Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

mardi 30 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2121 : Et cette période de voeux ?

Avons-nous réfléchi au temps que nous avons donné, depuis début-janvier, pour offrir nos voeux les meilleurs aux uns et aux autres ?  A nos proches et nos amis, comme à tant d'autres, rencontrés au fil de ce mois ?
Mots d'amour et de fraternité, voeux de bonheur et de vérité, messages de confiance et d'espérance, retour vers les autres et vers Dieu...
Peut-être parfois cela nous a semblé un peu difficile et usant : répéter toujours la même chose, dire, écrire et ré-écrire les mêmes souhaits, avec des formules un peu similaires, garder le sourire face à chacun, émettre des souhaits dont nous n'avons aucune certitude qu'ils puissent se réaliser...
Et pourtant, chaque année, nous nous donnons du temps pour reprendre ce rite de passage incontournable, essentiel ; il s'agit en effet de placer sur de bons rails cette nouvelle année.
Et les autres comptent sur nous, de même que nous comptons sur eux, pour que leurs belles paroles, leurs bons souhaits, de même que les nôtres, fassent pleuvoir sur tous, avec une bonne santé, des rayons de lumière et de paix ; pour nous-mêmes, pour nos familles et pour le monde entier.
Comme disait le poète communiste Louis Aragon : "Il est toujours temps d'inaugurer la religion de l'amour."
Tiens, tiens, les valeurs évangéliques ne sont pas mortes !  Et ce sont ces mêmes perspectives qui, croyants ou non, nous unissent ici-bas comme des frères !
Car, comme l'a si bien écrit Jean-Claude Guillebaud dans le journal "La Croix" du 26 janvier : "Aujourd'hui encore, l'Evangile continue de parler et de produire du sens.  Y compris pour des gens qui ne sont pas chrétiens mais adhèrent, sans forcément s'en rendre compte, à des valeurs qui nous viennent de l'Evangile ou du Judaïsme."
D'autant plus que, envoyer une carte de voeux, c'est une façon de dire à la personne concernée : "Nous savons que vous existez, nous vous apprécions, nous pensons à vous, vous êtes importante pour nous."
Merci à la nouvelle année, qui nous permet ainsi de garder, de sauvegarder de beaux contacts et de belles et longues amitiés !

Quelques réflexions que je sors de ma besace pour l'occasion :
-  Victor Hugo : "Saluons ensemble cette nouvelle année, qui vieillit notre amitié sans vieillir notre coeur."
-  Saint-Exupéry  :  "Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible."
-  Ronsard  :  "Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain.  Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie !"
-  Rosemonde Gérard  :  "Bonne année à toutes les choses, au monde, à la mer, aux forêts.
Bonne année à toutes les roses que l'hiver prépare en secret.
Bonne année à tous ceux qui m'aiment et qui m'entendent ici-bas.
Et bonne année aussi, quand même, à tous ceux qui ne m'aiment pas !"

Belle, bonne et lumineuse année fraternelle à toutes et à tous, sous le soleil du Dieu vivant !

P-S  :  Merci d'avoir patienté quelques jours, dans l'attente de la réactivation de ce blog :  je viens de cacheter ma dernière lettre de voeux !  En regrettant de n'avoir pu rejoindre ainsi tous mes innombrables amis... Merci de votre compréhension !

samedi 13 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2120 : L'Afrique a-t-elle encore une place sur notre planète ?

Savez-vous qu'il existe une fête annuelle des Eglises d'Afrique, célébrée au sein de l'Eglise catholique, c'est-à-dire, dans les églises du monde entier, chaque année, le jour de la fête de l'Epiphanie ? Si oui, bravo à vous : vous méritez le titre de frère universel, et de véritable fils de l'Eglise universelle !
Si vous n'étiez pas au courant, ce n'est peut-être pas de votre faute ; et pourtant, les médias chrétiens en ont parlé, quoique bien trop timidement. En tout cas, dans les deux paroisses auxquelles je suis rattaché, j'ai eu l'heureuse surprise de constater qu'une intention de la prière universelle était réservée à l'Afrique, et que la quête, impérée (obligatoire), pour soutenir les Eglises africaines, était bien annoncée sur les feuilles de messe. Bravo à l'équipe liturgique chargée de la préparation de cette messe, ainsi qu'à notre curé !
Pour info, comme je l'ai expliqué lors de la messe paroissiale à Bourgenay dimanche dernier, cette fête a été instituée au XIX° siècle sur proposition du Cardinal Lavigerie, alors archevêque d'Alger depuis 1867. L'objectif était de mobiliser les chrétiens de l'époque pour lutter contre l'esclavage qui faisait des ravages sur le continent africain ; esclavage malheureusement toujours en cours sur ce continent-martyr, en Libye et ailleurs.
Malheureusement, je sais par expérience que, dans un trop grand nombre de paroisses françaises, l'on passe totalement à pieds joints sur cette info. On fête l'Epiphanie le nez dans les nuages (d'encens parfois), mais sans daigner prêter la moindre attention à nos frères et soeurs Africains, sans la moindre allusion à leur existence, à leurs combats et à leurs souffrances. Cela, je n'arrive pas à l'accepter !
Je vais être provoquant : est-ce que c'est parce qu'on en a un peu marre d' "aider" les Africains, avec la désagréable impression de remplir un gouffre sans fond ? Et donc, qu'on n'a pas confiance en eux ?  Niveau fraternité ecclésiale, c'est très proche de zéro !
Et pourtant, nous sommes informés ; trois exemples seulement :
-  le dimanche 31 décembre, en R-D Congo, des milliers de catholiques ont manifesté en faveur de la démocratie ; huit morts, des centaines d'arrestations, dont même des enfants de choeur.
-  dans la nuit du 31 déc. au 1° janvier, 14 fidèles ont été tués alors qu'ils venaient de participer à une messe de minuit à Port-Harcourt au Nigeria.
-  info parue dans "Ouest-France" hier vendredi (quelques brèves lignes en bas de la 2° page, mais c'est déjà ça...) : 48 Maliens noyés en Méditerranée le week-end dernier ; on en a moins parlé que de l'aéroport de ND des Landes ou de France Gall !  "Selon que vous serez puissant ou misérable..."
Cela me fait un penser aux réactions de Trump qui, ce jeudi, lors d'une réunion à propos de l'immigration, s'est exclamé : "Pourquoi toutes ces personnes issues de pays de m..., comme certaines nations africaines, Haïti ou le Salvador, viennent ici ?"  Trump n'a pas démenti ; il a juste essayé de minorer ce qu'il avait dit.  Niveau fraternité humaine, c'est très proche de zéro également.  Je n'arrive pas à accepter cela, et surtout, les Africains non plus évidemment, dont les 54 nations viennent de réagir ensemble avec colère, amertume, mais aussi dignité, à ces propos extrêmement offensants.
Je laisse le mot de la fin à Georges Simenon, bien connu aux Sables d'Olonne, où j'avais appris, lors d'un Festival Simenon, de la bouche de Didier Gallot, qu'il avait rédigé un reportage dont le titre était : "L'Afrique vous parle, elle vous dit m..., et c'est bien fait !"  Il présentait, entre autres, le travail de construction de la voie ferrée du "Congo-Océan", qui a entraîné 17.000 morts pour 140 kms, tant les conditions étaient épouvantables.
Toujours des morts en Afrique, rien n'a changé ; et on en parle toujours bien peu, non seulement dans les médias, mais aussi dans nos églises !
Ah m... alors !  Et l'Evangile là-dedans ???

vendredi 12 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2119 : "Auprès de mon arbre, je vivais heureux..."

C'était au matin qui suivit la forte tempête qui, récemment, fit un certain nombre de dégâts dans notre région. Dès les aurores, je sortis voir en quel état se trouvaient les lieux de mon"ermitage" temporaire : le sol de la propriété, en lisière de forêt, abritant de nombreux pins, était jonché de branches cassées, dont certaines vraiment très grosses, heureusement tombées ni sur la maison ni sur ma voiture. : une satanée purge dans les hauteurs de tous ces grands pins !
Puis, devant rejoindre Talmont, toujours sur Bourgenay, auprès d'un rond-point, j'aperçus l'un de mes amis à terre, comme terrassé, gisant tristement sur le sol. Ce superbe pin parasol que j'admirais lors de chacun de mes passages. Cela me fit quelque chose de le voir ainsi abattu ; tandis que son frère jumeau, tout proche de lui, ayant échappé à la tempête, semblait veiller tristement son malheureux "alter ego", vaincu par les forces du ciel en furie.
Me revint alors en tête la célèbre ballade du poète Georges Brassens : "Auprès de mon arbre, que j'étais heureux..."  Oui, c'est vrai, j'étais heureux de rencontrer régulièrement cet ami arbre. Ca paraît bébête, mais, lors de chacun de mes passages, je lui disais bonjour, ainsi qu'à son frère jumeau. Ils me semblaient très sympas tous les deux. Deux belles images de cette superbe région de Bourgenay, à l'image de toute cette côte admirable du Talmondais.
J'aime bien les gens du Pays de Talmont et de Jard, avec lesquels je fais connaissance peu à peu, mais ces deux arbres, comme la mer, certains rochers plus caractéristiques, mais aussi de beaux endroits de la plaine et des marais sont devenus également mes amis. Pour paraphraser la chanson de Brassens, conscient de la beauté de tous ces éléments de notre soeur nature, "je ne devrais jamais les quitter des yeux !"
Mais finalement, dire que les arbres sont mes frères, ainsi que les rochers, et que la mer est ma soeur, ce n'est peut-être pas aussi bébête que cela, si j'en crois les premières lignes de la lettre écrite par le pape François, "Loué sois-tu" : "Loué sois-tu, mon Seigneur," chantait saint François d'Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une soeur, avec laquelle nous partageons l'existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts. "Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l'herbe." (François d'Assise, Cantique des Créatures)
Bonne nouvelle : on a pris soin du frère arbre en deuil ; les jardiniers de la commune ont placé autour de lui trois étais qui lui permettront de tenir bon face aux prochains assauts du dieu Eole !

P-S :  une très belle réflexion de Gilbert Cesbron : "Parfois,  un arbre humanise mieux un paysage que ne le ferait un homme !"

jeudi 11 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2118 : Ca ne tiendrait plus dans une 2 CV !

Il suffit que mon blog s'arrête pendant 3 jours, et je reçois mails et appels s'inquiétant de ce qu'il se passe ! C'est vraiment sympa de votre part !  Mais, vous l'avez sans doute deviné, si l'ermite est devenu muet momentanément, c'est en raison de son déménagement. Depuis mon ordination, je suis rendu au 13° !  Je commence donc à avoir l'habitude, mais c'est toujours, à chaque fois, outre l'arrachement aux personnes et réalités dans lesquelles l'on s'était inséré, un énorme travail de déplacement, d'inventaire, de "dérangements" et de rangement.
En tout cas, rien à voir avec mon 1° déménagement lorsque, après un temps très heureux de ministère à St Jean de Monts, j'ai rejoint ma 2° paroisse, à Luçon : ce jour-là, tout ce que j'avais tenait dans ma vieille 2 CV, même si c'était un peu tassé.
Puis, les postes se sont succédé, et un jour, j'ai embarqué pour le Mali, avec une valise de 18 kgs seulement. Et pourtant, miracle, pendant mes 9 années passées sous le soleil de l'Afrique, rien ne m'a manqué.  J'ai souvent expliqué cela aux candidats à la mission hors hexagone, lorsque j'avais en charge, à Paris, la formation des futurs missionnaires. En effet, étant passé par là, je pouvais me permettre de décourager tous ceux et celles qui voulaient emporter là-bas des cantines entières de bouquins, de cours de grand séminaire ou du noviciat, et des charretées de vêtements !
Devant habiter une petite maison à Bourgenay, avant de quitter Mortagne, j'ai exposé dans l'église des centaines de livres, que je n'aurais pu caser à Bourgenay ; à ma grande surprise, l'initiative a joué son rôle, les livres ont été appréciés, et je préférais que les paroissiens profitent de mes bouquins plutôt que des les voir mis au pilon. Avant mon départ, j'ai aussi jeté des caisses de papiers, documents et objets inutiles. Et pourtant, j'en ai encore trop conservé.
Malgré des meubles offerts par une paroissienne de Mortagne, et six petits meubles que je me suis procuré pour 20 ou 30 euros à Emmaüs à Vairé, voici que je n'ai encore pas la place nécessaire pour tout ranger. Je fais donc à présent une nouvelle opération-déchetterie, de tant de choses dont il faut savoir se séparer. De toute façon, on n'emportera pas tout cela au paradis, et il vaut mieux se débarrasser des choses plutôt que de laisser ce travail à faire à nos héritiers !
D'ailleurs, quand sera venu le jour où il nous faudra quitter ce monde, une 2 CV suffira largement pour nous emmener vers notre dernière demeure.  Et il n'y aura pas, accrochée derrière, une remorque trimballant nos notes, nos homélies, ce blog, nos décorations, pas plus qu'un coffre-fort ! 
Le sas de plus de quatre mois de vie d'ermite m'a d'ailleurs préparé à me détacher un peu de tant de choses inutiles, auxquelles on s'accroche pourtant désespérément ; et pourquoi donc ?
Un autre bienfait ressenti : j'ai donc la télé à présent, après en avoir été sevré ces mois derniers. Mais, conséquence à laquelle je ne m'attendais pas, contrairement à ce que je pensais, je ne peux plus la regarder ! Tout me paraît surfait, superficiel !  Et pourtant, j'ai toujours apprécié les médias ; mais je crois que je ne vais plus la regarder comme avant. J'ai appris à me satisfaire de la presse et de la radio, et cela m'a comblé !
J'oubliais : un immense merci à la performante équipe de Mortagnais qui m'a accompagné dans ce travail toute la journée de mardi, ainsi que d'efficaces personnes de Bourgenay, en lien avec la communauté locale des Soeurs de Mormaison.
A présent, c'est pas tout ça : il faut continuer à trier, ranger, classer.
Mais le plus important, je le sens, c'est de trier ce qu'il y a dans ma tête et dans mon coeur, afin que Dieu et les autres prennent vraiment la 1° place dans nos vies !

P-S : avec mes excuses aux très nombreuses personnes qui m'ont envoyé leurs voeux, et auxquelles il ne m'est pas possible de répondre dans l'immédiat à cause de ce" fichu" déménagement.  Merci de votre compréhension !

lundi 8 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2117 : Quasi "ermite" pendant plus de 4 mois !

"Ermite" ?  Il en faut peut-être pas exagérer ! Mais quand même... Depuis début septembre, je vis un grand écart, pour la première fois de ma vie. En attente d'un domicile fixe, dans une maison heureusement mise à ma disposition par de généreux paroissiens de Mortagne, tout au fond d'une impasse, dans un chemin de terre, sans voisins immédiats, en bordure de forêt, à Bourgenay, avec la seule compagnie d'écureuils et de quelques oiseaux, sans télévision, sans sonneries de téléphone (sauf sur mon portable), sans connexion internet jusque peu avant Noël (sauf sur mon smartphone), ne connaissant encore que peu de monde localement, détaché de toute responsabilité pastorale, seul face au ciel immense à l'océan tout proche.  Jonglant entre mes caisses de bouquins et de vêtements toujours pas déballées. C'est juste si les corbeaux ne m'apportaient pas à manger !
Mais cette situation ne manque pas de charme !  Je m'en faisais encore la réflexion pas plus tard que ce matin lorsque, au seuil même de la maison, au milieu des pins, j'ai pris longuement le temps de contempler notre soeur la lune, veillant sur notre terre et l'éclairant de sa beauté.
Bien sûr, je ne suis pas dans une inactivité totale ! Hier, j'ai célébré l'eucharistie pour la paroisse ; on vient de me faire appel pour une sépulture ; des familles m'invitent à passer les voir, des malades à les visiter, tandis que je travaille à la relance du groupe inter-religieux sur le Pays des Olonnes, etc...  Mais, tout cela à un rythme plus paisible, sans avoir la responsabilité d'organiser ni de gérer toute une vie paroissiale aux multiples activités ; avec du temps pour réfléchir et prier, en quasi ermite que je suis devenu.
Le temps de remercier le Seigneur pour la richesse de ce que j'ai eu le bonheur de vivre durant toute mon existence ; de lui rendre grâce d'abord pour ces innombrables personnes qu'il a mises sur ma route, dont vous,  pour m'accompagner sur le chemin du Salut et de la fraternité.
Le temps de laisser défiler les visages et les événements, de remettre chacun  et chacune dans la main du Seigneur.
Peut-il y avoir un bonheur plus grand ?
A présent cependant, et je vous en donne la nouvelle suite aux inquiétudes et questions de certains d'entre vous, je vais changer un peu de statut puisque demain, après le déménagement précédent début-septembre, de Mortagne jusqu'à mon lieu d'ermitage temporaire, je déménage une seconde fois ce mardi, pour gagner enfin mon logement définitif, au 452 avenue Notre-Dame, à Bourgenay, tout près du Centre spirituel tenu par les Soeurs de Mormaison. Enfin fini le temps des cartons parmi lesquels je ne trouvais jamais ce que je cherchais ! Et le plaisir de trouver à présent quelque chose de fixe ; en un lieu où j'aurai la joie de vous accueillir si toutefois votre route vous conduit jusqu'à Bourgenay.




dimanche 7 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2116 : L'Epiphanie, un résumé du projet de Dieu pour l'humanité

Mais qu'est-ce l'Evangile a voulu nous faire comprendre à travers la magnifique image de ces trois personnages mystérieux venus, d'on ne sait où, adorer Jésus, "lui, la vraie lumière" (Jean 1/9) ?
La tradition chrétienne, pleine d'intelligence, a donné des prénoms et des origines à ces "mages" :
-  Melchior, roi des Perses, représentant la religion de Zoroastre, religion fort importante à l'époque de Jésus, sensible au feu et à la lumière. Un responsable d'une religion axée sur la lumière venant s'incliner devant Jésus, lumière de l'univers, quel symbole parlant !  J'en profite pour signaler que le mot "mage" était le titre que l'on donnait aux responsables religieux zoroastriens.
-  Balthazar, que la tradition donne comme venant de l'Afrique, qui représentait, au temps de Jésus, les extrémités du monde ; ce mage est évoqué comme étant de couleur noire. Façon, pour la tradition chrétienne, de faire comprendre aux baptisés que Jésus n'est pas le Dieu d'un seul pays, mais de toute la terre ; et qu'il n'est pas le Dieu des Blancs seulement.
-  Gaspard, lui, est dit venir peut-être de l'Arabie, c'est-à-dire, de la terre d'où germera l'Islam, 7 siècles plus tard.  Signification prophétique là encore : même l'Arabie, même les terres dites de l'Islam, sont appelées à se tourner vers le Christ, dans un avenir connu de Dieu seul, comme la démarche de Gaspard l'a anticipé.
Bien sûr, tout cela, ce sont les "on dit" des antiques traditions chrétiennes ; mais elles n'en sont pas moins éclairantes pour notre réflexion.
Car cette évocation montre que, déjà, autour de la crèche, s'est réalisé, prophétiquement, un début du rassemblement de l'humanité auquel celle-ci est appelée : trois étrangers - en recherche - plus ou moins païens - ou croyant autrement - accueillis au sein d'une famille de religion juive - autour de Jésus, le rassembleur, le réconciliateur de tous les hommes, de toutes les religions, de toutes les couleurs, de tous les peuples et de tous les temps. Nous avons là, qui nous est dessiné, le résumé du projet de Dieu sur l'humanité.
Car ce qui intéresse Dieu, ce ne sont pas simplement les Juifs, pas seulement les bergers, pas uniquement les chrétiens, ni bien sûr que les personnes parfaites moralement et sous tous rapports !  Mais tous les humains sans exception, de Bethléem à Cuba, de Rome à Shanghai, des fins fonds de l'Amazonie à Madagascar et au-delà !
Un rappel salutaire du fait que nous avons un Dieu "sans frontières" ! D'où cet appel, pour nous, à travailler à ce que ce rassemblement de tous autour de l'Enfant de Noël puisse commencer à se réaliser déjà aujourd'hui. Puissent notre prière et nos engagements humains, réellement, y contribuer !

samedi 6 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2115 : Comment vivre les mutations dans notre société ?

Plus peut-être qu'à d'autres époques ou, à tout le moins, de façon différente, une vague de mutations profondes bouscule nos existences et assaille notre société.
-  difficultés professionnelles : toutes une série de métiers sont en voie de disparition.
-  des services essentiels sont difficilement assurés : on caillasse les pompiers, on ne trouve plus de médecins, surcharge des employés dans les Ehpad, les prêtres se font rares...
-  terribles différences de richesses, de niveau de vie, au sein de notre société, comme entre les nations
Je vous laisse le soin de compléter la liste !
Problème : comment vivre tout cela sans se sentir agressés, dépassés ?
La première attitude consiste à ne pas se boucher les yeux !  Regarder en face les évolutions, réfléchir avec d'autres à ce qui est en train d'advenir, cela peut nous permettre de prendre un peu de recul, et de ne pas nous laisser écraser par cette difficile réalité.
Deuxièmement, il s'agit d'éviter un risque majeur : se réfugier dans le passé, dans ce qui marchait autrefois, mais qui n'est sans doute plus adapté à la situation d'aujourd'hui.  Par exemple, continuer à penser qu'il est possible d'arrêter le flot des migrants sans oeuvrer pour que la situation de leurs pays d'origine s'améliore.  Ou croire que l'on va pouvoir à nouveau remplir les églises en reprenant la soutane ou en recourant aux rites du passé. Mais j'ai sans doute tort de raisonner ainsi, car mieux vaut un prêtre en soutane intelligent qu'un prêtre sans col romain qui soit exécrable...
De toute façon, il nous faut des penseurs qui regardent la situation d'une façon renouvelée, pour en faire surgir appels et chemins nouveaux.
Et il nous faut aussi des acteurs capables de s'engager sur des chemins d'avenir et d'y entraîner leurs concitoyens.
Par bonheur, ces penseurs, ces acteurs, ils existent, ils sont présents au milieu de nous ; mais sans doute pas assez reconnus et trop peu soutenus :
-  des penseurs tels Michel Serres, Boris Cyrulnik, Christophe André, ...
-  des théologiens ou hommes d'Eglise tels le P. Joseph Moingt, le P. Timothée Radcliffe, ...
-  des tenants d'un Islam modéré et ouvert tels Ghaleb Bencheikh, Malika Pondevie, ...
-  des responsables religieux tels le pape François, Haïm Korsia, grand Rabbin de France,...
-  des acteurs du changement tels ces bénévoles intelligents qui, dans de nombreux groupes ou associations, dans notre pays, se battent pour que les mutations de notre monde ne se fassent pas n'importe comment ni au détriment des plus défavorisés.
J'ai fait exprès de ne pas donner trop de noms ; c'est une invitation de ma part, en effet, à ce que chacun s'empare de ce sujet, y réfléchisse et laisse naître en lui aspirations nouvelles et chemins nouveaux.
Et cela n'ira pas sans risque : la chenille, dans son cocon soyeux, doit accepter de mourir pour devenir papillon ; sinon, les chenilles resteront chenilles, et il n'y aura jamais de papillons !

Méditons Saint Paul :
-  "La création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l'enfantement."  (Romains 8/22)
-  "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Le monde ancien est passé, voici qu'une réalité nouvelle est là. Tout vient de Dieu..." (2° aux Corinthiens 5/17-18)
-  "Faites donc mourir ce qui en vous appartient à la terre (...) Vous vous êtes dépouillés du vieil homme, avec ses pratiques, et vous avez revêtu l'homme nouveau, celui qui, pour accéder à la connaissance, ne cesse d'être renouvelé à l'image de son créateur." (Colossiens 3/5 et 10)

vendredi 5 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2114 : "Félicitations, vous êtes le grand gagnant du jour !"

Qui d'entre nous n'a pas eu le bonheur de découvrir, sur son ordi, alors qu'il n'avait rien fait, qu'un éminent jury avait pensé à lui et l'avait choisi, à l'unanimité, ou sinon au moins tiré au sort, pour recevoir un cadeau magnifique : une grosse somme d'argent, une splendide voiture ou autre ?
Je viens de connaître ce bonheur intense encore ce matin et, comme je suis fou de joie, je me permets de vous partager le message reçu !

"Salut !  (ils sont polis !)
Félicitations !  Google est heureux de vous annoncer que vous êtes notre grand gagnant du jour. (merci Google)
Dans le cadre de l'expansion de son activité commerciale, la firme internationale "Automobiles Peugeot" a en ce jour le plaisir de vous annoncer qu'un jury du Bénin, en Afrique, composé d'éminentes personnalités, a tiré au sort votre E-mail parmi 7.973.148 autres E-mails.  (merci les gars, et tant pis pour les 7.973.147 autres qui ont eu moins de bol que moi !)  
Vous avez gagné la superbe voiture 508 SW Peugeot  +  une somme de 80.000 euros.  (ça tombe bien, je prends possession mardi prochain du petit château rénové où j'ai été affecté, et ça m'aidera à financer mon jardinier, auquel je refilerai ma vieille Peugeot 208.)
Il s'agit d'un gain fiable, et il n'y a aucun doute à vous faire à ce sujet.  (bon sang, mais c'est bien sûr !)
Vous constituez l'un des principaux vecteurs de publicité de la firme "Automobiles Peugeot" dans votre pays. (j'en étais sûr, et je le disais encore à mon épouse hier soir !!!)
Cher lauréat, veuillez nous fournir le numéro de votre carte bancaire, et nous envoyer la somme de 500 euros, au terme de quoi votre récompense vous parviendra." (voici mon numéro secret : triple zéro, vingt sur vingt)
Vous pouvez aussi nous laisser un message au besoin."  (OK : "c'est bénin !")

Comme vous, j'ai pris ce message à la blague ! Mais cela ne m'empêche pas d'être inquiet pour les trop nombreux internautes qui, malgré les mises en garde, continuent à croire aux faux pères noël d'Afrique ou des pays de l'Est, qui leur pompent leurs économies.

"La prudence repose dans le coeur du sage !" (livre biblique des Proverbes, attribués à Salomon, 4° siècle avant J-C)

jeudi 4 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2113 : Est-ce vrai que "Tout fout l'camp " ?

 Tout Fout L'camp (par Edith Piaf)

Nous sommes maîtres de la terre
Nous nous croyons des presque Dieu
Et pan ! le nez dans la poussière
Qu'est-ce que nous sommes : Des pouilleux

{Refrain:}
Et là-haut les oiseaux
Qui nous voient tout petit, si petits
Tournent, tournent sur nous
Et crient : Au fou ! au fou !

Nous nageons tous dans la bêtise
Et l'on invente des drapeaux
On met des couleurs aux chemises
Sous la chemise y a la peau
{Refrain}

Ecoutez le monde en folie
Vive la mort, vive la fin
Pas un ne crie vive la vie

Voici quelques-unes des réflexions que j'ai pu entendre, ces deux jours derniers seulement ; et parmi elles, la formule en titre de ce billet : "Tout fout l'camp" :
-  des hommes vivent avec des hommes ; c'est inadmissible !
-  il y a des divisions dans les paroisses.
-  les musulmans massacrent les chrétiens.
-  à Rome, le pape François n'arrive pas à faire à faire passer ses réformes.
-  il y a 12 millionnaires parmi les ministres, et on n'a pas d'argent pour accompagner les plus démunis.
-  notre petite fille vient de divorcer.
-  il y a plus de 60 milliards d'évasion fiscale par an en France, ce qui correspond au déficit annuel de notre pays.
-  1% des Français possèdent le quart de la richesse en France.
            Etc..., etc...

Tout est-il donc fichu ?
A quoi alors a servi Noël ?
Mais non !  Tout cela, c'est "simplement", si je puis dire, la vie du monde !  Depuis les origines de la vie, le bien et le mal, le positif et le négatif se chevauchent et se bousculent. A Noël, le Sauveur est venu, une fois encore, au coeur de notre société, pour rappeler à tous la vraie direction et le chemin du Salut. A nous de nous battre désormais, ensemble, pour que la Vie l'emporte
J'aime bien cette réflexion, que j'ai déjà citée sur ce blog, du poète japonais Kobayashi Issa (né en 1763) : "Nous marchons en ce monde sur le toit de l'enfer, en regardant les fleurs."
Mais en fait, nous ne faisons pas que regarder les fleurs, nous les aidons à pousser, à grandir, à s'épanouir et à embaumer notre terre.  Et voici comment, parmi de multiples exemples :
-  en Iran, les Mollahs n'arrivent toujours pas à étouffer la liberté.
-  à Bâle, en Suisse, près de 20.000 jeunes ont participé à la 40° rencontre européenne de Taizé ces jours derniers.
- d'après une enquête de "La France bénévole 2017", 39% des Français donnent du temps pour les autres en dehors de la famille ; ils étaient 36% en 2016. 25% le font dans le cadre d'une association, contre 22,6% en 2010. Plus 8% pour les 35-50 ans.  Cela représente environ 13 millions de bénévoles dans notre pays.
-  les églises étaient pleines à Noël ; c'est le signe de quoi ?

Non, tout ne fout pas le camp ! Merci au Christ Sauveur, et à tous ces bénévoles épris de fraternité !

mercredi 3 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2112 : L'Esprit de Noël sur le Pays des Olonnes

Ayant été curé, durant dix riches années, de la belle paroisse Sainte Marie des Olonnes dès sa fondation, paroisse qui recouvre les trois villes des Sables, Olonne et le Château d'Olonne, et venant d'être affecté, en semi-activité, à Bourgenay, à quelques kilomètres seulement de cette paroisse, vous comprendrez que je continue d'être attentif à ce qui s'y vit. D'où le billet de ce jour.
En effet, en parcourant l'édition du 28 décembre de l'hebdomadaire "Le Journal des Sables", j'ai été fort impressionné par le nombre d'articles ayant trait à la vie de l'Eglise locale (les paroisses) ou faisant référence à Noël. Et cela, sur de nombreuses communes de la côte. Mais je ne retiendrai ici que ce qui concerne Sainte Marie des Olonnes ; en voici quelques exemples :

-  église du Château d'Olonne : "La crèche vaut le déplacement." Et le journal de signaler, entre autres, intelligemment, que l'église n'est pas un musée, que des centaines de personnes sont venues admirer la crèche. Crèche réalisée par une compétente équipe de bénévoles, avec la participation des élèves de l'école Saint Paul, "qui ont fabriqué de jolis personnages colorés." "Crèche attractive, et qui vaut le déplacement". 

-  église Notre-Dame de Bon Port, aux Sables d'Olonne : un couple vient de faire un don de 50.000 euros pour financer la rénovation de la chapelle du Rosaire, à l'intérieur de l'église. "Grâce à ce don, la chapelle va voir ses peintures refaites, ses statues rénovées et son éclairage mis en valeur." Pour mémoire, cela fait plusieurs fois déjà que des paroissiens font des dons importants au profit de la rénovation des églises ou de la vie de la paroisse. Qu'ils en soient bénis et remerciés !

-  rue Bénatier, à la Chaume, pleins feux sur la superbe crèche réalisée, comme chaque année, par un couple de retraités, à l'extérieur de leur maison : "Cela nous fait plaisir de faire plaisir, et de voir briller les yeux des enfants." Petits et grands enfants sont nombreux à venir admirer, en pleine rue, cette évocation de la naissance du Sauveur !

- je ne résiste pas au plaisir de citer aussi la présentation que fait le journal de l'association "Cent pour UN Vendée Ouest". "On a formé un collectif, avec le Secours populaire, le Secours catholique, l'ARS, Emmaüs, la Pastorale des migrants, le CCFD et la Cimade. L'objectif est de venir en aide aux plus démunis. On agit ensemble. Devant la misère des gens qui sont dans la rue, on ne sait pas trop quoi faire, mais on ne peut pas ne rien faire. Accompagner, c'est indispensable ; c'est aussi écouter, partager. On aide les gens à être debout et à se prendre en charge."

Bravo à tous ces gens qui, dans tous ces exemples et au-delà, croyants ou non, sont assez intelligents, assez astucieux, pour mettre leurs talents, leur amour de l'Eglise, de la société, au service de leurs frères ! Ils font briller ainsi, sur le Pays des Olonnes, la Lumière de Noël !  Ils font régner l'esprit de Noël : un esprit de paix, d'ouverture et d'harmonie, ce qui manque cruellement à notre société.

N'est-ce pas cela que le Sauveur attend de nous ?  Merci au "Journal des Sables" d'avoir repéré ces perles de foi et de fraternité, et d'avoir su les mettre en valeur, pour notre édification à tous !



mardi 2 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2111 : Les voeux de Jacques Brel

Après la prière d'Aznavour, passons à Jacques Brel !
Je laisse à votre méditation ces voeux de Jacques Brel que ma plus jeune soeur, actuellement à Barcelone, vient de me faire suivre ce matin.
Il les avait prononcés le 1° janvier 1968, sur l'antenne d'Europe 1.

"Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir, et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.

Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer, et d'oublier ce qu'il faut oublier.

Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences.

Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants.

Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.

Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux "vertus" négatives de notre époque.

Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l'aventure, à la  vie, à l'amour, car la vie est une magnifique aventure, et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.

Je vous souhaite surtout d'être vous, fier de l'être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable."

Merci, Grand Jacques !

lundi 1 janvier 2018

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 2110 : Quelques voeux, beaucoup d'Espérance !

Non, je le sais, je ne suis pas le président de la République ; et je ne veux pas essayer de l'imiter.
La preuve, et lui n'y a pas pensé, je commence par vous partager ce texte magnifique de la 2° lecture de la messe en ce 1° janvier, où l'on nous présente les voeux de Dieu à notre égard :
"... Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix !"  (du livre des Nombres 6/23-27)


A chacun de vous
Je souhaite que Dieu vous prenne dans ses bras, qu'il vous embrasse, quel que soit le jugement que vous portez vous-mêmes sur votre vie, qu'il vous serre contre son coeur, tout au long de cette nouvelle année !

A vos familles
Que celles-ci soient, comme le souhaite le pape François, "des usines de l'Espérance" !  Et que, malgré nos différences et oppositions parfois, nous sachions faire grandir entre nous compréhension et réconciliation ! 
 

Au diocèse de Luçon
Que nous soit donné par Dieu un vrai Pasteur, un Pasteur selon selon son coeur, qui soit un bon berger, sachant écouter, comprendre, accueillir, conduire, soutenir, éclairer et sauver celles et ceux qui lui seront confiés !


A notre pays
59% des Français sont inquiets pour leur avenir. Qu'ils se laissent enfin traverser par le courage et l'espérance, face à l'horizon 2018, et qu'ils apprennent à regarder l'autre qui ne pense pas comme eux, et aussi le réfugié, le migrant, le musulman, avec le regard de Dieu, Père de chacun de nous !


Au monde entier
Que nous trouvions les moyens de nous battre contre cette situation qui fait que, selon l'Ong OXFAM, huit personnes, sur cette planète, possèdent autant que la moitié de la population mondiale !  Selon l'appel du pape François déclarant que "l'argent, mal utilisé, entre les mains des plus riches seulement, "c'est le fumier du diable".
(Pour info, OXFAM est un organisme d'origine britannique qui regroupe une vingtaine d'ONG agissant dans une centaine de pays du monde.)


Il paraît que cela ne sert à rien de faire des voeux, puisque ce que l'on souhaite ne se réaliserait jamais. Mais une telle réflexion est typiquement signe de la pensée du démon, qui rêve sans répit de nous démobiliser.
Je préfère cette réflexion de Paul Claudel, dans "Le soulier de satin" : "Le pire n'est pas toujours sûr !" Et nous avons un rôle essentiel à jouer cette année sur cette terre ; avec confiance car, comme St Paul le dit aux Galates dans la 2° lecture de ce 1° janvier : "Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils dans nos coeurs". (Galates 4/4-7)
Et ce n'est pas pour des prunes !