Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

mercredi 30 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.724 : Cultiver la terre, ou l'exploiter ?

Lorsque, il y a exactement 60 ans, en 1953, Mgr Arnaud, chargé du recrutement des séminaristes sur le diocèse, m'avait demandé si je voulais devenir prêtre, étonné, je lui avais répondu, à sa grande déception, que je voulais être "cultivateur", comme mon père. Puis, l'avenir en a décidé autrement, mais j'ai toujours pensé, à son exemple, que la terre devait être "cultivée", et non "exploitée". Tel était d'ailleurs le thème de notre rencontre d'équipe hier soir, chez un couple d'agriculteurs engagé dans ce qu'on appelle les "techniques culturales simplifiées" (TCS), ou encore, "techniques de conservation des sols".
Hou la la, dans quoi je me lance ?  Patiemment, Jean-Michel et son épouse nous ont expliqué comment ces méthodes amènent les agriculteurs à repenser le sol comme un élément fondamental "vivant", dont l'équilibre est fragile, plutôt que comme un simple support. Le sol en effet n'est pas une matière morte, que l'on peut labourer sans dommage de plus en plus profond, ce qui détruit l'humus, si utile pourtant, tout en augmentant l'érosion. Il est bien préférable, en effet, de laisser dans les champs les débris végétaux, chaumes et pailles, pour limiter l'érosion des sols. Cela favorise d'ailleurs le développement de multiples petites bestioles, particulièrement les vers de terre, qui ameublissent la terre à la place de l'agriculteur ; tandis que l'eau ruisselle moins. Le sol redevient alors un écosystème vivant et riche en matière organique (humus).
Au moment des semis, il faut aussi respecter le plus possible la vie des sols. Pour cela, nous a expliqué Jean-Michel, il a été créé des semoirs adaptés qui, en un seul passage, ouvrent le sol très localement, de façon peu profonde, déposent la graine et l'engrais dans cette ligne de semis, puis la referment. Cet unique passage remplace la suite de passages préalables de charrue, grille, semoir, rouleau, épandeur à engrais...  Cela limite fortement la consommation de carburant et nécessite un investissement beaucoup plus faible en matériel, tout en diminuant largement la fatigue de l'agriculteur et le nombre de ses heures de travail.
Cette technique séduit peu à peu un certain nombre de paysans français ; elle est pratiquée déjà à grande échelle et avec succès, en Amérique du Nord, au Brésil (50%), en Australie et ailleurs. Il s'agit, non plus d'exploiter la terre ni de la blesser ou de la malmener, mais de la cultiver, en la respectant.
En fin de rencontre, nous avons médité ce passage de l'Apocalypse 7/3, que nous lirons lors de la messe de la Toussaint, et dont je vous donne diverses traductions tout à fait éloquentes, donnant écho à l'appel de Dieu par rapport à sa Création : "Gardez-vous de nuire à la terre, à la mer et aux arbres" (le Nouveau Testament commenté, Bayard, et aussi la TOB), "Ne maltraitez pas la terre ni la mer ni les arbres" (Nouvelle traduction de la Bible, Bayard), "Ne frappez pas la terre ni la mer ni les arbres" (la Bible des peuples), "Attention ! Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres" ((La Bible en français courant), "Ne malmenez pas la terre, la terre et les arbres" (Bible de Jérusalem), "Ne ravagez ni la terre ni la mer ni les arbres" (ZeBible). Impressionnbant !  Et l'on pourrait continuer...
Nous avons lu et médité aussi le message du pape François sur la question de l'environnement, en date du 5 juin 2013, avec des phrases telles que celles-ci : "Que signifie cultiver et garder la terre ? Cultivons-nous et gardons-nous vraiment la création ? Ou bien est-ce que nous l'exploitons et nous la négligeons ? Le verbe "cultiver" me rappelle à l'esprit le soin que l'agriculteur prend de sa terre afin qu'elle porte du fruit et que celui-ci soit partagé..."  Allez lire la suite de ce beau message sur le Net !

lundi 28 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.723 : Parabole des deux paroissiens

Toujours dans la ligne, comme hier, de la parabole du pharisien et du publicain, voici une petite trouvaille, qui nous vient du diocèse d'Evreux :

En ces temps-ci, Jésus disait cette parabole :
Deux paroissiens priaient à l'église.

Le premier priait ainsi :
"Seigneur, donne à notre communauté les jeunes dont elle a besoin pour construire l'avenir.
Mais qu'ils ne remuent pas trop à la messe, car ils m'empêchent de prier.
Qu'ils n'interviennent pas dans le déroulement de la liturgie, car je ne m'y retrouve plus.
Qu'ils ne lisent rien au micro, car ils n'articulent pas bien
Qu'ils ne jouent pas de la guitare, car l'orgue, c'est bien plus beau.
Qu'ils ne prennent pas de nouveaux chants, car je ne les connais pas.
Qu'ils ne vendent rien à la sortie de la messe car, avec la quête déjà, ça suffit !"

Le deuxième priait en ces termes :
"Seigneur, donne à notre communauté les jeunes dont elle a besoin pour construire l'avenir.
Ouvre notre coeur à l'essentiel et à la bienveillance.
Redonne-nous le sens de la fête et de la convivialité.
Apprends-nous la confiance et la patience.
Sème en notre esprit le goût de la nouveauté."

L'un fut exaucé, l'autre pas.
Lequel, à votre avis ?
En tout cas, je rends grâce à Dieu car, sur la paroisse, il me semble que c'est surtout le deuxième paroissien qui est largement représenté.
J'en veux pour preuve, parmi tant d'autres, les applaudissements offerts aux scouts et guides de France du doyenné présents aux messes, ce week-end, à Evrunes et à Mortagne, et qui, je crois, ont vendu aussi des gâteaux à St Laurent.
Merci à vous, les jeunes, merci, chers paroissiens, merci Seigneur !

dimanche 27 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.722 : Le pharisien et le publicain actualisés

En ce dimanche, la liturgie nous invite à réfléchir à partir de la célèbre parabole du pharisien et du publicain.
Instinctivement, nous avons plutôt tendance à penser que les pharisiens, ce sont les autres...
Voici une actualisation de cette parabole qui nous est proposée par la Fédération Protestante de France.
A chacun d'en tirer les leçons en ce qui le concerne !
 

Plusieurs Églises priaient devant le Seigneur.
 
L’Eglise Orthodoxe se tenait devant Dieu et priait ainsi : Seigneur, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des Églises qui ont dévié dans leur foi, ont noyé les grands et saints conciles dans un rationalisme sec, qui cèdent à la dépravation morale de l’Occident sécularisé. Moi, j’ai gardé la foi pure des grands conciles et le sens des mystères, je vénère les icônes, je vis la « Sobornost » et mes monastères sont pleins. Et d’entonner « Roi céleste consolateur… ».
 
L’Eglise catholique se tenait devant Dieu et priait ainsi : Seigneur, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des Églises et communautés ecclésiales qui, certes, ont gardé de petits restes de la foi, mais n‘ont pas discerné les développements de ta vérité à travers les siècles. Moi, j’ai conservé la plénitude et l’unité de la foi et de ton Église, l’héritage de Pierre et Paul, le sens de l’autorité, le sommet de l’Eucharistie et la place de Marie immaculée et assomptionnée… et d’entamer un Salve Regina.
 
Les Églises protestantes se tenaient aussi devant Dieu et priaient ainsi, chacune de leur côté : Seigneur, nous te rendons grâce de ce que nous ne sommes pas comme le reste des autres Églises qui se sont enfermées dans un fixisme théologique et ritualiste, dans un traditionalisme aveugle à la modernité, déresponsabilisant pour les chrétiens et qui ont noyé l’Evangile du salut dans toutes sortes de considérations. Nous, nous avons gardé le sens de la liberté de l’Esprit et de la pluralité évangélique, nous savons organiser le débat entre nous démocratiquement, nous avons le sens de la centralité des Écritures et de ce qui est nécessaire et suffisant à la communion de tous…. Et d’entonner le Psaume 68 « Que Dieu se montre seulement et l’on verra dans un moment… ».
 
Le mal-croyant se tenait loin de ces Églises et de leurs sanctuaires. Il ne voulait même pas s’adresser à elles, il ne le pouvait pas, il n’osait pas, il en avait même de mauvais souvenirs et ne savait pas vers laquelle se tourner. Et il soupirait en disant : Oh, je ne suis pas meilleur que les autres mais s’il y a un bon Dieu, qu’il me soit favorable…
 
Lequel d’entre eux, selon vous, reviendra justifié de sa prière ?

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P-S :  Pour ceux d'entre vous qui ne parleraient pas couramment le russe, je me permets de signaler que "sobornost", traduction du terme d'origine grecque "catholique", désigne la réalité de l'Eglise en tant que son fonctionnement est concilaire, son autorité reposant sur les conciles universels présidés et unis par le Saint-Esprit.

mercredi 23 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.721 : Les missionnaires de l'ombre

En cette semaine missionnaire mondiale, il a pas mal été question des missionnaires qui tiennent une place essentielle, quoique souvent bien difficile, au-delà des mers, dans l'annonce de l'Evangile à toutes les nations. Je ne vais pas en rajouter à ce sujet, quoiqu'il y aurait tant à dire... Je voudrais plutôt braquer le projecteur sur la foule de baptisés qui, eux aussi, sont missionnaires, de tout leur coeur, à leur façon et là où ils vivent, modestement et sans faire la une des journaux.
Je pense par exemple à ces syndiqués qui donnent de leur temps, au nom de l'Evangile, pour accompagner des travailleurs en difficulté, des jeunes un peu cabossés, des chômeurs auxquels rien ne réussit, des retraités qui vivotent difficilement avec peu de sous.
Elles sont missionnaires aussi, ces dizaines de personnes qui viennent de distribuer le bulletin, comme elles le font deux fois dans l'année, dans toutes les boîtes à lettres de la paroisse. L'une d'elles, un peu découragée, m'a avoué : "Ce qu'on fait, ça ne sert à rien, puisque ça ne donne pas de nouveaux abonnés au bulletin." Occasion d'un bon échange, et de partager sur ce que cela signifie que d'exister en tant que chrétiens sur un quartier.  Ce n'est pas anodin que de laisser le guide paroissial à la disposition de tous. Avec des infos utiles, un message qui peut porter des fruits, et... la preuve que les chrétiens ne sont pas morts, mais bien là, auprès de nous.
Il y aurait tant à dire également à propos de ce groupe, relativement important, qui, chaque soir d'octobre, en ce mois du Rosaire, se retrouve à la chapelle St Léger, en l'église de Mortagne, pour confier le monde entier au Christ, par la prière de la Vierge Marie. Cela n'est-il pas aussi de l'évangélisation ?
Merci à vous, chers missionnaires de l'ombre, vous qui êtes les troupes de choc de l'évangélisation, autant que le pape François ou Jean Vanier ou tout autre vedette médiatique de l'Evangile. Au-delà de ce qui se voit, Dieu, en tout cas, est sensible à votre prière et à votre action. Restez ainsi fidèles à votre mission !

dimanche 20 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.720 : Et si Jésus revenait ?

Avez-vous remarqué la dernière phrase de l'évangile de ce jour ?  "Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?"(Luc 18/8)  Certains pensent que non : tous ceux qui se désolent du soit-disant recul de l'Église, de la soit-disant avancée de l'islam, etc. Malheureusement, je crois que cela témoigne surtout de la pauvreté de leur foi et de la faiblesse de leur espérance. En effet, il suffit d'ouvrir les yeux et les oreilles pour repérer, à de multiples signes, que si Jésus revenait aujourd'hui, il trouverait sur cette terre, et aux quatre coins de la planète, y compris dans nos quartiers, une multitude d'hommes, de femmes et d'enfants, pratiquants ou non d'ailleurs, qui croient, ou à tout le moins, qui essayent de croire en lui, et de mener une vie juste et fraternelle.
Lors de la messe de ce dimanche, j'ai essayé de donner un certain nombre d'exemples en ce sens. Ainsi, cette personne de la paroisse qui conduit les sépultures et auquel l'un de ses copains syndiqué, apparemment totalement non croyant, a demandé, lors du décès de sa petite fille, de prendre la parole au cimetière, pour inviter à une prière intérieure ceux qui le souhaitaient. Et si la petite graine de la foi continuait de faire son travail de germination même chez ceux que l'on qualifie, parfois un peu trop unilatéralement, de non croyants ?
Notre société est athée, entend-on dire souvent ; regardez le milieu du show-biz !  Eh bien justement ! Connaissez-vous Marine Lorphelin ? C'est Miss France 2013, qui vient récemment d'être couronnée 1° dauphine de Miss Monde à Bali ; bravo la France ! Mais ce que l'on sait moins, car elle n'a pas fait alors appel aux médias, c'est que, par la suite, elle est passée à Lourdes rencontrer les malades de l'accueil Marie St Frai et prier à la grotte. Évidemment, elle a été repérée. Quand Jésus reviendra, il trouvera la foi même dans le milieu du show biz, Dieu merci !
Hier, 1° rencontre avec les cinq adultes qui se préparent sur la paroisse à recevoir le sacrement de confirmation en juin prochain. Presque tous sont de famille non croyante. Surprenant.
Trois exemples seulement ; mais c'est à vous d'en repérer d'autres à présent, au-delà des apparences  contraires parfois. Il y a plus de foi dans le monde qu'on ne le croit, en effet, et qu'on ne le dit !  Seigneur, merci !

mercredi 16 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.719 : Avec des jeunes non baptisés

J'aime bien la dernière phrase de la 1° lecture de la liturgie de ce jour, tirée de la Lettre aux Chrétiens de Rome (2/10-11) : "Gloire, honneur et paix pour tout homme qui fait le bien, d'abord le Juif, et aussi le païen. Car Dieu ne fait pas de différence entre les hommes."
Décidément, l'apôtre Paul est très moderne dans sa conception de la fraternité humaine, ainsi que dans sa vision de l'ouverture immense du coeur de Dieu à tous ses enfants de la terre, fussent-ils "païens" !  Et dire qu'autrefois, on croyait que Dieu n'aimait que les chrétiens, et surtout pas les Juifs, accusés par des chrétiens qui n'avaient rien compris à la Bible d'être les meurtriers du Christ, tandis que l'on condamnait un peu vite les non croyants au courroux éternel de Dieu !
J'ai eu une belle illustration de cela hier soir, lors de la messe proposée comme chaque mois à saint Gabriel aux élèves volontaires. Parmi eux, une dizaine de jeunes non baptisés ou non catéchisés, à cent lieues de l'Église. Entraînés par des copains, et cela, grâce au dynamisme aussi d'un membre de l'équipe éducative de l'établissement, passionné et motivé.
Nous avons fait un petit partage d'évangile avec eux tous, et la plupart se sont exprimés. Occasion de présenter le message chrétien, de valoriser leur attitude de recherche ; de recevoir aussi sur le front le signe de la croix pour les volontaires (tous ne sont pas venus le recevoir).
Bien sûr, ils n'étaient pas nombreux ; mais le signe était là ! Et, pendant l'eucharistie, il est sûr que, face à cette présence, comme l'assure saint Paul, Dieu n'a pas fait de différences entre ces jeunes qui, baptisés ou non, sont tous ses enfants.

lundi 14 octobre 2013

Le Blog du l'Arche de Noé 85, n° 1.718 : "Rebâtissez ma Maison !"

Je vous partage un texte étonnant, que tous les prêtres et religieux-ses du monde ont lu et médité hier dimanche dans leur bréviaire. Il est tiré du livre du prophète Aggée (1,1 - 2,9). Celui-ci exerça son ministère après le retour d'exil quand, plus d'un demi-siècle après la ruine de Jérusalem, les Juifs emmenés en captivité à Babylone furent autorisés à regagner leur patrie.

"Ainsi parle le Seigneur : "Ces gens-là déclarent : "Il n'est pas venu, le moment de rebâtir la Maison du Seigneur."
Or, la parole du Seigneur arriva par l'intermédiaire d'Aggée, le prophète : "Est-ce le moment pour vous d'habiter vos maisons lambrissées, alors que cette Maison-ci est en ruine ? (...)  Réfléchissez bien à quoi vous êtes arrivés. Montez à la montagne, rapportez du bois et rebâtissez ma Maison ; j'y trouverai plaisir et je manifesterai ma gloire, dit le Seigneur.
Vous attendiez beaucoup et maigre fut la récolte ; quand vous l'avez rentrée chez vous, j'ai soufflé dessus. Pourquoi donc ? A cause de ma Maison qui, elle, est en ruine, alors que chacun de vous s'affaire auprès de sa propre maison. C'est pourquoi, au-dessus de vous, les cieux ont retenu la rosée, et la terre a retenu son fruit. J'ai appelé la sécheresse sur la terre, sur les montagnes, sur le blé, sur le vin nouveau, l'huile fraîche et sur tout ce que produit le sol ; sur les hommes, les  bêtes et sur tout le fruit de vos travaux.
Alors, Zorobabel, et Josué, le grand prêtre, et tout le reste du peuple écoutèrent la voix du Seigneur, leur Dieu, et les paroles d'Aggée, le prophète. Et le peuple éprouva de la crainte devant le Seigneur.
Et le Seigneur réveilla l'esprit de Zorobabel, le gouverneur de Juda, et l'esprit de Josué, le grand prêtre, et l'esprit de tout le reste du peuple : ils vinrent et se mirent à l'oeuvre dans la Maison du Seigneur, du tout-puissant, leur Dieu.
(...) La parole du Seigneur arriva par l'intermédiaire d'Aggée, le prophète : "(...) Quel est parmi vous le survivant qui a vu cette Maison dans son ancienne gloire ?  Et comment la voyez-vous à présent ? N'apparaît-elle pas à vos yeux comme rien ? Mais maintenant, courage, Zorobabel, courage, Josué, grand prêtre, et courage vous tous, le peuple du pays - oracle du Seigneur - au travail !  Car je suis avec vous.
Selon l'engagement que j'ai pris envers vous lors de votre sortie d'Egypte, et puisque mon esprit se tient au milieu de vous, ne craignez rien ! Oui ! Encore un moment - il sera court - et je vais ébranler ciel et terre, mer et continent. J'ébranlerai toutes les nations et les trésors de toutes les nations afflueront, et j'emplirai de splendeur cette Maison, déclare le Seigneur (...)
La gloire dernière de cette Maison dépassera la première, dit le Seigneur, et dans ce lieu, j'établirai la paix - oracle du Seigneur, du tout-puissant."

Autrefois, il s'agissait de rebâtir le Temple, bien sûr ; mais l'édifice spirituel de l'Église, lui, n'est jamais achevé ; saint François d'Assise l'avait bien compris, et ce sont nos efforts, cimentés par la charité, qui la bâtissent.  Tandis que nos églises se dressent, au coeur de nos cités, pour y témoigner de la vitalité missionnaire du peuple des baptisés.

dimanche 13 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.717 : L'Eglise sans cesse en construction !

Hier après-midi, j'ai eu la chance de vivre un samedi pas ordinaire !
Tout d'abord, une cérémonie fort émouvante en la Basilique de Saint Laurent-sur-Sèvre, à l'occasion de la "première profession" de 15 novices montfortains. Quatre continents étaient représentés lors de cette eucharistie ; un beau symbole, en ce premier jour de la semaine missionnaire mondiale annuelle. Un à un, chacun de ces jeunes est venu remettre son engagement entre les mains du père Santino Brembilla, supérieur général des missionnaires montfortains, avec les trois voeux de pauvreté, d'obéissance et de chasteté. Ils ont ensuite reçu le Rosaire, que le provincial de France, le père Olivier Maire, leur attacha à la taille : symbole fort également pour ces jeunes entrant dans cette communauté montfortaine appelée aussi "la Compagnie de Marie". Puis, chacun d'eux, Josip, Junior, Pierre et les autres passèrent donner un fraternel baiser de paix à tous les prêtres présents, principalement montfortains. Jusqu'ici, la moitié de ces quinze novices avaient effectué leur noviciat cette année à Saint Laurent-sur-Sèvre ; ils faisaient partie de la chorale ; ils étaient présents dimanche dernier à Mortagne pour la messe des familles, puis, participèrent activement à la table ouverte : nous n'avons pas oublié leurs beaux chants ni leurs voix superbes ; nous nous étions habitués à eux !
Les paroissiens présents étaient très émus de voir ces jeunes partir désormais en mission, au-delà des mers : impressionnant !
Puis, en fin d'après-midi, une belle surprise pour les personnes présentes lors de la messe à Evrunes : 4 enfants, avec leurs accompagnatrices, enseignantes, leurs parents et amis, dont quelques élèves de leurs écoles, pour la 2° étape de leur préparation au baptême. Ils se sont avancés dans l'église avec leur bâton de marche, lors de la procession d'entrée ; puis, chacun, lorsque je leur ai demandé s'ils voulaient suivre le chemin de Jésus, a répondu : "je le veux", avec une joie évidente. Les adultes présents ont eux aussi exprimé leur engagement à les soutenir. Alexane, Victor, Shawna Lee et Gabin ont alors été marqués du signe de la croix, sur le front par moi-même, puis, par leur maman, sur les lèvres et sur le coeur. Et ils ont reçu solennellement, de leurs deux fidèles accompagnatrices, Jeannette et Marie-Hélène, un livret qui les accompagnera désormais dans leur marche vers le baptême, à Pâques probablement.
Deux beaux évènements pleins d'espérance sur notre paroisse : ce n'est pas demain la veille que l'on rasera l'Église qui naît et grandit sans cesse au coeur de chacun, sur la paroisse comme dans le monde entier !  Merci Seigneur !

samedi 12 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.716 : Raser une église ? Quelques préalables...

Le 4 juillet dernier, le conseil municipal de Mortagne-sur-Sèvre a voté la démolition de l'église Saint Hilaire de Mortagne, à 14 voix contre 9 pour la rénovation totale et 1 pour la rénovation partielle. Monsieur le maire, quant à lui, s'est prononcé pour le maintien de l'édifice.
Mais, a-t-on pris les choses dans le bon sens ?  En effet, une commune ne peut pas décréter comme comme ça qu'une église va être détruite. Il y a, avant de prendre une décision de ce genre, quelques préalables à respecter.
Tout d'abord, il y a un volet juridique à prendre en compte : avant toute chose, ainsi que la loi l'indique, il importe d'avoir l'avis de l'évêque. D'après le décret du 17 mars 1970, "la désaffectation d'une église est prononcée par arrêt préfectoral à la demande du conseil municipal lorsque la personne physique ou morale ayant qualité pour représenter le culte affectataire (en l'occurrence, l'évêque) aura donné par écrit son consentement à la désaffectation."  Or, à Mortagne, malgré les interventions du vicaire général lors de rencontres avec la mairie, à ce jour, ce préalable n'a pas été suivi. Voici aussi un extrait du courrier envoyé par le diocèse à monsieur le maire avant le vote, le 24 juin dernier :  "Nous sommes conscients que le coût de restauration de l'église Saint Hilaire est une charge importante pour la commune, mais ce patrimoine historique et religieux mérite que l'on s'y intéresse, et il doit rester un atout majeur dans le rayonnement de la commune de Mortagne-sur-Sèvre."
Il y a aussi, par rapport à ce type de question, un volet humain à considérer : une église, dans une commune, c'est un message ; c'est un élément constitutif de l'histoire d'un lieu ; c'est autour d'elle que le quartier s'est constitué. Régis Debray, qui n'est pas un pilier de sacristie, a coutume d'alarmer nos contemporains sur le risque d'amnésie en matière religieuse ; d'après lui, la société sécularisée doit veiller à ne pas se couper de ses racines religieuses.
André Malraux, quant à lui, voit s'établir, comme il l'explique dans "Le Musée imaginaire", "un parallèle entre la faculté de l'homme d'accéder à un stade supérieur de la conscience individuelle et le développement du lieu cultuel". Impossible de mieux définir la place éminente d'une église dans la cité !
Le volet ecclésial d'un édifice religieux n'est pas toujours bien compris non plus !  On objecte souvent la baisse du nombre des pratiquants aux messes dominicales. Mais "l'utilité" d'une église peut-elle être jugée sur cette seule approche, quantitative et utilitaire ?  Il n'y a pas que la messe du dimanche ! Il y a la célébration des grands moments de la vie (baptêmes, mariages, sépultures). L'église, c'est aussi un lieu de silence et de prière. Les enfants s'y retrouvent pour des rassemblements de catéchèse. Également, l'église favorise la vie du quartier, où elle est toujours un point de reconnaissance, un lieu qui favorise l'identification. A-t-on suffisamment analysé tout cela ? Mais il est vrai que, si la vie ecclésiale s'étiole sur le quartier, l'on comprend qu'une commune y réfléchisse à deux fois avant de retaper une église peu utilisée et peu habitée !
Parlons enfin du volet financier : construite entre 1903 et 1904, grâce à l'argent et aux sacrifices des paroissiens, à peine achevée, cette église a été confisquée en 1905. Les communes, de Saint Hilaire de Mortagne d'abord, puis de Mortagne, en sont devenues propriétaires ; mais, depuis 108 ans, l'église a été fort peu entretenue. N'y a-t-il pas là un oubli fâcheux, sinon une grande injustice ?  N'était-il pas du devoir de la commune, en tant que propriétaire, de se soucier de l'entretien de l'église Saint Hilaire ?  C'est en tout cas le rappel qui a été lancé par le diocèse à monsieur le maire dans un courrier faisant suite au vote du 4 juillet : "Nous avons appris par voie de presse la décision de votre conseil municipal relative à l'avenir de l'église Saint Hilaire. Cette décision ne correspond pas aux souhaits exprimés par Mgr Castet, comme nous avons déjà pu vous le dire et vous l'écrire. Mgr Castet se permet donc de vous rappeler qu'il reste favorable à la rénovation partielle de cet édifice religieux."  Ceci dit, s'il l'on comprend la position de notre évêque, jusqu'où est-elle réaliste ?
L'on a pu douter de la capacité financière de la commune à faire face au financement de la rénovation de l'église ; mais, lors de la réunion publique du 13 mars 2013 et lors du conseil municipal du 4 juillet 2013, monsieur le maire a eu la franchise d'expliquer que la commune disposait des moyens nécessaires pour y parvenir sans augmenter les impôts ni l'endettement.. Comme l'exprime un paroissien pleinement au courant de ces questions : "Le coût estimatif des travaux est tout à fait à la portée de la capacité financière annuelle de la commune à investir. La réalisation de cet investissement ne se fera pas au détriment d'autres investissements. En ayant attendu plus de cent ans pour procéder à des travaux d'envergure, l'église Saint Hilaire a laissé la priorité à beaucoup d'autres investissements communaux. Combien  d'autres bâtiments communaux auraient pu attendre aussi longtemps sans craindre la ruine bien avant ? La réalisation des travaux de restauration de l'église Saint Hilaire provoquerait tout au plus un léger décalage d'autres investissements qui ne mettraient pas en péril le devenir d'autres bâtiments ni leurs usages."
En conclusion, une association, "Mortagne Patrimoine de Vendée" s'est mise en place et milite pour faire avancer les choses désormais. Cela peut s'expliquer ; mais, localement, les chrétiens auront-ils la force, la volonté, les capacités, ensuite, de faire vivre leur église et d'en assurer les services : fournir sacristains, fleuristes, balayeurs, animateurs en nombre suffisant ? C'est une question que l'on ne peut mettre de côté, si l'on veut vraiment préparer l'avenir.  Et en ne perdant jamais de vue qu'il ne s'agit pas d'abord de rénover un bâtiment, mais, au coeur de notre commune, de bâtir l'Église avec un grand "E", dans une proximité profonde avec le Christ, prié chaque jour ?  C'est surtout cela qui est à souhaiter, à vérifier et à rénover !











vendredi 11 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.715 : Malala, de culture musulmane pourtant !

Lorsque, le 27 septembre dernier, lors de la fête patronale de Saint Gabriel - Saint Michel, devant près de 600 jeunes et un certain nombre de membres de l'équipe éducative, j'ai présenté Malala comme un archange venu du ciel pour protéger la jeunesse d'aujourd'hui, je me suis demandé si les uns et les autres avaient entendu parler de cette jeune Pakistanaise. Mais je suis mauvaise langue !  Certainement, parents, enseignants, avaient déjà fait part à leurs jeunes du parcours étonnant de Malala, que les médias avaient largement fait connaître à la terre entière suite à l'attentat dont elle avait été victime le 9 octobre 2012, il y a juste un an.
Alors qu'aujourd'hui, l'on doute beaucoup et des jeunes, et des musulmans, et des gens dits "du tiers-monde", et des médias, et de la force du témoignage, et de l'échec du mal, il m'a semblé nécessaire, et même urgent, de présenter à ces 600 jeunes un contre-exemple de tout cela. Mais quand va-t-on finir de croire à toutes les fausses vérités que l'on veut nous inculquer ?  Toutes ces tristes lamentations d'un monde vieillissant et incapable de s'émerveiller ni de reconnaître l'action de Dieu si près de nous.
Quelle est la leçon que nous laisse Malala ? Et serons-nous enfin capables de l'enregistrer, de la divulguer, de la défendre au besoin ?  Et cette leçon, c'est la suivante, toute simple d'ailleurs : oui, un enfant, ou une jeune fille de 16 ans sont capables de faire basculer l'avenir du monde !  Oui, pourquoi s'appesantir sur le sort de 200 femmes voilées en France, quand une Malala, dont le voile cache pourtant les cheveux, est capable de redonner aux femmes et aux jeunes filles du monde toute leur dignité !  Oui, l'Islam n'est pas qu'une fausse religion, dirigée par des terroristes, dont le but est de faire disparaître les chrétiens : elle peut aussi produire des Malala, dont nous ferions bien de nous inspirer !  Oui, il n'y a pas des héros et des martyrs que dans la "bonne" religion chrétienne seulement !  Oui, nos frères et soeurs du soit-disant "tiers monde" sont souvent rendus plus loin que nous sur le chemin de l'évolution des consciences !  Oui, le mal, déjà, n'est pas le plus fort : les talibans (faux musulmans), en tirant une balle dans la tête de Malala, croyaient tuer le bien, et nous les avons crus, et nous avons pensé que c'est eux qui allaient dominer le monde ; mais "le bien" est toujours vivant(e) !  Oui, nous avons douté des médias, et rouspété en pensant que c'étaient des vendus ; et ils nous ont largement présenté le visage "christique" de Malala !  Oui, nous avions pensé que, dans notre monde actuel, il n'était plus tellement possible de témoigner ; mais Malala vient de nous booster.
Merci, chère Malala, ma soeur, notre petite soeur ! Tu es un ange pour nous, car tu nous annonces clairement la Bonne Nouvelle du Salut !
Tu ne seras peut-être pas choisie aujourd'hui pour le Prix Nobel de la Paix, mais nous, nous t'accordons la plénitude de notre soutien et de notre engagement, à tes côtés, désormais !

jeudi 10 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.714 : Les Fleurs du Ciel

Plus encore que pour l'animatrice ou l'animateur, le privilège du prêtre, lors des eucharisties ou des temps de prière, c'est que, situé face à l'assemblée, il peut, tout au long de la cérémonie, se laisser conduire vers Dieu par les fleurs qu'il a sous les yeux.
Il existe deux catégories de fleurs naturelles dans les églises : celles que de talentueux-ses fleuristes préparent pour nous inviter à tourner notre pensée vers le Seigneur, mais aussi, les personnes présentes à la célébration ; chacune en effet représente une fleur unique, de grande beauté, auréolée de la lumière de Dieu.
J'aime bien regarder le visage des gens, pendant les cérémonies : le plus souvent, leurs yeux sont lumineux. Chaque fois alors, au plus profond de moi-même, je me dis : "A travers cette vision, quel beau cadeau tu me fais, Seigneur !  Merci mon Dieu !"
A propos de fleurs, hier soir, nous avons eu une fort intéressante rencontre entre fleuristes, sacristains et délégués des équipes liturgiques de la paroisse, autour de la meilleure place des fleurs dans notre liturgie.  Bonne occasion pour chacun de redécouvrir le sens de la présence des fleurs ; le but n'étant pas de décorer à tout prix l'église, en tous sens, piliers compris. L'objectif en effet n'est pas de faire de l'art floral, ni de créer des bouquets dans le but que tous les admirent ; dans les églises, le bouquet n'est pas une fin en soi, mais il nous emmène vers Quelqu'un, vers l'invisible, à la lumière des textes liturgiques du jour.
D'ailleurs, rien qu'en les regardant, certains paroissiens disent parfois qu'ils se sont sentis, au-delà de l'admiration, à élever leur coeur vers Dieu. Pas de fleurs artificielles dans les églises de notre paroisse, Dieu merci : à travers des fleurs vivantes en effet, c'est bien notre vie que nous apportons. Des fleurs, ou des branchages, que l'on ne place pas n'importe où, que l'on ne place pas comme nos bouquets à la maison ; en effet, à l'église, les bouquets peuvent indiquer la direction du Ciel, orienter notre regard vers l'autel, mettre en valeur une icône...
Un très grand merci à notre fleuriste en chef (même si le mot ne convient pas), pour avoir partagé avec nous sa belle expérience et nous avoir appris à méditer à partir des fleurs, bien en lien avec le message de nos liturgies !

mercredi 9 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.713 : L'enterrement de Jésus

C'est toujours avec beaucoup d'étonnement que j'entends des gens exiger : "Ah !  Nous, on tient absolument à ce qu'il y ait un prêtre pour la sépulture du papy, et s'il n'y en a pas, on ira en chercher un nous-mêmes.  A la maison de retraite des prêtres, au Landreau par exemple, aux Herbiers, ils sont nombreux ; il y en a bien qui pourraient ?  D'abord, le papy, il était très pratiquant ; il a droit à une messe avec la  communion. On lui doit bien ça et il le mérite !  Avec tout ce qu'il a fait pour la paroisse..."
De telles réactions sont compréhensibles et respectables : ces gens aiment leurs anciens, et ils souhaitent pour eux ce qui leur semble le meilleur. Mais, quasiment chaque fois que j'entends de telles réactions, je ne peux m'empêcher de repenser à l'enterrement de Jésus. Nous pouvons en lire un compte-rendu dans chacun des quatre évangiles. Voici la description qu'en fait Luc, par exemple : "Joseph, d'Arimathie, descendit Jésus de la croix, l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans une tombe taillée dans le roc (...) Les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée suivirent Joseph ; elles regardèrent le tombeau et comment son corps avait été placé. Puis, elles s'en retournèrent et préparèrent aromates et parfums." (Luc 23/53-56)
J'ai beau lire et relire ce texte, je n'y vois personne exiger pour Jésus un enterrement conforme à son immense dignité de Fils de Dieu. Me revient alors, chaque fois, à l'esprit, ce grand texte de Paul aux Philippiens : "Comportez-vous ainsi entre vous, comme on le fait en Jésus-Christ : lui qui est de condition divine n'a pas considéré comme une exigence d'être l'égal de Dieu. Mais il s'est dépouillé(...), il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé." (2/5-9)
Ah ! Si l'on pouvait comprendre que nous ne méritons pas forcément un sort meilleur que celui qu'endura le Christ ! C'est à ce prix-là seulement en effet que nos morts sont le plus sûrement élevés dans la gloire du ciel !

mardi 8 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.712 : Montfort - Fraternité

Dans la ligne des initiatives prises par l'Église, tant au plan national que diocésain autour de "Diaconia", les chrétiens de Montfort-sur-Sèvre se sont démenés et organisés ces derniers temps pour que ce grand mouvement d'appel à l'attention à tous et au service des autres ne se vive pas seulement aux échelons d'en haut, mais que la démarche soit largement ouverte à tous, paroissiens ou non.
C'est ainsi que, dimanche dernier, nous avons vécu deux événements forts. Tout d'abord, un temps de prière, puisque lors de la messe des familles, centrée sur le thème du service des autres, par divers moyens, ce thème a été développé. Par exemple, dans la procession d'entrée figuraient des personnes représentant des groupes aussi divers que le CCAS (Centre communal d'action sociale), l'ACO (Action catholique ouvrière), le Secours catholique, l'ADMR (Aide à domicile en milieu rural)... Et ces sigles, symboliquement, décoraient l'autel. Au moment de l'homélie, tandis que les enfants ont exprimé tout haut combien une simple petite graine peut être utile pour faire grandir l'esprit de service de nos frères, des adultes ont partagé ce que leur apporte le service qu'ils assurent auprès des personnes, et comment ils voient le lien entre ce qu'ils font et l'Evangile. A l'offertoire, de grands dessins apportés en procession rendaient plus présents encore ces gestes de fraternité.
Deuxième temps fort, dans la même ligne, la Table ouverte à la salle municipale Stéphane Traineau où, autour de grandes tables, se sont rassemblés à la fois des paroissiens engagés dans le service des autres, des personnes actives dans le même sens mais non habituées de l'Église, d'autres, invitées par les uns et les autres à vivre ce temps de fraternité. Atmosphère simple, conviviale, chacun ayant apporté un plat à partager, tout le monde s'étant bien mélangé. Beaucoup de joie, d'écoute de bonne humeur, avec une belle animation.
Et la présence marquante, tant à la messe qu'au repas, de missionnaires et de novices montfortains, venant de divers continents, ce qui a donné en même temps une dimension internationale à notre rencontre.
Oui, une vraie fraternité est possible chez nous ; il suffit de s'atteler sans cesse à la construire et à la déployer, au-delà des parvis de nos églises, jusqu'aux périphéries.
En se rappelant sans cesse que la foi n'est rien si elle n'est pas mise au service des autres, et qu'une communauté paroissiale rayonne quand foi et service des autres sont bien articulés !

vendredi 4 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.711 : Guéri par le service des autres

Je viens de faire une rencontre qui m'a confirmé dans l'idée que le service des autres est sans doute le meilleur moyen de voir clair dans ses propres difficultés et de les dépasser.
Il s'agit d'une personne (elle n'est pas de la paroisse), qui a été affrontée à un tas de difficultés, de tous ordres, au plan familial, dans son travail, dans sa vie personnelle au plan santé, ... Puis, un jour, son fils a exprimé le désir de faire partir d'un groupe en lien avec l'Église ; les responsables ont dit au papa : "On veut bien l'accueillir, mais pour l'instant, il n'y a personne qui puisse suivre votre garçon ; et d'autre part, il faudrait trouver aussi d'autres enfants, pour qu'un groupe puisse démarrer."
Dans un premier temps, notre homme a cherché, avec ténacité, des personnes susceptibles d'assurer cet engagement, sans succès. Un peu à bout, il s'est alors décidé à s'engager lui-même en responsabilité dans ce groupement. Puis, peu à peu, il s'y est trouvé à l'aise ; quelques autres enfants sont venus, accompagnés de leurs parents. Et notre homme de prendre de plus en plus de responsabilités dans la marche de ce mouvement.
Il me disait qu'alors, peu à peu, n'étant plus fixé seulement sur ses multiples problèmes qui, jusque là, lui prenaient la tête et lui pourrissaient l'existence, il vivait de façon toute différente ce que la vie, jusqu'ici, lui "imposait".
Non que les problèmes aient disparu comme par enchantement ; mais, ainsi qu'il me l'a exprimé : "J'ai été guéri de mes difficultés par le service des autres !"
J'ai repensé alors à ce fait si souvent raconté par l'Abbé Pierre, et qui fut à l'origine du mouvement "Emmaüs". Alors qu'il avait le projet de lancer cette association, se trouvant encore tout seul face à ce souhait, l'Abbé Pierre rencontra un homme qui, désespéré, lui avoua qu'il s'en allait se pendre. L'Abbé Pierre de lui dire alors : "Attends un peu ; j'ai besoin de toi pour quelque chose ; veux-tu m'aider ? Après, tu iras te pendre si tu veux."  L"homme accepta de travailler avec l'Abbé Pierre pour lancer Emmaüs, et cela le guérit définitivement de son souhait de quitter cette terre !

mercredi 2 octobre 2013

Le Blog de l'Arche de Noé 85, n° 1.710 : François à la une de "Libé" !

Ce matin, chez mon marchand de journaux, en apercevant une grande et belle photo de François couvrant quasiment l'ensemble de la une du "Libé" de ce mercredi, j'ai rendu grâce à Dieu. Avec cinq pages consacrées au pape, il faut avouer qu'aujourd'hui, "Libé" a mis le paquet. L'auteur de l'un des articles, André Vauchez, ancien directeur de l'École française de Rome, médiéviste, fait cette remarque : "En France, je constate un nouvel intérêt de fidèles qui s'étaient éloignés de l'Église. Ce n'est pas, entendons-nous bien, un phénomène massif ! Beaucoup de personnes se sentaient marginalisées. Maintenant, elles reprennent confiance."  C'est justement ce point, que nombre d'entre nous ont pu constater, qui nous plonge dans un immense espoir !
Ce même auteur d'ajouter : "Il faut s'attendre à des résistances. Les évêques nommés par Jean-Paul II et Benoît XVI sont souvent des traditionalistes, voire des réactionnaires. En Italie par exemple, je pense que Bergoglio a le soutien des fidèles et du bas clergé. Mais chez les évêques et les cardinaux, les orientations de son pontificat ne suscitent pas l'enthousiasme." Bernadette Sauvaget écrit de son côté : "Les catholiques conservateurs, choyés par les deux précédents pontifes, taisent leurs critiques à l'égard du pape Bergoglio. Ils n'en sont pas moins déstabilisés et perplexes. Beaucoup de gestes les ont troublés. Quelques jours avant Pâques, François a lavé les pieds d'une femme musulmane.  (...de même,) le voyage à Lampedusa a aussi crispé, mettant en avant la solidarité avec les migrants.  (... François, également,) est conscient que les interdits catholiques agissent comme des repoussoirs. (...D'autre part,) lui-même a rompu avec les habitudes liturgiques de Benoît XVI, qui aimait le latin et le faste des cérémonies.
Au-delà de ces quelques citations en vrac, je vous renvoie à l'ensemble des articles ; ils sont ce qu'ils sont : "Libé" n'est pas "La Croix" ! Mais l'intérêt accordé, par ce journal qui n'est pas financé par le Vatican, à la qualité du témoignage de François, ne peut qu'aller dans le sens d'un meilleur accueil de l'Evangile du Christ, qui s'adresse bien à tous !
Dernière citation de "Libé", avec cette phrase prononcée samedi par François devant les gendarmes du Vatican : "Le Diable cherche à créer une guerre interne au Vatican, une sorte de guerre civile et spirituelle." Et cette conclusion du correspondant de "Libé" à Rome, Eric Jozsef : "Avec Bergoglio, le Diable a intérêt à bien se tenir."