son micro :

Le jeune qui marche en tête : « Je suis le professeur Philippulus. Attention, attention, prenez garde, faites pénitence ; tout va mal sur cette terre, la fin du monde approche ; Jésus n’existe pas, il n’y a pas de Dieu, le monde est perdu !  Je vous le dis :  il n’y a pas de Dieu, le monde est perdu. » 

Joël, s’adressant à l’assemblée : « C’est vrai, ça, que le monde est perdu ? »   (réponse…)  et il continue : « Ca ne me paraît pas possible !  Mais je vous pose la question :  Parmi vous, et dans notre monde, est-ce qu’il y en a qui savent où est Jésus ?  Est-ce qu’il y en a qui l’ont vu ? »
                                                         
            Les jeunes, pendant ce temps, reculent un peu en arrière, sans faire de bruit avec leurs          casseroles. Ils restent debout et attendent pour leur prochaine intervention.

René prend la parole pour répondre aussitôt à Joël en citant ce fait :  « Cela fait un moment que je me pose cette question et, en fait, je crois bien avoir reconnu Jésus dans ce monsieur de plus de 80 ans qui va  chaque jour visiter sa femme qui est malade et en soins. »
                                                              
Marie-Luce confirme :  « Moi, c’est vraiment le regard de Jésus que j’ai eu l’impression de voir, dans le regard de ce jeune couple, tout en joie, dans l’attente de leur 1° enfant.  Leurs yeux étaient lumineux ! »

                            Joël, tout en les écoutant,  est descendu de l’estrade, et circule dans l’assemblée…

Emilie prend la parole aussitôt après M-Luce :   « Moi aussi, j’ai vu Jésus, dans cette personne, une aide-soignante, qui aidait une mamie à se relever ; cette aide-soignante était pleine d’attention et de tendresse ; elle s’occupait de cette mamie sans hâte, avec des mots aimants… »

Joël   « Eh bien, je crois que c’est vraiment ça, la nuit de Dieu !  Une nuit de bonté et de lumière, comme la chorale va nous le partager à présent. »

                        Chant du refrain : « La voici la nuit de Dieu »

Joël :  «  Ca m’a bien plu, ce que vous avez dit tout à l’heure.  Tout ça, c’est très intéressant !  Bon, on a  vu Jésus dans nos quartiers, chez nous ; mais est-il ailleurs aussi ? »

Marie-Claude  (du fond de la salle) :  « Ici Radio-Pakistan, ici Radio-Pakistan ; allo, allo, vous m’entendez ? »

Joël   « Oui, oui, Radio-Pakistan, on vous entend !  Allez-y, parlez ! »

M-Claude :   "Voilà, je dois   vous   signaler  que Jésus vient d’être reconnu, au Pakistan, à travers la personne d’une jeune musulmane, Malala, très courageuse, qui mène une très belle action, malgré les risques, puisqu’on a même essayé de la tuer, pour que soient respectés les enfants et les jeunes filles, dans son pays. »

Nathalie enchaîne aussitôt :  « Nous aussi, en Afrique du Sud, on a reconnu la façon de faire de Jésus, à travers l’action de Mandela en faveur de la fraternité dans son pays.  Il y en a même chez nous qui le surnommaient : « le 2° Jésus » !

Sœur Jeanne-Marie continue :  « Moi aussi, je suis certaine d’avoir vu Jésus qui tenait la main de l’Archevêque de Bangui et de l’imam Musulman, en Centrafrique, quand, malgré les violences, ils lançaient ensemble leurs nombreux appels à la paix. »
 
                                                           djembé                                                                                                                                                                

Joël   « Mais, je vois qu’il y a aussi des enfants parmi nous, ce soir !  Les enfants, vous êtes là ? »  (réponse…)    «Les enfants, est-ce qu’il y en a parmi vous qui ont vu Jésus ? »

François    « Jésus est partout, à Noël et toujours ;  il nous entoure. »

Carl :  « Jésus est toujours avec nous ; il nous voit et nous entend, et il nous aide à devenir meilleurs. »

Camille :   « Quand on met une bougie, ou quand on fait le signe de croix, il y a Jésus. »

enfant  « Un jour, j’ai menti, mais Jésus m’a dit qu’il fallait dire la vérité. »

enfant   « J’ai fait la crèche avec mon papa, et aujourd’hui, Jésus est dans mon cœur.
                                                                           
Joël :  « Merci à vous les enfants, c’est formidable ! Allez, on les applaudit !   (……)
  Et moi, ça me rappelle une histoire ; je crois que Jésus est agissant dans le cœur de cet enfant qui est venu me dire ceci : « Avant, je ne savais pas, mais maintenant, je crois en Dieu, et je veux être baptisé ; qu’est-ce qu’il faut faire pour cela ? » 

Hé oui, Jésus, il était dans sa mangeoire, dans sa crèche ; les bergers ont entendu des chants et ils sont allés voir ; ils se sont déplacés.  Les mages,  plus tard, eux aussi, se sont déplacés pour venir à Jésus. Aller à la rencontre de Jésus, que l’on découvre dans l’autre, ça demande de se bouger pour aller voir. C’est ce que vous nous avez montré dans tous ces témoignages !  Maintenant, on va écouter un refrain populaire de Noël…

                        Chant :  le Noël du Povret

Le jeune qui fait Philippulus :  Philippulus revient avec son équipe, en tapant sur leurs poêles, et il dit :  « Tout ça, c’est bien beau ; mais quand Noël sera passé, qu’est-ce qui restera   On sera toujours aussi égoïstes, toujours aussi mauvais croyants. Je vous dis que tout ça, Noël, vos fêtes, vos prières, ça ne va pas rendre le monde meilleur !  Attention, attention, préparez-vous : la fin du monde approche… »  Et ils tapent encore un coup sur leurs casseroles et reculent.

Joël :   « Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ?  Le professeur Philippulus et ses sbires, ils se croient encore dans un album de Tintin, avec l’histoire de l’Etoile mystérieuse ; il veut nous faire peur et nous décourager !  Mais, la question est sérieuse : est-ce que, même après Noël, Jésus sera encore visible, actif, présent ?  Est-ce qu’on va continuer à vivre dans sa lumière ?

Marie-Andrée :     « Si on regarde bien autour de nous, il y a quand même pas mal de gens qui passent du temps à s’engager pour les autres, pour le Téléthon par exemple, ou dans des activités sportives, culturelles ou autres, sans parler des associations ; tout ça, ça continuera après Noël, j’en suis sûre ! »
                                                           
Joseph  :  « A  Mortagne, on accueille des SDF régulièrement au local près de l’église.    Il y a des SDF qui demandent : « Pourquoi vous vous occupez de nous ?  On n’est rien ». Ces derniers jours, on a fait une réunion et on a décidé de continuer à les accueillir, comme si c’était Jésus qui passait. »

Sœur Marthe :  « Je pense aussi à ce fait : depuis des mois, des bénévoles se réunissent régulièrement pour construire ensemble un projet d’épicerie solidaire sur le secteur. Et d’autres acceptent de donner du temps pour accompagner des familles qui apprennent notre langue. Oui, Jésus est présent dans cette bonne volonté active et bien réelle, au service des autres. »

Joël :  « Et on sait bien que dans ces projets, il n’y a pas que des cathos… »

Annie  :    « Oui, c’est vrai !  Nous connaissons des personnes qui ne fréquentent pas l’église, mais qui sont très attentives aux problèmes des gens en difficulté. »

Joël :   « Ces projets en cours montrent bien que l’on ne va pas arrêter de servir les autres quand la fête de Noël sera passée !  Tout cela, tous ces exemples, tous ces engagements nous remplissent le cœur de joie.   C’est presque comme si on écoutait la voix des anges ! »

                        Chant : « Ecoutez la voix des anges »

Philippulus, avec son équipe, et leurs poêles, reviennent un peu vers l’avant :  « Moi, je trouve que vous vous réjouissez bien vite, comme si tous les problèmes étaient résolus !  Mais je pense qu’on n’a pas le droit de se réjouir tant que des gens souffrent, en Syrie, en Centrafrique, ou quand des familles sont en chômage ou atteintes par le deuil ou la maladie… »

Une jeune, Alice, qui jusqu’ici, marchait avec Philippulus, qui lui répond, tout en se rapprochant de Joël:  « Philippulus, vraiment, tout compte fait, je crois que tu exagères !  Moi, j’ai bien écouté tout ce que ces gens ont dit, et cela m’a éclairé.  Et je crois qu’au contraire, en cette fête de Noël, on a le devoir d’être dans la joie.  Sinon, on deviendrait complice de ceux qui veulent tuer l’espérance . C’est vrai qu’il y a trop de choses qui vont mal sur cette terre ; mais cela ne doit pas nous empêcher de nous réjouir de ce qui change et de ce qui avance. »

Philippulus :  « Ah, finalement, vous avez peut-être raison.  C’est vai que, tout ce que vous avez dit, ça a fait bouger des choses en moi. Au début, je me disais : « Il n’y a pas de Dieu ». Mais maintenant, je commence à y voir plus clair, avec tous ces témoignages… Après tout, pourquoi pas ?  Je crois bien que je vais rester fêter Noël avec vous ! Allez, vive Noël ! »

            le groupe de jeunes tape sur ses poêles avec ardeur   -   accompagnés du Djembé
                                                       
Joël :    « Eh bien, merci beaucoup à vous toutes et tous, pour tout ce que vous nous avez partagé ; on n’a pas pu donner la parole à tout le monde, à tous ceux qui avaient écrit un témoignage, un petit mot, malheureusement :  mais on a découvert un peu ensemble que Jésus est bien vivant et agissant ; voilà pourquoi nous pouvons chanter joyeusement : « Il est né le Divin Enfant. »  

                                   Chant d'entrée à la messe qui a suivi : "Il est né le Divin Enfant"
 
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Avec les enfants, les jeunes, les paroissiens, on peut faire de belles choses, la nuit de Noël !
Joyeux Noël à vous, et merci à tous !
                                                                              


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                

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