Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, Olivier Gaignet vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr



vendredi 9 mai 2014

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.772 : Mort pour la France !

Chaque année, le 8 mai comme le 11 novembre, après la cérémonie religieuse à l'église, nous nous retrouvons auprès du monument aux morts de la commune, pour "l'appel des morts" (qui sont toujours vivants). Chaque nom inscrit sur le monument est évoqué, souligné, mis en valeur, cité d'une voix forte, tandis que les uns et les autres l'intériorisent alors dans leur souvenir et, pour les croyants, dans leur prière.
C'est un de mes plus anciens souvenirs lorsque, ces jours-là, tous les enfants de l'école, nous partions en rangs rejoindre le cimetière, au Gué de Velluire, pour ce temps de mémoire. Cérémonie à laquelle je ressentais déjà, fièrement, tandis que nous nous tenions un peu au garde-à-vous, comme les grands, que, nous les petits, l'on nous jugeait dignes de participer. Cet "appel des morts", déjà, m'avait beaucoup frappé. En entendant évoquer un à un chacun de ces disparus, j'avais l'impression que ceux-ci redevenaient vivants, du moins l'espace d'un instant. Et je me posais une foule de questions : mais comment étaient-ils faits, ces hommes qui avaient "fait la guerre"? Et comment étaient-ils morts ? Où ça ?  Et pourquoi ?
L'on remarquait des dames en noir, autour de nous, des familles dont on savait que tel nom cité était celui de leur père, de leur époux, de leur frère. Ce temps d'hommage laissait une grande impression de tristesse  ! Et lorsque nous repartions en rangs pour l'école, aucun parmi nous ne se serait hasardé à rire ni même à parler !
Mort pour la France !  Mort pour qui ?  Mort pour moi !  Mort pour la liberté !  Mort pour notre pays !  Notre instituteur nous expliquait alors ce qui venait de se passer, ce que nous venions de vivre.  Et son enseignement m'a marqué jusqu'à aujourd'hui !  Et depuis, avec les amis anciens combattants, membres des associations patriotiques, j'ai toujours eu le souci de ce que ces célébrations un peu "officielles" soient de qualité, priantes, accueillantes aux humanistes croyants ou en recherche et ouvertes sur un avenir d'espérance, sous un horizon universel.

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