Bienvenue !

Vous avez des choses à dire...
Vous vous posez des questions, pour donner un sens à votre vie...
Vous cherchez un espace d'échange convivial pour exprimer ce que vous ressentez...
Vous attendez des réponses à vos questions...


...Alors, en réponse à vos attentes, la paroisse Montfort sur Sèvre en Vendée ouvre ce blog et vous propose de vous exprimer librement.
Ici, tout pourra être dit dans les limites de la courtoisie et du respect mutuel.

Merci d'avance de votre participation.


Depuis novembre 2007, le Père Olivier Gaignet partage sur son blog ses réflexions sur Dieu et sur l’Eglise. bien sûr,
mais aussi sur la marche du monde. Il nous invite à réfléchir à des thèmes aussi essentiels que : notre société, les autres religions,
la télé, la politique, l’art, sans oublier ses propres paroissiens.
Les billets des cinq premières années (de novembre 2007 à septembre 2012 )ne figurent plus sur ce blog. Pour les consulter, se référer aux cinq volumes intitulés: "Ma paroisse.com", que vous pouvez vous procurer en envoyant un mail à : olivier.gaignet@yahoo.fr

dimanche 23 octobre 2011

Le Blog du Curé de Fontenay-le-Comte n° 1.260 : 250 artisans de la Fraternité

Grâce au dynamisme de Dominique et de son équipe qui porte sur la paroisse le souci de la mission universelle, la semaine missionnaire mondiale, cette année, est particulièrement animée sur le Pays de Fontenay-le-Comte. En témoigne la magnifique rencontre qui s'est déroulée hier soir dans la salle de conférence de l'Isamba, à Fontenay, sur le thème de cette même semaine missionnaire : "De qui suis-je frère ?" Avec des intervenants qui, non pas malgré, mais grâce à leur diversité, ont fait l'unanimité ; que ce soit Henri Quinson, conseiller religieux pour le film "Des hommes et des dieux", Marie-Jo Chatevaire, conseillère générale, Hugues Fourage, maire de Fontenay-le-Comte, Louis Muck, président des Restos du coeur en Vendée et Soeur Aurélie Charrier, jeune religieuse en habit de 27 ans, originaire des Sables d'Olonne, faisant partie du mouvement "Points-Coeur" : une brochette qui avait pu poser question à certains ! Quel mélange ! Un maire de gauche, avec une religieuse, et telle personne ne partageant pas notre foi ; mais pour aller où et pour faire quoi ? Rappelons que parmi les intervenants figurait aussi une conseillère générale plutôt de droite. Mais, comme cela a été dit au cours de la soirée, si l'on ne peut pas se rassembler entre personnes différentes pour se parler, va-t-on bâtir la fraternité seulement entre copains "bien-pensants" car pensant comme nous ?
Une erreur contemporaine très partagée en effet consiste à découper les problèmes en morceaux et à classer les gens dans des catégories à part, sinon opposées : les blancs ici, les arabes ailleurs, les cathos d'un côté, les laïques de l'autre, les bons Européens au-dessus, les Grecs et autres en-dehors, les problèmes politiques ici, les questions économiques par là, le caritatif au turbin et le religieux à part dans son coin...
Alors que, au lieu de classifier et d'opposer ainsi les personnes et les questions, il s'agit plutôt de les relier, de les croiser, de les faire se rencontrer, afin de faire émerger une ligne, celle d'un humanisme vrai, intégral et décomplexé, oeuvrant, sous des formes et sous des angles d'action différents, au service de la fraternité.
En tout cas, avec une salle comble et la présence de 250 participants, dont de nombreux élus et membres de multiples associations, et les deux vicaires généraux de notre diocèse, la preuve a été faite qu'il ya bien une énorme attente en faveur d'une réelle fraternité dans notre pays. De nombreuses personnes des jeunes générations étaient présentes, ainsi que des humanistes ne partageant pas forcément notre foi.
Impossible malheureusement de rendre compte , dans le cadre limité de ce billet, de la richesse de cet échange ! Mais le site de notre paroisse en rendra compte bientôt et Geo a enregistré l'ensemble de ce qui s'est dit. Seulement un bref florilège :
- Henri Quinson : "La qualité essentielle par laquelle l'on reconnaît un chrétien, ce n'est pas le discours religieux qu'il tient, ce ne sont pas les rituels qu'il observe, c'est la capacité qu'il a à être fraternel, au-delà de ses solidarités immédiates. Car la fraternité universelle correspond à notre vocation humaine et spirituelle profonde." (même s'il ne s'agit pas d'évacuer le religieux ni le rituel, bien évidemment)
- Marie-Jo Chatevaire : "Lorsque l'on est en responsabilité, il faut d'autant plus être attentif aux personnes les plus fragiles, et aller jusqu'à faire de véritables choix bugétaires en faveur des plus démunis."
- Hugues Fourage : "On me fait souvent le reproche suivant : "A Fontenay-le-Comte, il y a trop de "cas sociaux". Cela me fait bondir ! Je ne connais pas de "cas sociaux" ; je ne vois que des hommes et des femmes en détresse ! Et l'engagement de l'élu, c'est un engagement vers l'autre, quel qu'il soit."
- Louis Muck : "Dans l'association, avec les bénévoles, nous sommes avant tout un tremplin, pour permettre à chacun de se relever, à travers la convivialité, l'hospitalité, la jovialité. Et certains de ceux qui s'en sortent reviennent ensuite avec nous pour nous aider !"
- Sr Aurélie : "A "Points-Coeur", la chose que nous savons faire, c'est ouvrir notre porte, être présent, gratuitement, avec amour et compassion, auprès des plus démunis !"
Hier soir, nous nous sommes tous retrouvés dans cette phrase par laquelle Henri Quinson a débuté son intervention : "Je découvre de plus en plus une mission : devenir frère".
Je me suis permis de conclure la soirée avec cet appel du Pasteur Martin-Luther King : "Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon, nous mourrons tous comme des idiots !"

1 commentaires:


Henri Loisance a dit…

Je ne connais pas de "cas sociaux" ; je ne vois que des hommes et des femmes en détresse ! Et l'engagement de l'élu, c'est un engagement vers l'autre, quel qu'il soit."

En tant que simple « être humain », c’est ici l’intervention qui me convient le mieux. Cette affirmation pourrait être formulée par un chrétien, par un musulman, par un juif … pour ne parler que des plus connus ici. Bref, exprimée ici par simple solidarité humaniste, elle peut être suscitée par une cohérence religieuse.

Pour que notre terre, peuplée de plus d’incroyants que de croyants, soit durablement et structurellement fraternelle, la « solidarité fraternelle » doit être naturellement animée d’un «humain humanisme», transcendé le plus souvent possible par des colorations religieuses ouvertes.