Dans une interview qu’il a donnée en 2015 à l’occasion de la messe qu’il a écrite en l’honneur du pape François et du deuxième centenaire de la restauration de la Compagnie de Jésus (Missa Papae Francisci. Anno duecentesimo a Societate Restituta), Morricone dit ceci :
« Des messes, des non-croyants en ont aussi écrites. Moi je suis croyant parce que l’éducation dans ma famille a été ainsi et par conséquent, je suis resté ainsi. Il me semble que dans toute cette débâcle (NDLR:« questo sfacelo ») de notre temps, et aussi des temps passés, pour dire la vérité, il me semble qu’on doit s'attacher à quelque chose de certain, ou qui nous semble certain. »
Dans une interview rapportée par Aleteia, Morricone raconte sa rencontre avec le pape François:
« Un peu avant l’exécution (la « première » de la messe), le pape est venu en visite à l’église (très probablement l'église du Gesù, à Rome) et on me l’a fait rencontrer. Seuls avec lui, moi et Maria mon épouse, nous nous sommes mis à pleurer; François nous regardait en silence. Après quelques minutes, j'ai réussi à parler et je lui ai raconté que j’avais écrit la musique du film « Mission », qui est l’histoire des Jésuites en Amérique du Sud, et je lui ai parlé de la Messe que j’avais écrite".
Voici une interview rapportée par le journal italien L’Avvenire :
« Il a fallu le pape François pour convaincre Ennio
Morricone d’écrire une Messe. Cela peut sembler étrange, mais à 86 ans, avec
plus de 500 bandes sonores et une centaine de partitions classiques composées
en soixante ans de carrière, le musicien oscarisé n’avait jamais écrit une
Messe, « qui pourtant est toujours une étape fondamentale, comme nous l’enseignent
les grands, de Mozart à Schubert et de Schubert à Bruckner » raconte
Morricone.
Dans l’église romane du Gesù, lors de la toute première représentation de la Missa Papae Francisci. Anno duecentesimo a Societate Restituta, on a vu Morricone lui-même sur le podium pour diriger la petite symphonie de Rome et les chœurs de l’Académie de Sainte Cécile et de l’Opéra de Rome. « Il y a de cela quelques jours, je suis allé au Vatican pour porter au pape la partition ».
Dans l’église romane du Gesù, lors de la toute première représentation de la Missa Papae Francisci. Anno duecentesimo a Societate Restituta, on a vu Morricone lui-même sur le podium pour diriger la petite symphonie de Rome et les chœurs de l’Académie de Sainte Cécile et de l’Opéra de Rome. « Il y a de cela quelques jours, je suis allé au Vatican pour porter au pape la partition ».
Comment s’est
passée la rencontre avec François? « Nous nous sommes regardés un long moment, en
silence. Le pape me regardait, et il attendait que je lui parle de ma Messe. Je
lui ai fait voir la première page de la partition où les notes dessinent une
croix : une ligne confiée aux cors et trombones forme le bras vertical de
la croix ; sur cette ligne, à un certain moment, se greffe tout l’orchestre qui
dessine l’autre bras. Le pape François m’a aussitôt conquis parce qu’il a tout
de suite caractérisé son ministère en donnant un tournant à l’Église, en
cherchant à corriger les distorsions qui s’y trouvent aussi. ».
Comment est
né le projet de cette Messe? « Mon épouse, Marie, avec laquelle je suis marié depuis 1956, m’a toujours demandé d’écrire
une Messe. Mais je ne l’ai jamais fait. Puis un matin, en sortant de la maison,
j’ai rencontré le Père Daniele Libanori, recteur de l’église du Gesù qui est à
deux pas de ma maison à Rome, et que je fréquente souvent. Ce jésuite m’a demandé
d’écrire une partition pour célébrer les deux cents ans de la restauration de
la Compagnie de Jésus. C’était en 2012. J’ai pris un peu de temps pour y penser.
Entre temps, le pape François a été élu, le premier pape jésuite. J’ai alors dit
oui et j’ai pensé lui dédier la Messe; et aussi à mon épouse Maria. Et voici qu’est
née la Missa Papae Francisci. Anno
duecentesimo a Societate Restituta. Cette messe acquiert une valeur encore
plus grande pour moi qui suis croyant depuis toujours, qui ai grandi dans une
famille catholique dont l’empreinte a toujours marqué ma vie."
Lundi 6 juillet 2020, "Ennio Morricone s'est éteint à l'aube avec le réconfort de la foi, a précisé sa famille. Il est resté pleinement lucide et d'une grande dignité jusqu'au dernier moment."
A-Dieu, l'Harmonica !
Des croyants tels que "le Maestro", cela nous fait du bien au coeur, n'est-ce pas ?
Quel bel hommage, Olivier !
RépondreSupprimerMerci pour ce partage !
Cela donne envie d'aller écouter cette Messe écrite par "le Maestro" Ennio Morricone !
Merci tout spécial pour ce précieux document, avec mes amitiés fidèles.
RépondreSupprimerbernardt
Bonsoir OLIVIER
RépondreSupprimerJe viens de regarder sur YouTube
la Missa Papae Francisci de
" Ennio Morricone "
C'est sublime et grandiose en plus
dans un magnifique décors .
( A Dieu Ça fait chaud au coeur
je pense comme toi )
C'est un peu tard mais je ne regrette
pas d'avoir participé à cette messe.
C'EST VRAIMENT BEAU .
Merci de nous orienter .Sans toi
jamais je n'aurais trouvé .
C'est un fervent Croyant c'est sur .
Maintenant il est au ciel .
Amitié
MARIE THÉRÈSE