Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

samedi 26 mai 2012

Le Blog du Curé de Fontenay-le-Comte n° 1.458 : Tous les vendredis avec Mamie

C'est avec un grand sentiment de bonheur que je vous partage ce matin une de ces bonnes nouvelles dont je sais que vous, l'immense majorité des centaines de lecteurs de ce blog, vous êtes friands. En visite hier dans une famille dont l'une des mamies est très gravement touchée par la maladie, quelle joie d'avoir vécu en direct le fait suivant. Tandis que nous échangions, le téléphone sonne : " Allo, bonjour, c'est moi, Marie (prénom d'emprunt). Est-ce que je peux parler à Mamie ?" Le papy de répondre : "Bonjour, mon coeur, comment vas-tu ? Oui, ta mamie est là, je te la passe." "Bonjour Mamie !" "Bonjour Marie ! Alors, comment vas-tu ?" "J'arrive de l'école, je viens de rentrer." "Comment tu dis ? Tu es dans le pré ?" Entre temps, le papy de me prévenir : "Mamie entend de moins en moins, c'est dur pour elle !" Je suis tout près du téléphone ; on me fait signe de rester... J'entends la petite fille répondre doucement, en essayant de très bien articuler : "Non Mamie, je disais que je viens de rentrer. Je suis trop loin du téléphone ? Je vais essayer de mieux parler." "Je t'aime beaucoup, ma petite fille", lui répond la mamie, avant de repasser, épuisée, le téléphone à son époux.
Celui-ci de m'expliquer alors que leur petite fille, qui habite dans la région parisienne, âgée de dix ans, très proche de sa mamie, très touchée de la voir malade et peut-être en fin de vie, a demandé ceci à sa maman : "Dis, maman, est-ce que tu crois que je pourrais téléphoner à mamie tous les vendredis ?" Cela fait donc plusieurs semaines que, en rentrant de l'école, tous les vendredis, Marie appelle sa mamie bien-aimée, fidèlement.
A seulement dix ans donc, déjà, Marie a tout compris : que la famille, c'est sacré ; qu'elle aussi, malgré la distance, magré son jeune âge, doit se tenir aux côtés de celle qui souffre ; que la maladie ne doit pas empêcher l'expression joyeuse de l'amour filial ; qu'il faut savoir se donner un programme de fraternité et s'y tenir ; qu'il n'y a pas de valeur plus haute que la compassion...
Heureux témoin de cette scène, j'y ai lu un immense espoir pour l'humanité. A la veille de la grande fête de la Pentecôte, j'y ai découvert un signe magnifique de la présence, au coeur de notre terre, de l'Esprit-Saint à l'oeuvre, et de façon visible et efficace. Et je repensais également à ce passage de l'Evangile dans lequel Jésus dit : "Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le poids du fardeau, et moi, je vous donnerai le repos." (Matthieu 11/28)
Il fallait voir en effet la joie de cette mamie en attrapant le téléphone pour entendre sa petite fille, du moins, avec les oreilles de son coeur ; sans parler du bonheur du papy ! Que nous voici loin de toutes les mauvaises passions du monde ! Quelle superbe illustration de ce texte de Saint Paul aux Galates (5/22) que nous lirons ce dimanche, à l'occasion de la fête de la Pentecôte, en deuxième lecture : "Voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit."
A toutes et tous, bel accueil de l'Esprit-Saint et de ses dons !

2 commentaires:


Bernard Tarnier a dit…

La compassion de cette petite fille m’a beaucoup touché. Associée à ce jour choisi du vendredi, elle me fait penser à la Passion du Christ et m’amène à une autre association d’idées : La valeur première est la charité ; « la charité, c'est-à-dire l’amour de Dieu », comme nous l’enseignait avec force Jean Daujat.
Compassion, miséricorde : mots qui nous ramènent à cette réalité suprême : Dieu est Amour (Evangile selon St Jean). Forces de réconciliation à vivre entre tous les hommes de bonne volonté, pour la paix et la justice, dans la vraie joie !
Mais surtout, père Olivier, merci de nous rappeler la fête de la Pentecôte et les fruits de l’Esprit-Saint !

CHENU Bernard a dit…

Je tiens à te remercier sincèrement Olivier pour avoir répondu à mon "commentaire d'humeur" du billet 1453. Mais ta leçon de Socrate m'a immédiatement fait penser aux conditions dont se sont déroulées ces ordinations en Allemagne. J'ai bien vu aussi le dessin de CHAUNU. Je crois comme toi qu'il ne faut pas actionner la machine à perdre, et assurément pas sur ce blog.
Mais par ailleurs, Colette (tu te souviens d'elle certainement) et moi, et bien d'autres, restons imprégnés de la démarche fondamentale du VOIR, JUGER, AGIR, de l'Action Catholique.
Ton blog permet de VOIR, et doit rester (nous semble-t-il), cette fenêtre ouverte sur l'actualité, y compris aux controverses ou aux souffrances qu'il ne suffit pas de taire.
Tes propos, (ta modestie va en souffrir), peuvent apporter un regard différent, aider à relativiser, et permettre de JUGER
enrichi d'un plus grand recul.
Enfin, il reste à chacun de nous de nous engager et d'AGIR là où on est, en famille, au travail, en associations diverses, partis ou syndicats, communautés d'Eglise.
Colette me rappelle également la démarche DIACONA 2011-2012 qui veut favoriser les échanges avec des personnes en souffrances (et pas seulement en situation de précarité qui va grandissante il est vrai), qui tend à relire ou relier des paroles de foi, et vise à rendre durables ces rencontres.
Agir en conscience où on est et en fonction de ses capacités est le premier service à rendre à l'humanité qui souffre, qu'elle soit à sa porte ou à l'autre bout du monde.
Merci Olivier.
Colette & Bernard CHENU.