Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

dimanche 6 mars 2016

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.924 : Il ne suffit pas de dire "Seigneur, Seigneur"...

50.000 réfugiés en Grèce, 2 millions en Turquie, 4.000 à Calais... Et pour un peu, on nous ferait croire que nous sommes, en France, au bord du gouffre !  Non mais ! Et que la situation chez nous est tragique !
Mais ce n'est pas tout ! Je vous invite à lire l'article de "La Vie" datée du 3 mars, pages 30-31, sur "La Babel calaisienne".  Dur-dur !  On en sort pas très fiers !  Saviez-vous que 70 % des bénévoles qui travaillent pour la Jungle sont des Anglais ?  Vous me direz : "C'est bien normal, puisqu'ils refusent d'accueillir les réfugiés dans leur île".  Peut-être !  Mais enfin, ces volontaires, eux, ils sont là, aux côtés de ces familles en totale détresse.
Parmi les 30 % d'autres volontaires, l'on trouve des Irlandais, Marocains, Néo-Zélandais, Portugais, Espagnols, etc... Mais aussi, des Calaisiens du Secours catholique qui, heureusement, aux côtés de bénévoles d'autres associations, confessionnelles ou non, sauvent l'honneur hexagonal.  En tout cas, cela n'a pas empêché Marie, la journaliste de "La Vie", de se faire alpaguer en ces termes, par Monica, une bénévole italienne, avec ironie : "Tiens, quelqu'un qui parle la langue des Lumières, incroyable !  Vous êtes très forts, vous, les Français, pour répandre de magnifiques idéaux, "Liberté, Egalité, Fraternité".  Mais vous êtes si peu nombreux à retrousser vos manches pour les faire vivre !"
Je me demande si, après avoir, depuis tant d'années, telle un petit coq plein de lui-même, donné d'en haut tant de leçons au monde entier, il ne faudrait pas que la France fasse enfin une bonne cure d'humilité et de vérité !
Quand donc aurons-nous le courage de regarder en face, au-delà de nos grands idéaux et de nos belles paroles, ce que nous faisons réellement, et ce que nous sommes vraiment ?  Il n'y a pas de honte à reconnaître ses orgueils, ses erreurs et ses faiblesses en effet.  Et nous n'avons pas à être jaloux des Turcs ou des Allemands qui accueillent les réfugiés mieux que nous. Simplement, nous devons arrêter une bonne fois de dire que nous sommes "la patrie des Droits de l'Homme, le pays des "Lumières" ou la terre de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité."  Le flambeau, c'est très bien, nous l'avons transmis à d'autres, qui en sont sans doute plus dignes ; prenons-en acte et soyons modestes désormais !
Car, pour paraphraser ce que disait Jésus, il ne suffit pas de parler : "Il ne suffit pas de me dire : "Seigneur, Seigneur !" pour entrer dans le Royaume des cieux ; il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux." (Matthieu 7/21)
Je me permets de rajouter un petit commentaire de la parabole du bon Samaritain, que je tiens du Rabbin Philippe Haddad, avec lequel j'avais eu la joie d'aller en terre biblique il y a quelques années, avec des paroissiens des Sables d'Olonne : "Qui est le blessé que je ne veux pas voir ? Quel est le groupe humain dont je me méfie, qui me fait peur ? On ne peut se satisfaire de prières ou de méditations.  En d'autres termes, si l'amour du prochain venait à manquer, cela révèlerait la faiblesse de notre amour pour Dieu."