Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

dimanche 12 février 2012

Le Blog du Curé de Fontenay-le-Comte n° 1.366 : Méditation avec les malades

Voici ce que recommandait à ses prêtres Mgr Pierre Veuillot, archevêque de Paris (où il fut le prédécesseur de Mgr Marty), peu avant sa mort, alors qu'il se trouvait en grande souffrance : "Devant un souffrant, de grâce, sachez vous taire ; vous ne savez pas le mal que vous pouvez faire !" Aujourd'hui, en ce Dimanche de la Santé, je vais donc laisser la parole à des malades ou à des personnes très en lien avec eux :

"Seigneur, tu as mis en moi le goût de vivre, la passion d'exister.
Quand rien ne va plus, et que je me dis : "A quoi ça sert de se battre ?"
Je peux encore me tourner vers toi, te prier, et te demander de m'aider.
Tu m'as choisi pour faire triompher la vie, tu ne peux me laisser tomber.
Seigneur, sois mon réconfort !
Apporte-moi cette bouffée d'espérance qui me soutiendra toute la journée.
Tu es mon compagnon d'attente des jours meilleurs.
Avec toi, je reprendrai la route de la vie, et sans fin, je proclamerai ton amour !"

"Seigneur Jésus, comment pourrais-je bien prier quand le mal m'écrase et que j'en n'en puis plus ?
Toi qui as connu le creux de la souffrance, toi qui es passé par là,
Aujourd'hui, sois très fort avec moi !
Toi qui as fait face jusqu'au bout, aide-moi à tenir bon !
Toi qui es vivant, viens prier en moi par ton Esprit-Saint.
Et, pendant que je continue ta Passion,
Fais passer en moi le souffle de la Résurrection." (Pierre Lyonnet)

Voici à présent la prière proposée dans le livret de préparation de ce Dimanche de la Santé :
"Seigneur, tu es la lumière et la vie ; mais comment aller vers toi quand on est en survie ?
Ils sont toujours là, ces exclus, ces demi-morts, ceux dont la route est sans aurore.
Tu veux qu'ils se lèvent, marchent, relèvent la face,
Mais comment et pour qui veux-tu qu'ils le fassent ?
Il suffit de peu de chose pourtant pour redonner coeur à ces frères souffrants :
Le regard d'un passant, la prévenance d'un soignant.
Du voisin qui, simplement, dit bonjour, au travailleur social qui revient, jour après jour.
Ils sont légion à être reliés par l'amour !
Ils puisent aux sources de la vie et ensemble, cheminent avec tes enfants meurtris.
Seigneur, donne à tous tes serviteurs d'avancer en frères et soeurs,
Sur ta route, vers le bonheur !" (Hubert Renard)

1 commentaires:


Dominique de Beaupré a dit…

Je vois bien toutes vos souffrances,
mais, je vous en supplie,
arrêtez de penser que c'est moi qui vous les envoie !
Mon cadeau à moi, c'est la vie !
Ce que j'aime, dit Dieu, c'est ce qui fait du bien,
ce n'est pas ce qui fait du mal !
Je vois bien que beaucoup d'entre vous
prennent sur eux avec beaucoup de courage
pour m'offrir leurs souffrances
en croyant me faire plaisir.
Quand vous m'offrez votre souffrance,
je la reçois, non pas comme un cadeau que vous me faites, mais comme le fond d'une détresse
où vous m'appelez au secours.
Vous savez, dit Dieu, moi non plus,
je n'aime pas la souffrance,
elle m'a trop fait souffrir en faisant souffrir mon Fils !
Je vous en prie, dit Dieu,
n'allez pas imaginer que je puisse y trouver un plaisir !
S'il vous plaît, ne me laissez pas seulement
le choix entre n'être qu'un Dieu cruel qui fait souffrir
ou n'être qu'un Dieu impuissant
qui est incapable d'empêcher la souffrance !
Je vous en supplie,
ne transformez pas le Ciel en musée de la souffrance.
Vos souffrances me font souffrir,
justement parce qu'elles vous font souffrir.
Avant même que votre souffrance
vous ait déchiré le coeur,
elle m'a déjà blessé dans ma tendresse de Père.
Je suis malade de votre mal avant même
que vous le ressentiez !
Je n'aime pas plus les sacrifices de la souffrance
que je n'aime les sacrifices des taureaux,
des béliers et des agneaux gras
qu'on m'offrait autrefois dans le Temple.
La seule offrande que j'aime, dit Dieu,
c'est celle du coeur.
Le sacrifice qui me plaît, c'est la justice et la vérité.
L'offrande que je guette, c'est celle de votre amour.
Ce n'est pas votre souffrance que j'aime,
c'est votre tendresse.
Si je vous ai envoyé mon Fils,
ce n'est pas pour vous faire souffrir,
mais pour vous guérir de la souffrance.
Ne m'offrez plus votre souffrance,
offrez-moi plutôt le courage et la dignité
avec lesquels vous vous battez contre la souffrance
et surtout n'attendez pas de souffrir
pour commencer à vous battre contre la souffrance !

Jean Debruynne Extrait de la revue ''Vermeil'', décembre 2000 & janvier 2001